La rentrée commence fort avec le retour des reines de la K-pop, aespa. Un avant-goût explosif avait déjà été donné avec le single Dirty Work, et c’est avec l’EP Rich Man et la chanson titre éponyme que le quatuor poursuit sa lancée.
aespa et son retour rock’n’roll et électrique
Suivant une direction artistique plus rock, aespa nous plonge une fois encore dans son univers électrique, mais d’une manière totalement différente. Gonflé, énervé, coloré et épicé, ce nouveau concept se veut marquant et démontre que SM Entertainment sait parfaitement exploiter sa communication pour toucher sa cible. aespa est vraiment un groupe qui ne fait rien comme les autres !




Le groupe enchaîne donc les gros morceaux type blockbuster : Drama, Supernova, Armageddon, Whiplash et, plus récemment, Dirty Work. L’arrivée de Rich Man se faisait donc attendre. Karina, Winter, Giselle et Ning Ning peuvent-elles encore porter un aussi gros morceau sur leurs épaules ? Eh bien, le résultat est plutôt convaincant !








Le sacré bazar Rich Man
Rich Man est un sacré remue-méninges dans sa composition. Bruyante, assourdissante et débordante d’énergie, elle me rappelle par instants leur titre Girls. Loin de l’esprit électro de son prédécesseur, Rich Man revêt un costume plus rock et frénétique. Une guitare se glisse à l’arrière-plan, agissant comme un bourdonnement dissonant et prolongeant l’aspect sale et agressif déjà esquissé dans Dirty Work.
Cependant, cette composition imposante se perd parfois. Les refrains peinent à réellement se distinguer et le premier post-chorus manque cruellement d’éléments de fond pour lui donner de l’ampleur.
Certaines sections, disposées à la manière d’un patchwork, comme la partie rap portée par Karina et Giselle, offrent un moment de respiration et rompent avec le style initial. Malgré tout, cette idée fonctionne plutôt bien et empêche Rich Man de se réduire à un simple bruit continu et bourdonnant.
Une fois encore, ce qui élève la chanson, ce sont les voix du quatuor. En contraste, elles apportent une dimension plus sensuelle et moins agressive. En somme, Rich Man reste un morceau plutôt réussi, bien que cacophonique et parfois un peu dispersé, à l’image de son clip.
C’est peut-être là le projet d’aespa le moins marquant de sa discographie, mais il demeure solide et superbement interprété. On y trouve de belles idées dans les autres titres, comme Angel #48, particulièrement original dans son répertoire, une superbe prestation vocale dans To The Girls ou encore un délire bien ficelé avec Bubble.
Finalement, même si Rich Man ne s’impose pas comme son projet le plus abouti, il n’en reste pas moins une réussite, qui prouve une fois de plus qu’aespa ne me déçoit jamais.
Source : Compte X d’aespa


