Les Korea Days 2019 ont ouvert leurs portes les 11 et 12 mai derniers à Lyon pour une quatrième édition fortement attendue (Live Report ici). Petit à petit, l’événement trace son chemin dans le coeur des amateurs de la culture pop sud-coréenne, avec des invités hauts en couleur. L’année dernière, Anyway et TOLH avaient fait le show. Cette année, c’est Brooklyn et YUN qui ont ouvert et clôturé les festivités. Esmerald et Littleangele ont eu l’opportunité de rencontrer YUN et vous proposent de découvrir sans plus attendre une jeune fille qui se lance dans une toute nouvelle aventure, peu commune. La K-Pop à la sauce française, ça vous parle ?
Quelques mots
YUN, c’est une lycéenne de 17 ans, passionnée de culture coréenne depuis toute petite. Aux Korea Days, la jeune fille se produit sur scène et nous présente son titre en exclusivité (le MV sort quelques jours plus tard, le 17 mai) face à un public qui ne la connaît pas encore, mais qui fait preuve d’une formidable énergie. Le titre semble conquérir ses premiers fans puisque nombreux sont ensuite les curieux qui assistent à son fanmeeting, puis à sa séance de dédicaces. Le titre, Échec & Mat, a été réalisé avec la participation du Risin’ Crew aux commandes de la chorégraphie, qui a également proposé ses danseurs pour la performance de danse. Échec & Mat, c’est une chanson aux sonorités pop franco-coréennes qui pose une des premières pierres pour le début d’un nouveau genre, peut-être. Les codes de la K-pop sont présents, mais dans un tout autre assemblage… à la française !
L’interview
Bonjour ! Pourrais-tu te présenter brièvement s’il te plaît ?
Bonjour ! Je m’appelle YUN. Mon vrai prénom est Inès, j’ai 17 ans et je fais de la K-pop un peu francisée. Je pense qu’on peut dire ça comme ça. (rire)
Comment es-tu tombée dans la K-pop et le monde de la Corée ?
Ma tante est une fan de K-pop à la base, depuis les années 90, donc depuis le tout début. Elle m’a tout de suite initiée, quand j’allais chez elle. Elle écoutait tout le temps ce genre de musique, donc je suis tombée dans ce petit monde dès mes 2 ans. En grandissant, à force d’en écouter tout le temps, j’ai commencé à chercher par moi-même, vers mes 7 ans. Comme mon père aimait les mangas, j’ai découvert encore d’autres choses, j’ai crié « Wow, c’est trop bien ! ». J’ai touché à la J-pop, qui m’a menée à la K-pop. Puis j’ai pensé « Ah, c’est trop bien, ce monde-là, je veux trop y vivre » et me voilà. (rire)
Tu as commencé à prendre des cours de danse ou de chant depuis cette constatation ?
Non, pas du tout. J’en ai pris quand j’étais toute petite et j’ai arrêté aussi vite que j’ai commencé, parce que je n’étais pas stable. J’avais besoin de tout essayer, mais pas d’y rester.
Et aujourd’hui, tu prends des cours ? Ou tu apprends tout par toi-même ?
J’apprends par moi-même mais on a des coachs qui viennent nous aider, qui nous donnent des conseils… L’agence donne aussi beaucoup de conseils, donc il y a un peu de cours quand même.
Le fait de devenir artiste ça t’est donc venu comme ça, quand tu étais petite ?
Oui, j’ai toujours voulu devenir artiste, d’aussi loin que je me souvienne, mais je ne savais pas dans quel domaine. En fait, j’étais un peu prise dans un paradoxe car d’un côté, je voulais travailler dans le monde artistique, mais de l’autre, j’étais attirée par les sciences… À force, je me suis sentie poussée vers le littéraire et l’artistique. Quand Éric (nldr : le manager de YUN) est venu me voir et m’a proposé de devenir artiste, j’ai crié « Oui, je veux ! ». (rire)
Que ferais-tu si tu devais renoncer à ta carrière d’artiste ?
J’aimerais bien devenir professeure de littérature française ou anglaise dans les pays d’Asie, ou alors traductrice en Asie. En littérature française, je suis plutôt attirée par Victor Hugo et Baudelaire, ce sont mes deux auteurs français préférés.
D’où vient ton nom de scène ?
On a cherché un nom de scène pendant très longtemps et c’était assez compliqué. Il faut trouver un nom qui soit assez facile à prononcer, à reconnaître… Qu’on se dise YUN et que l’on ne l’écrive pas d’une autre manière. On cherchait aussi un prénom avec une signification, parce que pour moi c’est important : le prénom, ça veut dire quelque chose. On est tombés sur YUN quand je cherchais parmi les prénoms coréens et j’ai trouvé que « mélodie », c’est beau. Puis je me suis rappelé qu’en chinois, YUN signifie « nuage ». J’aimais bien ces deux significations, donc j’ai adopté ce nom de scène.
Lors du fanmeeting, tu as dit étudier le chinois depuis 3 ans. Qu’est-ce qui t’a attiré dans cette langue ? Pourquoi avoir choisi le chinois au lieu du coréen ?
Dans mon lycée, il n’y avait que chinois, donc je n’ai pas trop eu le choix. (rire) De plus, j’aimais beaucoup la Chine et surtout, c’est un marché en développement qui commence à arriver de plus en plus vers nous. Donc je me suis dit, quitte à apprendre le coréen par moi-même, ce que je fais déjà depuis le CM2, je me suis dit qu’à côté, mon prof peut me donner des cours de chinois. Comme ça, j’apprends le plus de langues possible. Ce sera plus facile pour interagir avec les gens, plus tard.
Tu passes le BAC cette année. Comment arrives-tu à jongler tes études et ta passion ?
C’est assez compliqué car je vais de moins en moins en cours. Je rattrape les cours manqués chez moi. J’essaye de faire au maximum car j’ai envie d’avoir mon BAC. D’une part pour que ce soit fini, d’autre part parce qu’ensuite, ce sera plus facile pour me concentrer sur ma passion. Et puis, si j’ai mon BAC, j’ai au moins une porte de sortie si ma carrière d’artiste ne fonctionne pas.
Envisages-tu quelque chose après le BAC ? Ou tu veux vivre ta passion à fond d’abord ?
Je pense que d’abord, je veux tester l’expérience d’étudier dans une école supérieure, donc j’ai candidaté pour l’INALCO et l’université Paris Diderot en coréen-anglais. Après, si c’est trop [par rapport à mon emploi du temps], je pense que je verrai ce que je ferais, selon mes parents et selon comment fonctionne la musique à côté, parce qu’on ne sait jamais non plus.
Projettes-tu d’aller à l’étranger, en Corée ? À moins que ce ne soit déjà fait ?
Je n’y suis jamais allée, mais j’aimerais bien. Si j’ai mon BAC, j’ai le droit d’y aller pendant deux semaines, pendant les vacances d’été. Si je ne l’ai pas… on verra si j’ai le droit ou pas. (rire) Sinon, j’aimerais bien étudier un an en Corée, mais pas tout de suite, peut-être dans 2 ou 3 ans, le temps que j’obtienne une licence en langue coréenne en France, pour pouvoir faire une licence en Corée aussi.
Les Korea Days, c’était ta première scène ?
J’en avais déjà fait avant, mais pas en tant que YUN. J’en avais fait avec mon groupe, mais sinon, pas vraiment. C’était mon grand début en quelque sorte. J’étais un peu stressée, mais le stress est vite parti parce que l’ambiance était super cool.
La chorégraphie que tu danses a été écrite pour toi ?
Oui, c’est Brian du Risin’ Crew qui a créé la chorégraphie !
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Quels sont tes influences dans la K-Pop ? Tes groupes favoris ?
Mes groupes préférés, ce sont surtout A.C.E, ATEEZ, Stray Kids, BTS et GOT7 chez les garçons. Côté groupes féminins, j’adore Dreamcatcher, Hot Place, Red Velvet, Black Pink et EXID.
Regardes-tu des dramas aussi ? Quels sont tes favoris ?
Oui, j’en regarde plusieurs ! Mes favoris… Je dirais While You’re Sleeping… parce qu’il y a Suzy. (rire) J’aime beaucoup Remember – War of Son aussi. Goblin… c’est un bon drama, mais j’ai deviné la fin avant de la voir, et comme ma meilleure amie m’a spoilé la fin en me confirmant que j’avais raison…. je ne l’ai jamais fini. (rire) Mais c’est un bon drama, avec une fin apparemment pas si imprévisible que ça. Ces derniers temps, j’ai vu My ID is Gangdam Beauty. J’avais attendu un peu avant de le regarder. Tout le monde en parlait à cause de la présence d’Eun Woo (ASTRO), alors je me suis dit que le drama devait être surcôté à cause de Eun Woo. En fait, pas du tout, j’ai beaucoup aimé. Actuellement, je regarde My First First Love avec Ji Soo et Chae Yeon. J’adore ce drama, je le trouve vraiment beau et mignon.
Puisque nous sommes dans les fun fact… Quels sont ton plat coréen favori et ta chanson préférée ?
Je pense que c’est vraiment le bulgogi. J’adore ça. Pour la chanson, c’est difficile de n’en choisir qu’une seule, mais je pense que c’est NeverMind de Suga. C’est mon bias dans BTS avec Jung Kook. (rire)
Conclusion
YUN est une artiste pleine de rêve et d’ambitions quant aux différentes possibilités qui s’offrent à elle. C’est une nouvelle expérience que nous propose son agence Sony Music, une aventure à l’avenir encore incertain, mais qui vaut le coup d’être tentée. Le mois dernier, une vidéo « Diary » est même parue sur la chaîne officielle de la jeune artiste : une présentation en images de la jeune fille et de ses producteurs, qui abordent les futurs projets qui l’attendent, elle et ses fans, à commencer par la sortie d’un EP ce mois-ci, d’un album cet automne et un premier concert ! YUN sera-t-elle une réussite dans une tentative d’hybridation de la musique française et coréenne ? Affaire à suivre dans les prochaines années… Vous pouvez la suivre sur ses réseaux sociaux Twitter, Instagram et YouTube.
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Interview réalisée par Esmerald – Laura-Esméralda Salgon et Littleangele

