Chers hiboux, vous l’aurez peut-être remarqué à l’aide des sorties dramas du mois, le nombre de séries sud-coréennes ne cesse d’augmenter mois après mois, années après années. Toutefois, ce n’est pas un phénomène récent : il existe des dramas coréens depuis bien des années. Le public est vaste : adultes comme jeunes y trouvent leur compte et de nombreux goûts ont été satisfaits grâce à une large variété de genres. En cette année 2018, certains hiboux ont été victimes de nostalgie. Ils se sont rappelés certaines séries de leur début, plus particulièrement celles de 2008.
Ainsi donc, nous avons décidé de partager avec vous notre retour dans le passé. Certain•e•s, nous y compris, prendront très probablement un coup de vieux. Pour d’autres, voici l’occasion de découvrir quelques dramas de base. C’est parti pour une sélection de titres qui fêtent leur dix ans !
You Are My Destiny
Étonnamment, nous ouvrons cet article avec un drama de 178 épisodes de 40 minutes. Eh oui, si la génération actuelle des jeunes dramavores préfère les séries plus courtes, c’est You Are My Destiny (너는 내 운명) de KBS1 qui se hisse en haut du podium s’agissant des taux d’audience. En effet, les premiers épisodes en mai 2008 récoltent plus de 20 % d’audimat, et si le drama atteint un pic bas de 18,3 % avec le dixième épisode, les chiffres croissent ensuite d’épisode en épisode pour atteindre un pic de 41,6 % vers la fin de la série en janvier 2009 ! Finalement, le drama obtient une moyenne d’audimat national de 28,2 %.
Pourquoi un tel engouement ? Tout d’abord en raison de la tête d’affiche féminine : You Are My Destiny est le tout premier drama pour lequel Im Yoona, chanteuse du groupe Girls’ Generation, se glisse dans la peau de l’héroïne. D’ailleurs, elle remporte ce défi haut la main à en croire les récompenses récoltées : cinq prix reçus lors des KBS Drama Awards, des Korea Drama Awards de 2008 et des 45e Baeksang Arts Awards.
Ainsi, son personnage Jang Sae Bok a rencontré une grande popularité auprès du public. C’est une orpheline enjouée qui rêve de devenir décoratrice d’intérieur. Cependant, un accident lui dérobe la vue, qu’elle retrouve après une greffe de cornée. Lorsqu’elle souhaite remercier la famille de la donneuse, elle apprend que la famille Kim n’était même pas au courant du décès de leur fille Na Young. Avec le temps, Sae Bok se rapproche de la famille Kim qui commence également à l’accepter comme leur fille. Pourtant, l’histoire se complique quand Sae Bok se retrouve mêlée avec la famille élargie des Kim.
Avec Lee Ji Hoon, Lee Pil Mo, Gong Hyun Soo, Park Jae Jung, Lee Seol Ah, Kim Jung Nan et bien d’autres, le drama a accru la sensibilisation aux problématiques sociétales que sont l’adoption et le don d’organes. Certes, les intrigues restent plutôt clichées et le drama est classé dans le genre makjang (les éléments dramatiques tels que secrets de naissance et différences de statut social s’accumulent), mais le public a grandement apprécié la trame et le message délivré au fur et à mesure des épisodes. Au total, ce sont sept prix qui sont remportés par l’équipe de You Are My Destiny, un drama réalisé par Kim Myung Wook et écrit par Moon Eun Ah. C’est d’ailleurs un duo qui s’est retrouvé plusieurs fois avant et après ce drama, le dernier projet en commun étant Unknown Woman, un autre format long de 2017.
Vous n’avez pas encore vu You Are My Destiny et vous aimeriez découvrir ce qui a tant plu il y a dix ans ? Les épisodes sous-titrés en anglais sont disponibles sur YouTube et les vidéos sont toutes recensées sur le site de KBS World.
East of Eden
Nous continuons dans la lancée makjang avec le deuxième drama de la liste de 2008. Il n’est pas très court non plus, même s’il est toujours moitié moins long que le premier. Il s’agit d’East of Eden (에덴의 동쪽) diffusé sur MBC d’août 2008 à mars 2009 et produit par Chorokbaem Media en tant que « 47th Anniversary Special Project Drama » pour MBC. Les 56 épisodes d’une heure racontent l’histoire de deux hommes éternellement liés par le destin.
Shin Tae Hwan (Jo Min Ki) est le directeur général d’une mine de charbon. Ambitieux et impitoyable, sa quête de succès l’amène à tuer le mineur Lee Ki Chul (Lee Jong Won). Or, Lee Dong Chul (Song Seung Hoon) fils de Lee Ki Chul est témoin de la scène. Dans le même temps, son épouse Yang Chun Hee (Lee Mi Sook) accouche de leur second fils. Des années plus tard, Lee Dong Chul et son frère, Lee Dong Wook (Yeon Jung Hoon), décident de se venger de Shin Tae Hwan. L’un devient gangster et se retrouve mêlé à l’intelligente Min Hye Rin (Lee Da Hae) et Gook Young Ran (Lee Yeon Hee), tandis que l’autre devient procureur. Un jour, ils découvrent que le bien-aimé cadet est en réalité le fils de leur ennemi juré Shin Tae Hwan, échangé à la naissance avec Shin Myung Hoon (Park Hae Jin), fils biologique de Lee Ki Chul. Il fut élevé par Tae Hwan à son image : égoïste, malveillant et convoitant la petite amie de Dong Wook, Kim Ji Hyun (Han Ji Hye). Qu’adviendra-t-il d’eux ?
Du makjang pur et dur, comme annoncé au départ ! Le titre n’échappera pas à cette classification avec une telle accumulation de drames. Certains diraient que le drama était même trop dramatique. D’autres ont adoré, visiblement, puisque East of Eden recueille une moyenne d’audimat national de 24,8 %. Le drama a commencé lentement avec 11,3 % d’audimat pour terminer sur un pic de 30,1 % et des rivières de larmes ! Certes, une chute d’audience apparaît aux deux tiers du drama lorsque les éléments tragiques n’en finissaient plus, mais les chiffres ont de nouveau progressé par la suite et le drama a même été prolongé de quelques épisodes.
C’est donc un pari réussi pour les réalisateurs Ashbun (Angry Mom et Missing Nine) et Kim Jin Man (Rebel: Thief Who Stole the People et Kill Me, Heal Me) et les scénaristes Na Yoon Sook et Lee Hong Gu (Flower of Revenge, Dangerous Woman). D’autant plus que le projet fut confronté à des départs du casting, des restrictions de budget et des délais de tournage qui se sont ressentis dans la cohérence du script. L’an 2008 a donc aussi été synonymes d’embûches. Néanmoins, l’équipe d’East of Eden rafle une bonne vingtaine de prix durant quatre cérémonies : Song Seung Hoon partage le grand prix « Daesang » des MBC Drama Awards avec Kim Myung Min et les cinématographes Ha Jae Young et Jung Seung Woo remportent le grand prix des 21e Grimae Awards.
Qui plus est, il y a aussi eu compétition avec l’iconique Boys Over Flowers, diffusé à la même plage horaire sur KBS2 de janvier à mars 2009, et East of Eden a su dépasser son concurrent plus d’une fois ! Intrigué•e•s par cette œuvre de 2008 qui a su rivaliser avec une adaptation de Hana Yori Dango ? Elle est disponible sur Viki !
Iljimae
De nombreux jeunes dramavores ont découvert avec délice l’acteur Lee Joon Gi dans l’historique Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo et Han Hyo Joo dans l’énigmatique W – Two Worlds. Des passionnés plus expérimentés se rappelleront peut-être les avoir aperçus bien plus tôt en 2008 dans Iljimae (일지매) de SBS. Il s’agit aussi du tout premier drama dans lequel les acteurs enfants Yeo Jin Goo et Kim Yoo Jung, âgés de 10 et 8 ans, ont joué ensemble pour la première fois avant que le public ne découvre plus en détail l’ensemble de cette nouvelle génération en 2012 dans Moon Embracing The Sun.
Le drama, diffusé du 21 mai au 24 juillet 2008, est vaguement adapté de la bande dessinée Iljimae publiée entre 1975 et 1977. Écrite par Go Woo Young, elle se base sur le folklore asiatique et parle d’un personnage à la Robin des bois de l’ère Joseon. Ainsi, Yong (Yeo Jing Goo puis Lee Jong Gi) joue les voyous de jour tandis qu’il se fait voleur de nuit. Il pille plus précisément les fonctionnaires corrompus et partage ses butins avec les plus démunis. Il laisse derrière lui une carte de visite : un tableau représentant une branche de prunier, ce qui lui vaut le surnom d’Iljimae (littéralement « une branche de prunier »). Cela dit, son objectif principal n’est pas tant de voler, mais de trouver le meurtrier de son père, noble et sujet loyal du roi. Témoin de l’acte fatal, il n’a que l’emblème de l’épée utilisée pour indice dans sa quête de vengeance. Une mission mise en péril lorsqu’il se retrouve lié romantiquement à Byun Eun Chae (Kim Yoo Jung puis Han Hyo Joo), fille du magistrat Byun Shik. Pour compliquer le tout, Bong Soon (Lee Young Ah), fille d’un escroc, semble connectée au mystérieux passé de Yong tandis que Byun Shi Hoo (Park Shi Hoo), fils illégitime de Byun Shik et demi-frère de Eun Chae, veut à tout prix attraper le voleur éponyme pour être enfin reconnu, mais dont la naissance est en réalité plus compliquée que cela.
Les 20 épisodes d’une heure écrits par Choi Ran (God’s Gift – 14 Days, Black), réalisés et produits par Lee Yong Seok (The Village: Achiara’s Secret) donnent un « fusion sageuk », c’est-à-dire un drama historique avec des touches de modernité. Iljimae n’utilise pas l’ancien langage coréen et n’a d’historique que le décor et la hiérarchie. D’ailleurs, le début d’Iljimae est composé des scènes d’actions, mais fait plus rire qu’autre chose tant tout est exagéré. Toutefois, cela semble avoir plu au public puisque l’audimat commence à 14,8 % avant de progresser constamment vers une finale à 31,0 % pour une moyenne à 23,2 %.
Iljimae a été à la hauteur du drama On Air dont il a pris le créneau horaire (voir paragraphe suivant). Le drama a également su rivaliser avec Spotlight qui passait au même créneau horaire sur MBC. Ce n’était pourtant pas évident, puisque Spotlight mettait en scène de grands noms tels que Son Ye Jin et Ji Jin Hee ! Pari triplement réussi puisque l’audimat d’Iljimae dépasse celui de Hong Gil Dong, autre Robin des bois coréen plus populaire et dont nous vous parlons plus bas dans l’article. Le drama repart avec sept prix remportés aux SBS Drama Awards de 2008 !
Envie de le (re)découvrir ? De voir Lee Jun Gi et Han Hyo Joo à l’œuvre, mais aussi Lee Young Ah et Park Shi Hoo ? La série est disponible sur Viki !
On Air
Le quatrième drama de cette liste spéciale 2008 traite d’un sujet fortement inhabituel pour l’époque : les facettes sombres de l’industrie du divertissement. En effet, l’objectif de On Air (온에어) était de critiquer l’industrie et de sensibiliser le public à la réalité du milieu. D’ailleurs, de nombreux associés avaient confirmé le côté réaliste de cette production.
Ainsi donc, ce titre parle des coulisses des productions télévisées : comment les équipes et les artistes complètent un projet avec un calendrier serré et la gestion des rumeurs. Pour cela, il met en scène Jang Ki Joon (Lee Bum Soo), un ancien cadre supérieur de l’industrie qui a fait faillite puis est sauvé par Oh Seung Ah (Kim Ha Neul), une grande vedette qui a accepté de le rejoindre après avoir quitté son ancienne agence. D’autre part, Seo Young Eun (Song Yoon Ah), divorcée et mère d’un jeune fils, est une scénariste très convoitée qui souhaite écrire un nouveau genre de drama avec plus de profondeur. Elle obtient l’aide de Lee Kyung Min (Park Yong Ha), un producteur de drama qui y voit sa première opportunité de devenir réalisateur. Oh Seung Ah et son nouveau manager Jang Ki Joon finissent par se joindre à eux malgré l’animosité entre elle et la scénariste.
Ces quatre personnages principaux ouvrent de multiples fenêtres sur l’industrie du divertissement : artiste, scénario, réalisation, production et management. On Air prend vie avec quatre excellents acteurs et 27 caméos tous aussi populaires les uns que les autres. Ils ont joué avec les instructions du réalisateur Shin Woo Cheol et sur un script de Kim Eun Sook, un duo qui aura travaillé ensemble sur sept dramas au total depuis 2004. Et puis, nous ne vous présentons plus Kim Eun Sook, n’est-ce pas ? En 2008, avant Secret Garden et The Heirs, bien avant Descendants of the Sun et le très acclamé Goblin, dix ans avant le Mr. Sunshine diffusé il y a dix jours, cette scénariste de renom avait déjà fait parler d’elle. En effet, son projet On Air de 21 épisodes diffusés du 5 mars au 15 mai 2008 sur SBS récolte une moyenne d’audimat de 20,7 % en commençant par le pourcentage déjà élevé de 13,4 % pour atteindre 25,8 % à la fin, même si l’extension de trois épisodes fut réduite à un.
Un thème qui a bien séduit le public local grâce au sujet un peu hors norme, un casting alléchant, une pointe de romance et des OST chantés par trois des quatre acteurs principaux !
Gourmet
Avec ce drama, nous passons dans la catégorie gourmande comme le titre l’indique. Gourmet (식객) est l’adaptation drama du manwha populaire éponyme de Huh Young Man, publié en 2002 et déjà adapté en film en 2007 sous le nom Le Grand Chef.
Gourmet suit Oh Bong Joo (Kwon Oh Jung) et Lee Sung Chan (Kim Rae Won), deux chefs talentueux qui ont grandi comme des frères depuis que l’orphelin Sung Chan a été recueilli par la famille de Bong Joo. Cette dernière possède un restaurant coréen traditionnel très réputé. Alors que Bong Joo présume être l’héritier du commerce familial en tant qu’aîné tandis que Sung Chan laisse volontiers cette lourde tâche à son frère, leur père Oh Sook Soo (Choi Bool Am) déclare ouvert un concours spécial de cuisine, entraînant jalousie et compétition. En effet, Sung Chan est vu comme un rival menaçant en raison de son talent et de sa créativité. Bouleversé par des secrets de famille, il préfère finalement partir et devenir cuisinier ambulant. Par ailleurs, Yoon Joo Hee (Kim So Yeon), que Bong Joo avait l’intention d’épouser, préfère aider Sung Chan tandis que la campagnarde Kim Jin Soo (Nam Sang Mi) suit Sung Chan partout, espérant devenir journaliste culinaire.
Les 24 épisodes diffusés du 17 juin au 9 septembre 2008 sur SBS sont pleins de plats, et pas que coréens ! Il y a bien entendu du coréen revisité, avec du tteokbokki au homard, par exemple, mais également du japonais à la coréenne, comme du soondae coréen (un type de boudin) avec de l’umeboshi japonais (prune marinée), etc. Oui, si Wok of Love nous titille l’estomac en 2018, c’était Gourmet qui s’en chargeait dix ans plus tôt ! Les Sud-Coréens aiment bien saliver, si nous en croyons la moyenne d’audimat de 20,3 % avec un début à 13,2 % et une fin à 26,7 %. Succès atteint pour le scénariste Choi Wan Kyu (Flowers of the Prison) et le réalisateur Choi Jong Soo !
Envie de déguster avec vos yeux ? De vous ouvrir l’appétit ? Gourmet est disponible sur Viki.
Beethoven Virus
Après la nourriture, la musique, cette fois-ci sur MBC du 10 septembre au 12 novembre 2008 ! Plus précisément de la musique classique, un thème pas très courant. D’ailleurs, il aura fallu attendre 2014 pour que le fameux Nodame Cantabile soit adapté en drama coréen (Tomorrow’s Cantabile).
Nous disions donc : de la musique. En effet, Beethoven Virus (베토벤 바이러스) est l’histoire de Du Ru Mi (Lee Ji Ah), une violoniste de nuit avec des problèmes d’argent. Chargée de monter un orchestre urbain, elle est escroquée sur les fonds de démarrage. Pour le dissimuler, elle recrute tous les bénévoles possibles, réunissant ainsi un groupe hétéroclite avec des membres de niveaux différents. Elle convainc Kang Ma Eh (Kim Myung Min), un chef d’orchestre de renommée mondiale et un perfectionniste avec qui il est difficile de travailler, de les aider. Ensemble, ils découvrent aussi que Kang Gun Woo (Jang Geun Seok), voisin de Ru Mi et policier au sens de la justice très fort, est un trompettiste de génie malgré l’absence de formation. Ensemble, les membres de l’orchestre apprendront à former une famille lors de cette course après leurs rêves semée d’embûches.
Beethoven Virus a été réalisé par Lee Jae Kyu et écrit par les sœurs Hong, Jin Ah et Ja Ram, une équipe qui a remis le couvert pour le fameux The King 2 Hearts (à noter : ce ne sont pas les sœurs Hong de Hong Gil Dong dont nous vous parlons juste en dessous). Finalement, ils nous ont concocté une série inspirante avec un triangle amoureux et un orchestre qui a dû se battre contre plusieurs menaces, même si certaines péripéties sont quelque peu répétitives.
En fin de compte, ce drama reste dans les annales de la dramasphère avec un audimat moyen de 17,8 % et plus d’une quinzaine de prix sur une dizaine de cérémonies différentes. Nous retenons notamment des caméos connus, comme le pianiste Lim Dong Hyek et le violoniste Richard O’Neill, l’OST Can You Hear Me (들리나요) par Taeyeon de Girls’Generation et la fameuse ligne « pile of crap » de l’impitoyable Kang Ma Eh. D’ailleurs, les scénaristes se sont inspirées de Shin Ik Hahm pour créer ce personnage. Il s’agit d’un chef d’orchestre internationalement connu, qui affirme cela dit qu’il n’est pas si extrême puisque « être un bon chef, c’est en grande partie retenir ses émotions fortes ». Envie de (re)découvrir cela en images ? Le titre est disponible sur Viki !
Hong Gil Dong
Si un certain nombre de dramavores sont tombé•e•s sous le charme de Jang Geun Seok avec You’re Beautiful, d’autres se souviendront l’avoir connu plus tôt dans Hong Gil Dong (쾌도 홍길동) de janvier à mars 2008 sur KBS2. Eh oui, avant Beethoven Virus, il est apparu dans Hong Gil Dong ! Il avait beau ne pas avoir interprété le héros, il en a quand même marqué plus d’un•e en se glissant dans la peau de Lee Chang Hwi qui projette de renverser l’empereur.
Cette popularité est d’ailleurs sans grande surprise puisque Hong Gil Dong est le quatrième projet des fameuses Hong Jung Eun et Hong Mi Ran, un duo de scénaristes plus connu sous le pseudonyme « Hong Sisters », à qui l’on doit You’re Beautiful, The Master’s Sun et bien d’autres. Quant à la réalisation, c’est l’œuvre de Lee Jung Sub, que vous reconnaîtrez peut-être mieux si nous vous disons qu’il compte Healer à son CV. C’est qu’il en a fait du chemin, depuis !
D’une durée de 24 épisodes de 70 minutes, Hong Gil Dong est un drama historique, et même un fusion sageuk comme Iljimae, narrant le combat du fils illégitime d’un haut placé. Le héros éponyme Hong Gil Dong (interprété par Kang Ji Hwan) a appris les arts martiaux et lutte contre l’injustice privant les citoyens ordinaires des privilèges acquis de naissance par les nobles. Lorsque la jeune Heo Yi Nok (jouée par Sung Yoo Ri) s’en mêle, Hong Gil Dong finit par devenir une histoire d’amour, de haine, de loyauté et de trahison entre les trois protagonistes durant une ère où fourmillent moult complots. Vous remarquerez que le thème du Robin des bois d’antan semble avoir été utilisé plusieurs fois en 2008, puisque Iljimae en reprend également les grandes lignes. Cela dit, là où Iljimae est motivé par la vengeance, Hong Gil Dong a des valeurs plus chevaleresques.
Hong Gil Dong reste également mémorable en raison d’une certaine OST, intitulée If (만약에) et chantée par Taeyeon du groupe Girls’Generation. Cette OST était tellement populaire qu’il n’y avait pas besoin d’avoir visionné Hong Gil Dong pour en reconnaître la chanson. Le titre If resta 19 semaines au sommet du classement hebdomadaire d’OST de MelOn, un record égalé une seule fois en dix ans ! L’OST lui a également valu le prix de la meilleure OST de l’année sur MelOn. En moyenne, Hong Gil Dong récolte un audimat de 14,6 % avec un pic haut à 16,2 % pour le premier épisode et un pic bas de 8,5 % au milieu de la série.
Spécial 20 ans
Et plus loin encore, nous demanderez-vous ? Eh bien, remontons vingt ans en arrière ! Si vous avez aussi bien calculé que nous, nous atterrissons en 1998, cette année si spéciale pour la France, alors sacrée championne du monde lorsque les Bleus remportent le Mondial, un exploit réitéré cette année. Nous concernant, jouons la carte de l’honnêteté : nous ne sommes pas d’une génération qui a commencé son dramatage aussi tôt. Nous n’avons pas non plus remonté aussi loin dans le temps, ayant déjà bien à faire avec les sorties dramatesques récentes et futures. Cela dit, nul besoin de s’y connaître pour remarquer un certain titre diffusé en 1998 sur SBS : Hong Gil Dong. Oui, vous avez bien lu, ce titre est paru il y a dix ans, mais un autre drama du même nom a également été diffusé il y a 20 ans ! Belle coïncidence, n’est-ce pas ? Nous aurions même presque pu faire un triplé, mais Rebel: Thief Who Stole the People n’est pas de cette année : ce drama racontant également la vie de Hong Gil Dong a été diffusé de janvier à mai 2017. À une année près, nous y étions… Et un, et deux, et… pas trois. Dommage.
(Source image : MBC News)
Conclusion sur l’année 2008
Il est temps de clore cette rétrospective ! Peut-être avez-vous été aussi surpris que nous en découvrant que ce sont deux séries longues du style makjang qui ont rapporté le plus d’audience il y a dix ans. Cela dit, nous retrouvons dans ce top 7 divers genres : de l’historique au familial en passant par la romance. Dans l’ensemble, il y en avait quand même pour tous les goûts en 2008 avec plus de 80 de dramas disponibles sur les écrans.
Si nous comptons même les dramas commencés en 2007 et terminés en 2008, le champ de visionnage s’étend d’autant plus ! De ce point de vue, le premier drama de la liste aurait été Likeable or Not (미우나 고우나) avec une moyenne d’audimat de 35,4 %. D’ailleurs, cette romance de 172 épisodes diffusés de septembre 2007 à mai 2008 est du même réalisateur que You Are My Destiny.
Alors, avez-vous vu des dramas de cette liste ? Êtes-vous tenté•e•s d’en voir ou d’en revoir certains ? Peut-être aviez-vous opté pour d’autres titres comme Temptation of Wife, un drama makjang assez iconique, ou encore Strongest Chil Woo, un autre fusion sageuk ? Serait-ce la comédie romantique Three Dads One Mom ou le mystère de La Dolce Vita qui vous a fait de l’œil ? Dévoilez-nous tout en commentaire !
Sources : Koreaboo | Hancinema | TNS Media Korea et Forums Soompi pour l’audimat | Dramabeans | One Hallyu : Top 20 songs with Most Weekly #1 in Melon OST Chart (2007-2016) – Top OST in Year-End Melon Chart (2000 – 2015) | Korea Herald | Korea Times | KBS : You Are My Destiny | MBC : East of Eden – Beethoven Virus | SBS : On Air – Gourmet









