Depuis leur sortie le 5 avril, les six épisodes de Parasyte: The Grey ne cessent de grimper dans le classement Netflix. Retour sur les petites bêtes qui montent.
- 기생수: 더그레이
- Réalisé par Yeon Sang Ho
- Écrit par Ryoo Yong Jae
et Yeon Sang Ho - Chaîne : Netflix
- Diffusion : 5 avril 2024
Le synopsis de Parasyte: the Grey
D’étranges globes atterrissent sur Terre et libèrent des parasites qui s’introduisent dans les humains par l’oreille et prennent le contrôle de ce qu’ils appelleront leur hôte en détruisant leur cerveau. Une fois l’humain contrôlé, les parasites, ne pouvant pas se reproduire, doivent se contenter de survivre en mangeant d’autres humains. Intelligents, ils n’hésiteront pas à se rassembler pour organiser leur survie en imitant l’Homme.
Dans un premier temps et pour éviter que la contamination ne soit rendue publique, une équipe spéciale de police, the Grey, se charge de collecter un maximum d’informations sur ces aliens afin de les exterminer rapidement.
C’est ainsi qu’ils découvriront Jeong Su In, la caissière d’un supermarché dont la mutation n’a pas complètement fonctionné et qui va créer un lien particulier avec son parasite.
Le casting de Parasyte: the Grey

De gauche à droite : Jeon So Nee, Koo Kyo Hwan, Lee Jung Hyun, Kwon Hae Hyo
De Parasite à Parasyte: the Grey
Parasite est prépublié à partir de 1988 et c’est l’un des mangas les plus vendus au monde, plus de 25 millions d’exemplaires. Il est l’œuvre d’Hitoshi Iwaaki qui reçoit le 17e prix du manga Kodansha (catégorie générale) en 1993 ainsi que le 27e prix du meilleur manga en 1996.
Adaptations, animés, rééditions, hommages… le manga s’impose rapidement comme une source infinie de création et en 2022, c’est le scénariste Ryoo Yong Jae (Money Heist: Korea 1 et 2, 2022 – Monstrous, 2022) et le réalisateur Yeon Sang Ho (Hellbound, 2021 – Train to Busan, 2016) qui adaptent le manga dans une série de six épisodes d’une heure.
Parasite ou réflexion philosophique
Ce qui est beau dans le thème d’Hitoshi Iwaaki, c’est qu’il ne se contente pas d’une histoire de monstres envahisseurs à combattre. Il offre au personnage principal une cohabitation forcée avec son parasite, et les invite à communiquer pour mieux se comprendre.
Dans le manga, c’est la main droite du personnage principal qui est parasitée, pour le lecteur, la communication se fera à travers l’humour. Quant à la série, Jeong Su In garde son cerveau et son parasite peut prendre le contrôle de son corps seulement quelques instants dans la journée avec une communication par l’écrit ou dans l’inconscient, un joli prétexte pour des scènes très poétiques.
Mais dans les deux cas, l’intention que pose Hitoshi Iwaaki fonctionne et l’hôte humain « adoptera » son parasite et lui offrira une existence en le nommant ; Migi dans le manga, Heidi pour la série.
Grâce à cette cohabitation forcée, l’auteur nous propose une vive critique de nous-mêmes. Chaque adaptation peut choisir son angle d’attaque. Dans le manga, la critique semble plutôt se faire dans un premier temps sur la manière dont se nourrissent les êtres humains, qui n’est pas différente de celle des monstres mais qui pourtant les offusque. Alors que la série s’attaque plutôt aux organisations politiques et religieuses des humains.
Monstrueusement poétique
Si le manga n’a cessé d’être adapté, c’est également parce que son scénario offre un terrain de jeu incroyable pour les effets spéciaux.
Le parasite peut garder une forme humaine pour passer inaperçu et se transformer quand il le souhaite pour tuer ou se défendre. Lors de sa transformation, le corps ne change pas mais le visage de l’humain se découpe et prend des formes organiques différentes selon le parasite.
Contrairement au genre annoncé, on ne peut pas dire que Parasyte: The Grey cherche à faire sursauter le spectateur. Le style est assez violent et les armes des parasites provoquent des morts ou des blessures surprenantes et radicales mais rien de trop gore. Au contraire, les affrontements sont assez fascinants, il n’y a pas de corps-à-corps, pas de coups, les adversaires restent éloignés et leurs mouvements tiennent plus de la chorégraphie qu’à des scènes brutales de combat.
La peur n’est pas là où on l’imagine
C’est toujours un pari risqué de s’inspirer ou d’adapter un classique, et pour mieux apprécier la série, il faudra certainement s’éloigner du manga et la concevoir comme un supplément à l’œuvre originale. Mais la réflexion que pose Hitoshi Iwaaki en 1988 semble conservée avec une critique de l’être humain bien plus effrayante que le parasite qui tente de survivre.
La promotion de Parasyte: The Grey
Enfin, quelques images de la promotion de la série qui démontrent que l’univers créé par Hitoshi Iwaaki est une réelle source d’inspiration pour les créatifs.





Article rédigé par Fanny.









