Le quintet de Source Music revient dans une toute autre ambiance avec le mini-album EASY et dévoile un peu plus son apparence versatile. Tout en douceur cette fois, les anges de Source Music vont-ils encore réussir à faire tourner les têtes et faire chavirer les cœurs ?
LE SSERAFIM et le savoir-faire du marketing
LE SSERAFIM s’est non seulement imposé comme un groupe sachant enchaîner les tubes, mais aussi comme un des meilleurs en termes de promotions. Je parle surtout là de l’aspect visuel. Chaque retour, c’est la certitude de se prendre une claque dans la figure.
À commencer par cette série de bandes-annonces en noir et blanc, à la manière d’une séance photo de mannequins, dans un esprit rock et rebelle. L’habituel court-métrage sur la chanson Good Bones sert d’introduction au mini-album ; avec une superbe photographie, un travail sonore pointilleux et une garde-robe branchée, c’est un régal. Mention pour le passage où Eunchae dégringole dans les escaliers, une scène très drôle, taillée sur mesure pour le meme ambulant qu’est la membre de LE SSERAFIM.
Les photos promotionnelles sont toujours aussi magnifiques. Les somptueuses mises en scène reflètent parfaitement l’image du groupe, à la fois personnages oniriques et modèles, dont la lumière vient basculer entre ambiance colorée et clair-obscur.












Simplicité musicale et exubérance visuelle pour le comeback d’Easy
J’appréhendais tellement ce retour de LE SSERAFIM ! Après avoir été peu emballé par la douce (mais néanmoins très bien) Perfect Night et au vu du highlight medley sorti pour la promotion du mini-album, je me doutais qu’on serait loin de quelque chose d’explosif. Mais pourtant Easy a réussi à me toucher. Sa production trap douce et sans réel grand moment percutant possède tout de même un certain pouvoir envoûtant. S’ajoute à ça la justesse du ton des membres et on obtient un morceau savoureux.
Le clip réalisé par Nina McNeely renforce un peu plus le storytelling du groupe et le lien avec son nom (LE SSERAFIM pour les Séraphins). Tout comme les paroles de la chanson qui expriment cette volonté d’élévation malgré l’obscurité qui peut nous entourer. Ce qui est soutenu par ces séquences plongées dans de nombreux clairs obscurs, où la lumière divine vient pénétrer l’espace comme une source chaleureuse. Le baroque prend place, avec des décors et des tenues vestimentaires dans l’esprit du rock n’ roll Roméo + Juliette de Baz Luhrmann. Et encore plus avec la séquence de Yunjin dans les bras de Chaewon, représentation d’une Pietà, me faisant beaucoup penser à celle de Michel-Ange. Sans aucune offense et soutenant un discours de rédemption, enrichi de couleurs et d’ornementations propre au mouvement baroque, le clip d’Easy est une belle réussite.
Easy… Tout est dans le titre ?
Cependant, est-ce que Easy est un son mémorable ? Je ne pense pas. Est-ce un mauvais choix de chanson-titre ? Good Bones aurait certainement plus eu son effet grandiloquent. Je me demande même pourquoi on ne retrouve plus des phrases entêtantes à la manière de Fearless ou Antifragile dans les paroles ? Donc, on fait simple mais efficace !
Le reste des chansons du projet EASY n’apportent pas non plus leur lot de moments percutants. Bien que j’ai un petit intérêt pour Smart que je vais garder au chaud pour cet été. Cela permet, cependant, de redescendre un peu et d’avoir une autre proposition pour éviter que LE SSERAFIM nous serve la même soupe à chaque comeback. Mais forcé de constater qu’à part l’intro Good Bones (chaque musique d’intro de LE SSERAFIM est une pure réussite), aucune chanson ne porte solidement le projet. Pas même Easy…
La saveur est là dans Easy, mais il manque l’ingrédient surprise, qui vient faire pétiller la composition et les voix. J’y retrouve un peu de XG et son titre Left Right dedans. Mais si je devais comparer, la chanson du groupe japonais résonne comme le sentiment de libération après avoir tout juste déclaré son amour, tandis qu’Easy reste au stade des petites perches ambigües que l’on se tend. Mais il faut l’avouer, c’est tout de même plaisant. Donc au diable les formalités objectives et je m’en vais goûter encore et encore à ce plaisir divin.
Jinri
Source : Compte X de LE SSERAFIM

