Un mois après le terrible incendie à Jecheon (voir cet article) dans lequel 29 personnes ont perdu la vie, un nouvel incendie meurtrier a eu lieu dans un hôpital à Miryang, dans la province du Gyeongsang du Sud, ce vendredi 26 janvier 2018.
Un incendie spectaculaire
C’est aux alentours de 7 h 30 du matin que le feu se serait déclenché au niveau des urgences. Il s’est ensuite propagé dans le reste des étages. Les pompiers ont mis près de trois heures pour éteindre cet immense incendie.
Après un bilan qui n’a cessé d’augmenter au fil des heures, la maison bleue a finalement déclaré que 37 victimes étaient à déplorer et que 130 personnes avaient été blessées. Selon les pompiers, les victimes auraient perdu la vie à la suite de l’inhalation de gaz toxiques. Au total, un peu plus de 200 personnes se trouvaient à l’intérieur de l’hôpital au moment de l’incident, principalement aux étages 1 et 2. Deux infirmières ont déclaré avoir vu la salle des urgences prendre feu tout d’un coup.
Tous les autres patients ont été évacués vers de nouveaux hôpitaux. Néanmoins, l’évacuation de 15 patients au service des soins intensifs a pris davantage de temps puisque les secours ont dû opérer sous supervision médicale.
Cet incendie meurtrier est considéré comme le pire sinistre que la Corée du Sud ait vécu depuis une décennie avec un lourd bilan humain et matériel.
Quelle est la cause ?
Si, pour le moment, aucune déclaration officielle n’a eu lieu sur la cause de l’incendie, Son Gyeong Cheol, le directeur de l’hôpital, soupçonne que celui-ci viendrait d’un court-circuit. En effet, il a annoncé que deux climatiseurs réversibles se trouvaient dans la salle des urgences, dans la zone où le feu aurait commencé.
Le directeur et d’autres responsables ont, dès le lendemain, présenté leurs excuses tout en rappelant que l’hôpital était aux normes anti-incendie : « Nous faisons part de notre grande tristesse aux patients et aux familles… Nous ferons de notre mieux pour gérer les conséquences », a déclaré Seok Gyeong Sik, président de l’hôpital Sejong à Miryang.
L’hôpital doit cependant essuyer de nombreuses critiques, notamment sur l’absence de gicleurs automatiques qui auraient permis d’évacuer plus de monde. Le directeur a alors déclaré que ces derniers n’étaient pas obligatoires pour un bâtiment de petite taille. En revanche, il a reconnu que l’édifice n’était pas équipé d’extincteurs automatiques (les normes de sécurité ne l’exigeant pas), mais qu’il souhaitait justement en installer dans la semaine pour anticiper une nouvelle réglementation entrant en vigueur en juin prochain.
Cet incendie est le plus tragique depuis l’incendie volontaire de 2003, dans une station de métro à Daegu, qui avait fait 192 morts et plus de 150 blessés.
Sources : Yonhap | LeParisien
Article de Sammin.

