Le 19 janvier, le cabinet américain Global Fire Power a publié son classement annuel des plus grandes puissances militaires mondiales. La Corée du Sud s’est hissée à la cinquième place de ce classement, soit une place de plus que l’année précédente.
La Corée du Sud reconnue comme grande puissance militaire
Afin d’établir son classement des cent quarante-cinq plus grandes puissances militaires mondiales, le cabinet américain Global Fire Power considère chaque année une soixantaine de facteurs, tels que la quantité d’effectifs militaires et d’armes, les capacités financière et logistique ainsi que la géographie, afin de déterminer leur « Power Index » (indice de puissance). Un indice égal à zéro étant inatteignable, plus la valeur de l’indice se rapproche de zéro, plus les capacités de combat conventionnel de la nation concernée sont puissantes.
Avec un « Power Index » de 0,1416, la Corée du Sud est classée à la cinquième position des puissances militaires mondiales. Le pays du Matin clair grimpe donc d’un rang par rapport à l’année précédente. En l’espace de dix ans, il est donc passé de la neuvième à la cinquième position. Cette année, le haut du classement est occupé par les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde. À titre comparatif, la France se situe à la onzième position et la Corée du Nord, quant à elle, est classée trente-sixième. Celle-ci perd deux places par rapport à 2023, continuant ainsi de voir son indice augmenter depuis 2019.
Une puissance grandissante mais menacée
Cette cinquième position est la consécration de la politique gouvernementale sud-coréenne d’augmentation des capacités militaires du pays, face à la menace grandissante que représente Pyongyang. En effet, la revalorisation du budget de la défense était une promesse de campagne de l’actuel président Yoon Suk-yeol et reste au cœur du programme politique. Ce gain d’un rang par rapport à 2023 est notamment dû à l’augmentation du nombre d’aéronefs à 1 576 et du nombre de navires à 200. La France, nation comparable en termes de population, en possède respectivement 972 et 128.
En revanche, l’heure n’est pas aux réjouissances. En effet, l’important déclin démographique dû au faible nombre de naissances s’avère aujourd’hui être une menace tout aussi sérieuse que l’armée nord-coréenne. La KOSTAT, l’agence publique sud-coréenne de statistiques, prédit une chute du nombre de jeunes âgés de 19 à 34 ans à 4,5 millions en 2072, pour 10,61 millions en 2022, diminuant ainsi drastiquement le nombre d’hommes et femmes en capacité de rejoindre les forces de défense du pays.
Sources : Global Fire Power | KBS World French | Yonhap | The Defense Post | CNN
Source image : Evangéliques
Article rédigé par Romane TOMIO.

