Alors que février nous a apporté une des dernières surprises de Key avant son départ à l’armée (avec également Wanna Be) et l’énergie de Cheer Man de SUV, c’est un vent de douceur qui vient souffler sur le quai de la SM Station pour ce mois de mars. Le secret quant aux deux artistes qui seraient à l’honneur ce mois-ci n’a pas duré bien longtemps. En effet, beaucoup de teasers sont venus nous apporter des précisions sur les artistes et leurs univers pour cette édition de SM Station. C’est donc Yeri de Red Velvet et son titre Dear Diary qui ouvrent le bal le 14 mars avec un doux dialogue entre elle et son journal intime. Puis Minho de SHINee vient conclure le mois avec I’m Home, son premier titre solo. Une chose est sûre, la douceur est au rendez-vous en mars, alors installez-vous confortablement et laissez-vous porter par l’univers des deux artistes du mois.
Conversation secrète avec Yeri
Teasers de « Dear Diary »
C’est Yeri elle-même qui a annoncé l’arrivée de son futur solo dans une courte vidéo publiée le 4 mars. S’en est suivi toute une série de teasers sur l’Instagram de SM Station, nous donnant un aperçu du MV à venir.
Une ambiance très douce se dégage des différents teasers. On sent qu’un travail tout particulier a été apporté à l’image et à la couleur. En effet, les tons pastel tirant sur l’orangé et le mauve semblent souligner l’humeur dans laquelle se trouvera la chanson. Bien que l’on pourrait croire à une chanson joyeuse, le titre de la chanson et l’ambiance générale des teasers nous laissent penser que l’on va avoir le droit à une douce ballade. Théorie qui semble être confirmée par les expressions de Yeri sur les photos. Si parfois elle sourit, on peut quand même discerner une certaine mélancolie, une certaine tristesse retenue dans son regard. Yeri semble prête à nous emmener dans une bulle, loin du temps, pour nous confier ses joies et ses peines…
« Dear Diary » le MV
La veille de la sortie du MV, sur Instagram, nous avons eu le droit à deux teasers audio, un extrait du MV et un extrait de performance live du titre. Ils nous confirment ce qu’on avait pensé avec les photos : ce sera une douce ballade, piano-voix majoritairement. D’ailleurs, je souhaite parler de la musique en premier. Dear Diary nous offre un morceau pop relativement classique et je ne peux m’empêcher d’être déçu en écoutant ce titre. S’il n’y a absolument rien à dire sur la production musicale, qui elle est très soignée, on peut déplorer un certain manque d’originalité dans la musique et les mélodies. Comme je le disais, on a principalement la voix de Yeri accompagnée d’un piano, rejoint par une guitare et une batterie. Si on se laisse facilement bercer par la très belle voix de Yeri, il n’y a pas vraiment de moments qui se démarquent dans la chanson. Même les refrains un peu plus appuyés ne semblent pas faire décoller le reste de la chanson. Sur un point de vue musical, Dear Diary reste de qualité, surtout au niveau de la voix, malgré ce petit manque d’originalité.
Concernant le MV en lui-même. On retrouve ce très beau travail de couleurs. Tout est baigné dans ces tons pastel alors que Yeri évolue dans un décor où le temps semble s’être arrêté. Tantôt dans une maison, tantôt dans un jardin, Yeri est seule dans cet endroit. Parfois à filmer, parfois à boire du thé… Plusieurs situations qui ne semblent pas connectées entre elles. Pourtant une constante se détache. Souvent, Yeri regarde droit dans la caméra. Comme si elle cherchait quelque chose ou quelqu’un. Ou peut-être est-ce une confession ? Regarder la caméra pour confier ses secrets. C’est une des forces de ce MV qui, malgré son côté simpliste, donne lieu à plusieurs interprétations.
C’est d’ailleurs ce qui fait la force de la chanson tout court. On ne peut pas avoir qu’une seule interprétation. Quand on s’intéresse aux paroles, on se demande qui est la personne qui parle. Si jusqu’au premier refrain il est clair que c’est Yeri qui parle à son journal, le refrain et les couplets suivants viennent brouiller les pistes. Est-ce qu’en fin de compte, ce ne serait pas le journal intime qui parle à Yeri ? Qui lui promet de toujours être là pour elle et qui lui raconte les événements de sa propre vie ? Cette mise en abyme est très inventive et surtout très originale. Les paroles de cette chanson sont d’une grande qualité d’écriture et viennent apporter de l’originalité au reste de la chanson.
Je vous laisse donc découvrir le MV de Dear Diary de Yeri et vous faire votre propre avis sur ce doux univers nostalgique.
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Plongés dans la routine avec Minho
Teasers de « I’m Home »
C’est Minho, dans un costume d’homme d’affaires qui nous annonce il y a une semaine, la sortie de son premier solo via SM Station. Les teasers sont très différents de ceux de Dear Diary et on comprend rapidement que c’est dans un autre univers que l’on va être transporté. Plus froid et visiblement plus terre à terre.
Nouvelle ambiance donc. Dans tous les teasers on retrouve le rappeur de SHINee, le visage fermé, sérieux, comme concentré, dans ses pensées, en costume sur la majorité des teasers à part un où il pose dans une tenue plus décontractée. On pourrait même se croire dans un drama, avec le héros qui s’apprête à vivre une aventure. Celle qui me fait particulièrement penser à ça, c’est la photo où Minho se retrouve au téléphone, visiblement concentré sur ce qu’on lui dit, comme si un rebondissement allait arriver à la suite de ce coup de fil. On sent bien que l’ambiance est pesante et chargée. Alors héros de drama, homme d’affaires ? Qui est Minho dans ce MV ? La réponse nous a été donnée ce 28 mars.
Peinture de la froide réalité, le MV de « I’m Home »
Je vais encore une fois m’attarder sur la musique en premier. Ici aussi on a le parfait exemple d’un morceau de pop très bien produit. Une nouvelle fois ce n’est pas très novateur malgré une construction intéressante qui prend de l’ampleur au fur et à mesure que la chanson se déroule. On peut saluer le mélange réussi d’une ambiance un peu blues amenée par une guitare électrique légère tout le long du morceau avec le rythme détaché de la pop souligné par le piano et la batterie électronique. Mélange réussi donc et qui suffit à nous entraîner dans son histoire. On a de temps en temps un gimmick sifflé, comme sur l’intro qui vient ponctuer la mélodie. On se rend compte plus tard qu’il s’agit de la mélodie voix du refrain.
La construction de la chanson en elle-même se fait en miroir. Couplet, refrain, partie de rap, puis à nouveau couplet et refrain. Que ce soit sur les couplets ou les refrains, la voix de Minho est douce, parfois juste soufflée, émouvante. C’est d’ailleurs intéressant de voir l’utilisation des différents spectres de sa voix, n’hésitant pas à monter sur sa voix de tête au moment du refrain, coïncidant avec la montée en intensité de la musique à ce moment-là. Minho nous montre encore une fois qu’il est un très bon rappeur, avec une partie de rap maîtrisée, toute en douceur elle aussi. Pourtant on sent une certaine froideur, une certaine violence. Comme s’il exprimait une sorte de rejet de la situation en cours.
Parce que c’est ce que nous fait ressentir le MV. Un ras-le-bol de la routine du quotidien. Tout commence par une sonnerie de réveil, ce réveil que l’on redoute tous le matin. Puis c’est le téléphone qui vient déranger notre personnage principal, endormi sur son canapé. En fait, il faudrait plutôt parler de trois personnages principaux. Minho, visiblement un homme d’affaires, empêtré dans sa routine au travail. Travail qui lui bouffe sa vie et son temps. Mais aussi le réveil et le téléphone. Deux objets qui ont une vie à part entière dans ce MV. Ils sont là pour rappeler au personnage qu’il doit continuer à vivre sa vie, qu’il ne peut pas ni se reposer, ni avoir de temps pour lui. Qu’il soit tard chez lui, il doit travailler. Qu’il soit au bureau, il ne doit pas se perdre dans ses pensées. S’il est dans l’avion, il ne doit pas s’endormir.
Toujours connectés. C’est le message qui semble passer. On a toujours un moyen d’être connecté au travail, ce dernier a toujours un moyen de se rappeler à nous. Et même quand visiblement la femme de sa vie lui offre une bague, comme une demande, le travail se ramène à lui inlassablement. À la fin, on voit l’exaspération de Minho, qui finalement décide de courir, de s’enfuir, l’écrin de la bague à la main, comme la promesse d’un nouveau départ.
Au-delà d’une image très soignée, c’est un vrai travail de réalisation et de mise en scène qui se fait ressentir. Une vraie critique de la routine, du monde du travail un peu trop abrutissant et du fait d’y être toujours connecté, tout au long de sa vie. Le tout souligné par ce « Baby I’m Home » du refrain, comme une complainte lancée, pour expliquer le fait que sa vie est totalement prise par son travail. C’est en même temps de l’espoir et du désespoir que nous propose Minho, qui frappe très juste pour cette première chanson solo et on a hâte de voir ce qu’il produira dans le futur.
En attendant, je vous laisser découvrir le MV et vous donne rendez-vous en avril pour la nouvelle édition de SM Station.
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Sources : chaîne YouTube de SM Station | Twitter officiel de SM Entertainment | Instagram officiel de SM Station
Article rédigé par Dahlia.















