Le K-Community Festival (KCF) a eu lieu ce 5 octobre 2019, au Forest National de Bruxelles. Bien plus que la promesse d’un concert regroupant deux groupes de K-pop appréciés en Europe, c’était également une occasion rêvée de partager et faire découvrir la culture coréenne sous tous ses aspects.
Prouver que la culture coréenne est bien plus que la société de l’entertainment telle que nous la connaissons, c’est la mission que se donne chaque année le collectif Hallyu Wave au travers de ses événements en Belgique. Cette année, c’est avec une plus grande ampleur que le KCF a cherché à faire rayonner la culture du pays du Matin clair et frais. Organisé par le Kofice, la Kpop Belgium Society et le Centre Culturel Coréen en Belgique, le KCF a été une occasion rêvée de casser tous les clichés, le temps d’une journée.
Que vous soyez attirés par les habits traditionnels, par les jeux de stratégie, par le sport ou par les activités plus artistiques, tout était réuni pour vous faire découvrir toutes les formes de la culture coréenne. Et c’est ce que vous proposent Sae et Renny avec cet article. Un autre arrivera bientôt pour vous plonger au cœur de la soirée de concert qui a suivi cet événement. Effectivement, des collectifs de musiques traditionnelles, Dreamcatcher et UP10TION nous avaient réservé un très beau spectacle.
Entre tradition et modernité
C’est une expression que l’on entend souvent quand on parle de la Corée du Sud. Comment sa culture baigne entre les traditions de son histoire et dans l’hypermodernité qui fait aujourd’hui la réputation du pays. Ces deux aspects sont bel et bien présents ce samedi. Le hall principal et la salle de concert sont clairement consacrés à la vision moderne de la Corée. Quelques stands consacrés à l’entertainment et à certains fandoms se dressent là. On peut d’ores et déjà apercevoir ce que sera le concert du soir. Dans la salle, des démonstrations d’arts martiaux, de danse et un karaoké sont organisés tout au long de l’après-midi. Dans un salon spécial, des activités plus traditionnelles sont proposées…
11 h 30, la foule attend déjà devant le Forest National. Tout le monde semble impatient de pouvoir accéder au site. Pour patienter, un food truck propose déjà des mets typiques de la street food coréenne. On commence à expliquer les différents projets pour le concert du soir. Puis il est enfin midi, les portes s’ouvrent et petit à petit les gens entrent. Après avoir vérifié les différents événements concernant les deux groupes du soir, les personnes présentes commencent à se séparer pour rejoindre les différents stands du KCF.


La K-pop et sa culture
Bien que le KCF ait pour but de montrer que la Corée du Sud ne se limite pas qu’à la K-pop, il n’est pas possible non plus de nier le phénomène et la place qu’elle occupe dans la culture et l’économie du pays. À l’instar de grandes entreprises, elle participe à l’international (et notamment en Europe) au rayonnement du pays. C’est donc à juste titre que le festival lui a laissé une certaine place. Le hall d’entrée d’ailleurs nous offre quelques stands tenus par des fandoms proposant diverses reliques de groupes plus anciens (Super Junior entre autres) et des objets relatifs à des groupes plus récents (A.C.E). Des stands qui permettent aux fans de partager leur passion et de discuter de leurs groupes préférés.
Ce même couloir propose divers stills grandeur nature pour vous faire photographier avec vos stars préférées. Mais c’est alors que nous descendons les escaliers pour plonger au cœur de la salle que nous sommes entrés dans le cœur des animations. Guidés par les musiques qui retentissent dans un couloir, nous nous retrouvons face à une activité qui ne manque pas d’intéresser beaucoup de courageux. En effet, le karaoké fait sensation toute l’après-midi et attire pas mal de chanteurs en herbe. Que ce soit X1 ou Twice, beaucoup de groupes populaires sont chantés ce jour-là.
Le clou du spectacle est dans la salle de concert elle-même. C’est dans cette immense fosse qui va accueillir quelques heures plus tard les spectateurs du concert, que se tient le Random Dance Challenge. Le principe ? Rien de plus simple. Une musique retentit et si vous connaissez la chorégraphie, vous êtes libres d’aller en faire la démonstration au milieu de la foule. C’est donc une sorte de flashmob géant qui prend place. Nous pouvons voir de très belles démonstrations de danse à ce moment-là. Que ce soit sur Love Shot ou Gogobebe, nous sommes impressionnés du niveau de danse de certaines personnes. Entre chaque session, un blind test a lieu dans la fosse, testant la culture musicale des personnes présentes. Ceux arrivés les plus rapidement ont aussi pu tester leur souplesse sur un jeu de Twister géant à l’effigie des deux groupes du soir.
Mais comme nous l’avons dit, le KCF ce n’est pas que la K-pop, c’est également une plongée dans les traditions de la Corée du Sud.
La tradition au cœur du programme
Dans un salon un peu à l’écart, après une autre volée de marches, il est possible de faire une plongée dans la culture traditionnelle de la Corée du Sud. Et il y en a pour tous les goûts. Mais s’il y a une activité qui attire particulièrement l’attention c’est l’essayage d’habits traditionnels. Effectivement, à peine entrés dans le salon, qu’une longue file d’attente commence pour avoir le privilège de pouvoir revêtir les fameux hanboks. Si nous n’avons nous-mêmes pas la chance de pouvoir enfiler une de ces tenues, nous voyons l’attente des autres bien récompensée par un photoshoot, drapés dans les étoffes officielles.
Pour les passionnés de jeux, la Fédération Belge de Go fait des démonstrations de la version coréenne de ce jeu de stratégie. Nous pouvons donc assister à des parties de baduk, jouées sur un plateau bien plus petit que pour le go traditionnel. Les joueurs semblent concentrés sur ce qu’il se passe sur le goban et vraiment intéressés par les explications des deux maîtres du jeu. C’est une très belle occasion de faire découvrir ce jeu qui, en plus d’avoir une importance en Corée, a une vraie histoire en Asie et ce depuis des années.

Plusieurs associations européennes, elles, viennent promouvoir leur travail. Que ce soit dans des domaines culturels plus modernes ou plus traditionnels. Encore une fois on se trouve par leur biais au croisement de deux époques et c’est vraiment intéressant. Certaines, comme Daebak Korea d’Allemagne ou DWD Spain, viennent expliquer ce que sera leur participation aux événements de la soirée. Mais on en reparlera un peu plus tard, nous avons encore quelques petites surprises pour vous dans notre second Live Report.


Pour les plus manuels, des initiations à l’origami et à la calligraphie sont prévues. Peinture de votre nom en hangeul sur un éventail, pliage de hanboks miniatures en papier ou réalisation de feuilles de lotus, tout est prévu pour mettre vos sens créatifs à l’épreuve. Au final ce sont de très belles réalisations que l’on a pu voir de la part des participants. Les couleurs sont au rendez-vous et donnent une atmosphère particulière dans ce lieu qui va bientôt faire le bonheur d’une poignée de fans triés sur le volet…


Enfin, de retour dans la partie principale, nous pouvons voir deux autres activités de ce festival. Tout d’abord les sens créatifs sont une nouvelle fois mis à l’exercice avec un atelier de réalisation de Ddakji, les fameux papiers pliés et colorés. Mais le plus impressionnant reste encore la démonstration et l’initiation à l’hapkido qui se tient dans la grande salle à partir de 15 h. Avec et sans armes, le club d’hapkido nous démontre tout son savoir dans un ballet de mouvements gracieux mais dévastateurs. L’initiation intéresse pas mal de personnes, mais un de nos hiboux refuse poliment de se joindre à l’activité pour pouvoir se concentrer sur ses notes.
Conclusion
C’est donc avec succès que le KCF a mis en œuvre un programme qui mêle plusieurs aspects de la culture coréenne. Et ce qui est intéressant à voir, c’est que toutes les activités attirent du monde. Pas que celles relatives à la K-pop, mais bien toutes les activités, même les plus traditionnelles. Une belle occasion de faire taire tous les préjugés qui peuvent être servis sur cette culture, même s’il y a bien plus de choses à dire sur la culture et la société coréennes que le programme d’un festival ne pourrait le permettre.
Après avoir fait le tour de toutes les activités, c’est à 18 h que la première partie du festival s’achève. À 20 h doit commencer un concert de deux heures et personne ne peut encore se douter des surprises réservées au public. Quant à nous, nous ne sortons pas tout de suite, car d’autres surprises nous ont été préparées. Mais n’allons pas trop vite, car ce sera l’objet de la deuxième partie de ce Live Report. En attendant, nous espérons avoir pu vous raconter avec assez de détails cette journée au KCF et que ça vous aura intéressés. On se retrouve très rapidement pour vous raconter les événements de la soirée.
Nous tenons à remercier le Kofice, la K-Pop Belgium Society et le Centre Culturel Coréen de Bruxelles pour l’organisation et leur invitation à cet événement.
Sources : Twitter du Festival | Kofice | K-Pop Belgium Society
Article rédigé par Dahlia.

