Après une belle après-midi à vous balader dans la magnifique bibliothèque Starfield du COEX Mall, vous sortez enfin du grand complexe commercial et respirez l’air séoulite. Aux alentours de 18 h 40, si vous tendez l’oreille, vous pourriez bien entendre le gong de la cloche de bronze du temple Bongeunsa.
Ce temple bouddhiste d’une histoire de plus de 1 200 ans se trouve en plein milieu des tours de verre de Gangnam. Si vous souhaitez vivre l’expérience d’un voyage temporel dans la dynastie Joseon sans quitter Séoul, alors le temple Bongeunsa est la destination que je vous recommande !
Un temple mis à l’épreuve du temps
Ce temple fondé en 794 par le prêtre national Yeonhui a traversé plein de péripéties au fil des siècles. Construit dans un premier temps à 1 km de son emplacement actuel sous le nom de Gyeonseongsa, il est rénové et reconstruit à plusieurs reprises avant d’être renommé de son nom actuel en 1498. Ce n’est qu’à partir des années 1550 qu’il gagne en influence et devient le principal Temple Zen Bouddhiste Coréen de 1551 à 1936.
Le temple est sévèrement endommagé par la guerre de Corée (1950-1953). Il est reconstruit à plusieurs reprises et déplacé vers son site actuel en 1562.
Durant la dynastie Joseon, la pratique du bouddhisme est réprimée au profit du confucianisme. Le temple Bongeunsa est l’un des rares temples à l’intérieur de Séoul à avoir perduré. Aujourd’hui encore, il reste le principal temple du bouddhisme zen de Corée, un titre bien mérité !
Le jardin secret de Gangnam
Même s’il se trouve au beau milieu d’un quartier d’affaires, le temple Bongeunsa offre un cadre calme et zen, coupé de l’agitation de Gangnam.
Étendu sur un petit bloc de pâté de maison en forme de colline, le temple possède une belle particularité qui lui est propre : la grande statue de Bouddha qui surplombe le temple.

Érigée en 1986 et complétée 10 années plus tard, elle devient le symbole du temple de Bongeunsa. Grande d’au moins 20 m, cette statue de Maitreya fait face à une étendue lisse carrée dédiée aux prières des adhérents mais également à tous ceux qui souhaiteraient s’adonner à un moment de méditation. Des tapis sont prévus à cet effet sur les côtés, une restriction cependant garder le silence et enlever ses chaussures pour monter sur la petite estrade.
Une expérience immersive dans l’histoire coréenne
Bien que ce temple ait vécu beaucoup de rénovations au fil du temps, l’atmosphère n’en reste pas moins impressionnante, si ce n’est encore plus marquée par le contraste avec les tours de verre de Gangnam.

Carré vert au milieu des grands buildings, le temple Bongeunsa est un véritable havre de paix propice à la méditation et à la sérénité.
Ce temple réunit plus de 10 000 partisans dévoués au temple, et accueille des centaines de touristes étrangers chaque jour.
Afin de vivre une expérience des plus dépaysantes, vous pouvez également vous laisser tenter pas le « Temple Life » et le « Temple Stay ». Ces deux programmes vous proposent de vivre l’expérience de la vie dans le temple, et de participer à des activités autour de la méditation et des rituels bouddhistes.
Les visiteurs qui se rendent au temple aux alentours de 18 h 40 auront l’occasion de voir, et surtout d’entendre, les moines sonner la cloche de bronze du temple pour la prière quotidienne. Si vous vous approchez suffisamment de la cloche, le son unique qu’elle produit fera vibrer votre cage thoracique et atteindra directement votre cœur !
Voyageurs aguerris ou simples curieux, le temple Bongeunsa vous réserve plein de surprises.
Préparez dès maintenant votre petit séjour zen !
Aller au temple Bongeunsa
Un parking est disponible sur place (gratuit 30 min, 20 000 wons la journée), mais vous pouvez vous y rendre grâce au métro séoulite.
- Métro Ligne 2, station Samseong sortie 6 (une fois sortis, faites 150 m et traversez la rue)
OU - Métro Ligne 7, station Chongdam sortie 2 (une fois sortis, faites 600 m et tournez à gauche, puis avancez sur trois pâtés de maisons)
Sources : Petit futé | Lonely Planet | The Seoul Guide | Visit Korea | Gangnam Tourist Information Center
Article de Ayce Prala.


