Bae Bien-U est un photographe de renommée internationale. Ses photographies en noir et blanc sur la nature sont semblables aux peintures à l’encre pour l’œil de nombreux spectateurs. Partons à la découverte de son parcours et de ses œuvres emblématiques.
Bae Bien-U, un photographe reconnu mondialement depuis 40 ans
Né à Yeosu (dans la province du Jeolla du Sud), Bae Bien-U brille par sa longévité. Diplômé de l’université de Hongik, c’est à ce moment qu’il commence à s’intéresser à la photographie en autodidacte. Bien qu’il fût professeur de photographie pour l’Institut des Arts de Séoul (de 1981 à 2012) et qu’il voyage à travers le monde, sa ville natale garde une place centrale dans son travail.
« Dans mon enfance, je n’avais pas d’appareil photo, alors je dessinais la mer. Je raconte donc toujours que j’ai commencé à prendre des photos de la mer depuis la première année de l’école primaire. Là où je me sens le mieux et où j’ai le plus d’inspiration, c’est dans ma ville natale, près de la mer du Sud, alors celle-ci restera au centre de mes œuvres. »
Koreana Printemps 2010
En 2009, il exposa plus de 90 photographies au Musée national d’Art contemporain et au palais de Deoksugung de Séoul. Ses œuvres sont régulièrement exposées à l’étranger (aux États-Unis, en Espagne, en France, en Allemagne, etc.). Il voyagea également autour de la Méditerranée qui lui rappelle la mer du Sud de Corée, à Tahiti pour prendre en photo les fleurs et les arbres. L’État espagnol lui commanda des prises de vues de l’Alhambra et des Jardins du Generalife, classés au Patrimoine mondial en 1984.
Passionné de randonnée, il arpente aussi bien la forêt des pins de Gyeongju que celle du château de Chambord, où il a passé une année en résidence en 2014 (un artiste est invité à tenir résidence dans un lieu, fournissant ainsi un cadre pour son travail de recherche et/ou de création). Une exposition nommée D’une forêt l’autre regroupa l’ensemble de ses photographies, faisant dialoguer deux forêts et deux cultures à l’occasion de l’année France-Corée en 2015.
Source : Domaine national de Chambord
Des panoramas en noir et blanc
Les photographies de Bae Bien-U portent sur la nature par des prises de vues en panoramique, plus allongées que les photographies de format standard. Vous ne trouverez pas d’êtres humains ou d’animaux, seulement une nature et une atmosphère particulière avec les contrastes du noir et blanc. Cet esthétisme rappelle grandement la peinture à l’encre de Chine (appelée sumukhwa en Corée du Sud) par le jeu de lumière où le blanc n’est pas uniquement un espace vide. Le spectateur est invité à s’arrêter, prendre son temps et méditer.
Dans ses œuvres ressortent des thèmes majoritaires : la mer qui l’a toujours inspiré, les collines volcaniques (orum) et les pins (sonamu). Ces derniers sont considérés comme arbres sacrés et symbole de longévité. Ils sont la jonction entre la terre et le ciel. Entre les troncs noueux et le brouillard du matin, une forme de spiritualité se dégage. Bae Bien-U s’est rendu de nombreuses fois à Gyeongju où la forêt de pins côtoie la nécropole des anciens rois de Corée. Une des photographies a rejoint la collection d’Elton John, popularisant toujours plus ce lieu. D’ailleurs, petite question : dans quel drama peut-on voir cette forêt nommée Samreungsup ?
Si vous êtes intéressés pour voir ses œuvres, Bae Bien-U fait régulièrement des expositions en France, notamment à Paris à la Galerie RX.
Sources : Galerie RX | KoreaTimes | Facebook | Office de Tourisme coréen






