Sommaire
Page 1 – La 18e édition du FFCP et l’ouverture du festival
Page 2 – Les films du 1er novembre
Page 3 – Les films du 2 novembre
Page 4 – Les films du 3 novembre
Page 5 – Les films des 5 et 6 novembre
Page 6 – Le palmarès et la clôture de la 18e édition du FFCP
Retour sur Swallow de Leesong Hee Il
Swallow est un film se déroulant sur deux temporalités : la première dans le présent, et la seconde dans les années 1980, sous le régime de Chun Doo Hwan. En tant que fan de films historiques ou inspirés d’événements réels, j’ai beaucoup aimé Swallow.
J’ai été entraînée par l’histoire et j’ai pris un grand plaisir à suivre le héros qui découvre le passé de sa mère au fur et à mesure du film, en même temps que nous. Il était très intéressant de voir comment les exactions menées sous le régime continuent d’avoir des répercussions aujourd’hui en Corée. J’en suis presque venue à avoir de l’empathie pour l’antagoniste : s’il est aujourd’hui facile de critiquer ses actions, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’on aurait fait à sa place.
Par contre, je trouve cela dommage que plusieurs événements soient assez prévisibles, notamment ceux qui entourent la naissance du personnage principal. Je trouve également que le film aurait dû se terminer quelques scènes plus tôt, ce qui aurait mieux conclu l’arc du protagoniste à mon goût.
Retour sur The Dream songs de Cho Hyun Chul
J’ai beaucoup aimé ce film, dont l’ambiance onirique m’a rapidement attirée. J’ai aimé suivre ces deux adolescentes, qui malgré des hauts et des bas dans leur relation, se rapprochent jusqu’à réaliser la véritable force de leurs liens. Le réalisateur a très bien caractérisé les qualités et les défauts de ces jeunes filles. L’héroïne, qui fait par exemple preuve d’égoïsme sans s’en rendre compte, se dispute avec sa meilleure amie et s’aperçoit de la complexité des sentiments et de la vie en essayant de la retrouver.
J’aimerais mentionner un autre aspect. En effet, ce film est un hommage aux victimes du Sewol. Sur ce point, je trouve que le texte introduisant le film, qui explique cet hommage, n’était pas nécessaire : tous les Coréens ont encore en tête cette catastrophe et certaines scènes en fin du film y font référence. En « préparant psychologiquement » le spectateur à un certain dénouement, les dernières scènes du film perdent en portée, tout du moins à mon avis. Mais d’un autre côté, la catastrophe du Sewol a eu un tel retentissement international que même le public francophone en a entendu parler, ce qui m’a peut-être aidé à rapidement m’attacher aux personnages principaux.
Retour sur Ransomed de Kim Seong Hun
J’ai moins de choses à dire sur Ransomed. Il s’agit d’un film d’action à la coréenne, très bien réussi : les actions s’enchaînent sans temps mort, il y a de l’humour, des combats, des scènes exotiques…
Ce qui m’a peut-être le plus intéressée est le fait que le film soit inspiré d’une histoire vraie, dont je n’avais jamais entendu parler. C’était impressionnant de voir à quel point le diplomate envoyé sur place ne pouvait compter que sur lui, tandis que les agences gouvernementales préféraient éviter de s’impliquer, que ce soit par égo ou par peur de représailles. Bien que je ne garde pas un souvenir mémorable du film, Ransomed m’a au moins donné envie de me pencher sur ces événements historiques.

