Nombreuses sont les histoires d’horreur qui se basent sur une créature qui pourrait imiter la voix de chaque personne qu’elle croise. Il se trouve que le folklore coréen renferme dans ses légendes une créature ayant cette faculté : le Jangsan beom ou le Jangsang tiger… Drôle de façon d’introduire un film me direz vous, eh bien… Pas tant que cela, puisque The Mimic, le long-métrage dont je vais vous parler aujourd’hui, s’inspire directement de ce mythe, mais je ne m’attarderai pas sur ce dernier. Je pourrais consacrer un article entier aux légendes urbaines.
Vous entendez la voix de votre mère vous appeler de la cuisine au rez-de-chaussée. Vous descendez et vous entendez quelqu’un vous chuchoter depuis le dessous de l’escalier : « N’y va pas ma puce, je l’ai entendu aussi ».
Légende urbaine populaire mettant en scène une entité capable d’imiter les voix humaines – Auteur inconnu.
The Mimic de Huh Jung
- Titre : The Mimic
- Titre orignal : 장산범 (Jangsan beom)
- Réalisateur : Huh Jung (autres films notables : Hide & Seek)
- Scénariste : Huh Jung
- Date de sortie : 17 août 2017
- Durée : 1h40
- Genres : Thriller horrifique
- Disponibilité : Netflix
- Récompenses : Blue Dragon Film Award – Récompense technique (2017), Blue Dragon Film Award – Meilleure actrice : Yum Jung Ah (2017) et Grand Bell Award – Meilleure Actrice : Yum Jung Ah (2017).
Synopsis
Hee Yeon, incarnée par Yum Jung Ah, est une mère dévastée depuis la disparition de son fils. Pour changer d’air et tenter de surmonter cette terrible épreuve, elle part s’installer avec son mari (Min Ho), sa fille (Joon Hee) et sa belle-mère (Soon Ja) à la campagne. Ce déménagement devait permettre à cette famille de se reconstruire… Seulement, peu après leur arrivée, une petite fille égarée est retrouvée dans les bois adjacents. Hee Yeon décide de la recueillir, tandis que des événements étranges commencent à se produire dans la maison.
Le casting
Personnages principaux
Personnages secondaires
Mon avis sur The Mimic
Le folklore coréen
Comme vous l’aurez peut-être constaté au début de cet article, j’ai un attrait particulier pour les légendes urbaines et le folklore de divers pays. Chaque culture a ses légendes et ses créatures, la Corée n’est évidemment pas en reste. Si le Gumiho, pour n’en citer qu’un, est probablement l’un des mythes les plus connus, si vous vous y intéressez de plus près vous verrez que les légendes coréennes regorgent de créatures toutes aussi intrigantes les unes que les autres. C’est l’aspect qui m’a attiré en premier quand je me suis intéressée à ce film, cette ambiance de légende urbaine, folklore, creepypasta* m’a intriguée. Alors je me suis lancée dans le visionnage de ce long-métrage sans chercher à en savoir plus. Ce n’est pas dit dans le synopsis que le Jangsan Beom est une créature folklorique coréenne, mais puisqu’il s’agit du titre original, j’avais tout de même fait des recherches à ce sujet. D’où mon engouement premier, car je m’attendais à trouver une histoire et une créature que je pensais pouvoir apprécier.
* Une creepypasta est une légende urbaine diffusée sur Internet, pouvant se décliner sous plusieurs formats (image, vidéo, fichier son, texte accompagné d’images, de vidéos, de sons, etc.) mettant parfois en scène des créatures folkloriques.
Un film brouillon…
Malgré mon envie d’apprécier The Mimic mon avis global est plutôt mitigé. Je trouve le film brouillon, rapide et long à la fois ; dans le sens où il survole trop de détails sans donner assez d’explications et certaines scènes traînent en longueur. Il n’est pas mauvais, disons qu’il est sympathique à regarder une fois. Cela dit, je pense que j’en attendais probablement trop. Je vais vous expliciter un peu plus mon avis, d’abord sans spoiler et si j’en viens à dévoiler des détails, le texte sera sous balise.
Ces quelques points sont maladroits et sans gâcher le film, ils m’ont empêchée de complètement me laisser transporter par l’univers. Je passais plus de temps à remettre en question les comportements et les paroles des personnages qu’à réellement apprécier le long-métrage.
The Mimic aurait pu, à mon sens, être plus surprenant et innovant, surtout avec une telle créature. Il ne sort pas des sentiers battus par le genre. Il accumule aussi les clichés des films d’horreur. D’ailleurs, The Mimic a tendance à abuser des screamers visuels ou sonores, alors si vous êtes sensibles à ce procédé, vous êtes prévenus.
Avec quelques bonnes idées
The Mimic, un film en demi-teinte
The Mimic est donc un film globalement moyen qui trouve ses défauts principalement dans son scénario bancal et cliché. Si certains semblent l’avoir apprécié, ce n’est pas mon cas et j’en suis la première déçue. Avec moi le scénario n’a pas pris du tout. Je vous invite tout de même à le regarder pour vous faire votre propre opinion et aussi parce que tout est bon à prendre pour se forger une culture cinématographique. J’espère que j’aurai bientôt une nouvelle petite pépite du cinéma horrifique coréen à vous présenter…
Sources : Hancinema, Netflix, Asian Wiki, Naver
Article rédigé par Alina.



