Je ne sais pas vous, mais moi je fais partie de ces personnes qui lisent tout, je dis bien TOUT, ce qui leur tombent dans les mains. Et je dois vous avouer que je suis toujours charmée par les livres pour enfants. Après tout, pourquoi la littérature jeunesse ne serait que pour les enfants ?
En lisant les quelques pages d’un album, on en apprend parfois bien plus qu’en lisant un gros pavé. Dans chaque livre pour enfant, il y a toujours quelque chose à retenir et cela est fait d’une manière douce, simple et sans complication par l’auteur et l’illustrateur. Et, c’est justement le cas de l’album Le parapluie vert.
Résumé
« Le vieux mendiant est toujours là, endormi sous la pluie qui tombe à verse. Yeong regarde autour d’elle : personne ne l’observe. Elle ouvre son parapluie vert et le pose doucement aux côtés du vieil homme… ».
Cet album jeunesse a été écrit par Yun Dong Jae et illustré par Kim Jae Hong. C’est la maison d’édition Didier Jeunesse qui le publie en 2008, pour la modique somme de 13,10 euros.
Mon avis
Émouvant. Poétique. Enrichissant. Trois petits mots pour décrire cette oeuvre qui s’illustre autant par sa forme que par son fond. Yun Dong Jae et Kim Jae Hong : une association qui a fait naître une bien belle histoire dans la littérature jeunesse coréenne.
Avec Le parapluie vert, on accompagne pendant un instant de sa vie, la petite Yeong qui part à l’école, sous une pluie torrentielle mais munie de ce fameux parapluie vert. Sur son chemin, la présence d’un vieil homme sans abri capte son attention. Yeong décide de lui donner son parapluie afin de le protéger des gouttes d’eau…

Une histoire plutôt simple au premier abord. À travers ce geste enfantin, de donner le parapluie au vieil homme, il y a une véritable leçon de tolérance à retenir. En effet, le livre inculque de belles valeurs aux enfants en les incitant à réfléchir (eux mais aussi leurs parents qui lisent les histoires) sur ce qu’est l’entraide et la solidarité. On a toujours la possibilité d’aider quelqu’un dans le besoin et ce, même par un geste qui peut nous paraître insignifiant.
L’histoire aborde un sujet de société qui touche tout le monde, toutes les sociétés, celui des sans-abris. Avec Le parapluie vert, Yun Dong Jae et Kim Jae Hong, nous montrent les deux manières dont peuvent être traitées ces personnes : par l’indifférence la plus totale ou bien par la bienveillance. D’un côté, ils sont invisibles aux yeux des autres, des enfants bousculent le vieil homme et ne font pas attention à sa présence comme s’il n’existait pas. Et de l’autre, Yeong fait cette démarche de lui venir en aide avec ses moyens, c’est-à-dire en lui offrant une protection contre la pluie avec son parapluie. Elle fait preuve de bonté.
Bon, je pense que vous l’aurez compris, j’ai été touchée par ce livre jeunesse et la beauté de son message qui s’impose comme une leçon de vie. J’ai été captivée par son histoire mais aussi par son illustration et le talent du dessinateur. Les couleurs, avec ce contraste entre Yeong (qui arbore des habits colorés), le vieil homme ainsi que les décors (qui sont beaucoup plus sombres), et les traits de visage des personnages rajoutent encore une bonne dose d’émotions.

C’est cinq minutes de lecture où on arrive à s’attacher à la petite Yeong et à être concerné par le sort du vieil homme. Pendant la lecture c’est beaucoup de poésie qui nous amène ensuite vers de la réflexion. Comment aurions-nous réagi ? Est-ce que nous aurions fait comme Yeong ou bien aurions-nous ignoré cet homme ?
À l’approche de Noël, je vous conseille de vous procurer Le parapluie vert de Kim Jae Hong et Yu Dong Jae pour l’offrir, par exemple, à votre neveu ou pour vous faire un cadeau à vous-même (c’est bien ça aussi) !

