aespa atteint aujourd’hui les sommets de la K-pop. Après le succès de leur précédent mini album Savage, le quatuor de SM Entertainment est de retour avec Girls. C’est le moment de repartir dans l’univers de Karina, Giselle, Winter et Ning Ning direction Kwangya.
aespa, un comeback digne d’un blockbuster
Lors de la sortie de Next Level l’année dernière, SM Entertainment nous a fait le plaisir de dévoiler un court-métrage sur l’arc narratif du groupe. Depuis, l’univers s’est étendu et l’histoire racontée a pu avancer, se dirigeant vers un acte plus sombre dans les aventures au pays de Naevis (l’IA présente dans Kwangya). Les photos promotionnelles de l’album Girls présentent les deux mondes, virtuel et réel. De beaux visuels colorés, aux éclairages somptueux, qui promettent des photobooks de qualités.
Il est tout de même intéressant de voir comment cet univers se développe autour du groupe. Certes, on s’éloigne de l’essentiel qui est la musique, mais cette originalité permet de voir jusqu’où les limites de l’entertainment peuvent être poussées aujourd’hui. Bien entendu, ces courts-métrages sont aussi des mises en garde face au danger des réseaux sociaux, des données partagées et de l’intelligence artificielle. Ils portent un message. Mais à la manière d’un film Marvel, tout est très manichéen, le bien vaincra le mal et j’attends encore plus de développement sur le fond. La mise en scène est très propre et l’image sublime. Cependant, l’excès de formes (prises de vues réelles, animation 3D, animation 2D, bande dessinée) et plus là pour un effet sensationnel et sans grande signification. Oui, c’est beau, mais dans quel but ?
En plus de ce court-métrage s’ajoutent de nombreux visuels toujours aussi élégants. Une affiche qui nous fait directement penser à celles des films Avengers ou Star Wars. Deux sorties musicales pour ouvrir l’appétit des fans, Life’s Too Short et Illusion. Ainsi que de nombreuses versions physiques de l’album pour sa propre collection. Lee Soo Man (fondateur de SM Entertainment) met les moyens pour propulser encore plus haut aespa et élargir son audience.
Girls on top ?
Je ne vais pas passer par quatre chemins : je trouve que Girls est la chanson titre d’aespa la moins intéressante à ce jour. On est loin de la grande expérimentation qu’était Savage ou de l’hyper entêtante Next Level. Cependant, elle possède de nombreuses qualités ! Déjà par son introduction en clapping qui démarre comme un moteur. S’ensuit une instrumentale hip-hop old school revisitée façon électro, qui se termine sur une ambiance rock qui vous martèle le rythme en tête. Vient alors le petit moment en suspension du pré-refrain, avec la magnifique combinaison de voix Ning Ning et Winter.
Arrive enfin le refrain explosif. Une partie qui vous élève, mais très bruyante aux premiers abords. C’est simple, vous avez l’impression que la pédale de frein n’existe pas dans cette chanson. Un de mes passages préférés est le dance break dans un esprit rave et synth punk. Les voix rehaussent encore plus le niveau de la chanson, ce qui confirme à mes yeux qu’aespa est un des groupes actuels avec les plus belles voix.
Mais comment puis-je alors prétendre que Girls est peu intéressante après tant d’éloges ? Tout simplement parce que c’est un grower efficace. D’ailleurs au moment où j’écris ces lignes, la chanson passe en boucle et me fait l’aimer de plus en plus. Car au milieu de tout ce bruit se dissimulent de nombreux détails sonores. Une richesse instrumentale qui mérite d’être écoutée petit à petit pour comprendre les moindres recoins de la composition. Au moins, avec aespa, on a à boire et à manger !
Quant au MV, il suit la progression de l’histoire. Cette fois, les filles se réunissent pour affronter Black Mamba dans un building futuriste, rempli d’ennemis. Proposant toujours un storytelling autour du cinéma d’action et de science-fiction, la mise en scène est percutante. De plus, on remarque un travail de précision au niveau de la lumière de plus en plus sombre et des couleurs qui se font plus vives. Plus l’histoire avance, plus la mise en scène reflète parfaitement l’ambiance et les émotions. C’est brillant ! Et s’ajoute à ça l’univers cyberpunk très inspiré de la saga Matrix (les effets bullet time, les tenues et l’inspiration des films japonais). La recette du blockbuster est respectée !
Avis sur le mini album Girls
Certes moins marquant que son prédécesseur, Girls n’en reste pas moins un très bon projet. Notamment par son émouvante Life’s Too Short, hymne teen pop prônant la tolérance. Mais surtout la bombe Illusion. Un son marqué par un beat hyper saturé, des hi-hats nerveux qui contrastent avec des moments oniriques comme les pré-refrains. Le summum reste ce bridge incroyable et les parties vocales de Winter et Ning Ning qui sont divines. Bien entendu, les deux autres titres Lingo et ICU ne sont pas en reste et je vous les recommande vivement !
Dernier point sur lequel je veux conclure, et pas des moindres. aespa comptabilise près de 1,6 million de copies précommandées. Un record pour un groupe féminin. Un nombre qui risque de s’élever encore plus haut au vu du succès phénoménal du groupe en seulement un an et demi de carrière. Bravo !
Jinri
Sources : YouTube & Twitter de SMTOWN | Twitter & Spotify de Aespa


