Après avoir enflammé la fin de l’année 2023 avec le génialissime projet Drama, aespa revient avec un nouvel album tout aussi élaboré que ses précédents projets. Variant les univers musicaux, mais en s’assurant d’avoir toujours de superbes prestations vocales, cet Armageddon est bien moins funeste que le laisse présumer son nom !
aespa revient en sortant l’artillerie lourde !
SM Entertainment a su maintenir une vision grand format de son groupe féminin depuis ses débuts. Même l’éloignement de Lee Soo Man de l’agence et de son projet Kwangya, n’a pas freiné la direction d’aespa pour proposer à chaque fois un retour de grande ampleur. Chaque comeback, c’est comme une sensation de découvrir le nouveau blockbuster saisonnier. Là est la force de ce groupe et ce qui le démarque des autres.
Pour Armageddon, les choses ont une fois encore été vues en grand. Comme lors de la sortie du mini-album MY World en 2023, la promotion s’est étendue avec non seulement de nombreuses photos, mais aussi des clips des autres chansons extraites du projet (sur lesquels je reviens juste en-dessous). Le site internet d’aespa s’est même vu s’offrir un remodelage pour participer à cette promotion et plus d’une dizaine de séries de photos ont été publiées.





Une flopée de clips pour Armageddon
Supernova – Le tube de ce comeback




Pour ouvrir le bal et bien montrer qu’aespa est de retour avec de grandes ambitions, le quatuor nous propose Supernova. C’est de loin le meilleur son du mini-album et un tube dynamique qui est très accrocheur. Un son fascinant aussi par la diversité du phrasé qui fait que rien ne se ressemble et donne un élan supplémentaire à la composition. S’ajoute à ça, un des meilleurs clips de l’année plutôt délirant et jouant sur les codes des super-héroïnes. Un régal !
Long Chat (#♥︎) – Le petit plaisir sucré




Long Chat (#♥︎) est intéressante pour son ajout de sonorités au synthétiseur un peu grossier et en décalage avec la douceur des voix, mais on lui découvre plus de charmes lorsqu’il s’épanouit aux refrains. La chanson laisse planer une sensation de bonheur et d’élévation avec ses pré-refrains et son bridge très légers. C’est agréable et ça s’écoute facilement. Le clip joue à la fois sur le documentaire et le film de science-fiction de série B. Tout ce décor fait de bric-à-brac en pleine campagne me fait un peu penser au clip loufoque Strawberry Fields Forever des Beatles.
Licorice – La petite bombe acidulée !




Un de mes titres préférés de ce projet et un des plus aespa dans tout ce qu’il évoque. Notamment avec son instrumental hard-rock et ses choeurs. Sans avoir à exploser pour autant, le titre prend plus de coffre au fur et à mesure qu’il avance. Il est savamment ponctué par des parties rap bien marquées et une intensité qui agrémente cette évolution jusqu’au final. Un titre parfaitement enivrant dont le clip faisant référence aux séries Super sentai rend le tout plus savoureux.
Live My Life – Le retour à l’adolescence




aespa nous embarque aussi dans l’univers teen rock avec une chanson remplie de fraîcheur. Très classique et peu novatrice, Live My Life est plus un hommage à la scène rock et aux films adolescents américains qu’un pur produit identifiable au groupe. Mais aespa réussi tout de même à s’approprier le style avec brio, alors pourquoi le refuser ? Profitons !
aespa s’embrase avec Armageddon
Le choix d’Armageddon en tant que chanson titre est à la fois curieux et intéressant. Curieux, car comme énoncé en première partie d’article, je trouve que Supernova a tous les atouts pour représenter convenablement l’esprit de l’album, du groupe, mais aussi à la robustesse d’un tube. Il suffit de voir son succès à travers les music show et le nombre de prix gagnés pour saisir l’engouement. Mais les prix ne font pas tout ! Supernova est très bien rythmé et possède un crochet brillant dans son refrain, haché, stable et clair.
Le crochet du refrain d’Armageddon est aussi imposant et entre bien en tête, mais à l’instar de la précédente qui s’élève, celui-ci va decrescendo. Cela va de pair avec l’ensemble de la composition qui propose un tempo plus lent. Les phrases sont plus allongées et tout semble traîner, voir même être lancinant, pour rester sur une note positive. Mais aespa, c’est aussi un groupe qui marque par sa prestance vocale et ses notes hautes, portées avec brio par le duo Winter et Ning Ning. Et pour le coup Armageddon est la chanson la mieux adaptée.




Globalement Armageddon est un titre solide, envoûtant et n’est pas purement anecdotique. Il peut exister en tant que chanson principale de l’album. Le choix instrumental et les voix me font penser à l’esprit musical de Blackpink avec plus d’innovations, tout en gardant bien entendu l’identité d’aespa. Un sacré plaisir auditif !
Le clip quant à lui est une pure merveille, à l’heure actuelle mon préféré, et le plus beau de l’année. Même si le story telling est anecdotique contrairement à des titres comme Supernova ou Drama, Armageddon fourmille de détails liés au lore. Rempli notamment de références religieuses (déjà le titre de la chanson) et de la science-fiction, comme le film Premier Contact de Denis Villeneuve. De nombreux effets de montage permettent de jouer sur une déformation des corps et de l’espace qui évoque à la fois l’univers technologique qu’on connaît d’aespa depuis les débuts, mais aussi des univers parallèles comme énoncé dans la promotion du comeback. C’est un chef-d’oeuvre !
Jinri

