Et si le grenier de votre enfance cachait un monde de jouets à la fois fascinant et inquiétant ? SOWON vous entraîne dans les pas d’une petite fille perdue au cœur d’un univers à la fois onirique et horrifique, peuplé de poupées et d’énigmes. Entre direction artistique soignée et gameplay exigeant, allez-vous vous laisser tenter par ce jeu vidéo ?
SOWON, un conte sombre signé par le studio PUMPKIM
SOWON est un jeu d’aventure où l’on incarne la petite Sowon qui cherche ses parents, mystérieusement disparus. À la place, elle trouve une étrange invitation de la part d’un certain Jeck. S’aventurant dans sa maison, l’enfant de quatre ans finit par tomber, comme Alice, dans un univers déroutant et parfois inquiétant : le monde des jouets.
Toutes sortes d’énigmes vous attendent lors de votre périple au pays des jouets. Discutez avec les poupées, dénichez des indices et utilisez divers outils pour trouver votre chemin. L’aiderez-vous à percer les mystères de l’invitation et à retrouver ses parents et son monde ?
Le studio derrière SOWON s’appelle PUMPKIM (펌킴) et est un petit studio indépendant coréen. Il est né d’un projet personnel lancé en solo par Kim Sang-won, ancien graphiste publicitaire reconverti dans le jeu vidéo. Les autres jeux semblent du même acabit que SOWON : des jeux d’aventure et de puzzle avec une ambiance et une esthétique bien marquée selon les mondes explorés. Le studio s’était fait connaître sur la scène indépendante avec leur jeu précédent, intitulé ALTF4.
Le jeu est sorti sur Steam en octobre 2022 sous le nom SOWON: Dream Adventure et a été édité par CFK. Puis, le jeu est sorti sur la Nintendo Switch en mai 2024 avec un autre sous-titre : SOWON: The Toy Wonderland.
Le titre du jeu vient du prénom de la petite fille de l’un des membres de l’équipe de développement.
Un jeu vidéo oscillant entre charme et angoisse
Une direction artistique et une ambiance réussies
J’ai lancé le jeu un bon moment après l’avoir acheté, au point d’avoir oublié ce qui m’y attendait. Ce fut donc une légère redécouverte pour un jeu qui ne tient vraiment pas par la main.
D’un point de vue ambiance, SOWON a tout pour me plaire ! La direction artistique convient parfaitement au conte sombre qui est proposé. Le côté « papier mâché » et poupée donne un rendu assez original, tout en faisant penser à d’autres médias comme L’Étrange Noël de monsieur Jack ou encore James et la Pêche géante (tous deux réalisés par Henry Selick). Forcément, dans un univers de poupée, les créations et les personnages que nous croisons ont ce côté étrange : à la fois attrayant et dérangeant, l’appréciation d’un enfant ne se portant pas nécessairement sur tout ce qui est mignon. Et c’est ce qui est recherché ici.
Il y a un aspect contemplatif afin de mieux saisir les différents environnements et leurs recoins cachés. La musique fut une bonne surprise dès le départ, s’ajustant aux différents lieux ou en fonction de ce qui se passe, sans être pour autant énervante si l’on est bloqué. Même quand il y a ce petit rire condescendant pour dire que je me suis trompé de direction et que je dois reprendre une certaine énigme depuis le début.
Et du côté des énigmes ?
Car oui, le jeu repose principalement sur des énigmes pour pouvoir avancer. Certes, les indices sont dispersés, mais rien n’est donné facilement. Parfois, il faudra aller loin pour trouver comment débloquer un passage. D’autres reposent sur de la logique ou des indices visuels à mettre en lien. C’est tout la difficulté de ce jeu vidéo. Une des énigmes du début m’a bien pris la tête et, de ce que j’ai pu voir, je n’ai pas été la seule. D’autres sont plus simples, mais il faut bien prendre en compte l’ensemble de son environnement. Ce fut occasionnellement frustrant de voir où je devais aller au moment où j’essayais une autre solution. Cependant, je prends ça comme un bon indicateur. J’ai pu tester plein de choses, me donnant raison dès le début. Ou pas du tout. Sans compter mon manque de timing flagrant… Ma fatigue était un vilain malus non souhaité. Tout est dans la subtilité et il vous faudra vous armer de patience, d’expérimentation et d’observation pour ramener Sowon dans le monde réel, auprès de ses parents.
J’ai adoré la structure des niveaux, découvrir les décors et les personnages que l’on est amené à croiser. Il y a cet imaginaire de l’enfance qui peut être lumineux et drôle, tout en prenant une tournure très sombre sur les histoires et les ressentis qui peuvent faire peur quand on est très jeune. L’histoire se dessine au fur et à mesure de l’exploration du rêve de Sowon sans que cela soit réellement explicité.
Conclusion
À part quelques légers problèmes de hitbox et de changements de caméra, j’ai passé un excellent moment. Fini en un peu moins de quatre heures, il a toutefois une rejouabilité qui étoffe la recherche de collectibles et d’une autre fin possible. Si vous voulez faire un jeu vidéo rapide avec une ambiance spooky et onirique pour Halloween sans avoir une histoire qui fait très peur, SOWON est fait pour vous ! Mais si vous souhaitez dénicher une autre histoire en cette période, pourquoi ne pas aller tester Underworld Office ?
Sources : Steam | CFK | Nintendo
Source Image de Une : Steam







