Sommaire
Page 1 – La 18e édition du FFCP et l’ouverture du festival
Page 2 – Les films du 1er novembre
Page 3 – Les films du 2 novembre
Page 4 – Les films du 3 novembre
Page 5 – Les films des 5 et 6 novembre
Page 6 – Le palmarès et la clôture de la 18e édition du FFCP
Retour sur Legend of the Waterflowers de Koh Hee Young
La salle était remplie pour la première projection de ce documentaire consacré aux célèbres plongeuses de l’île de Jeju, les haenyeo. Réalisé par une résidente de l’île qui consacre son oeuvre aux plongeuses, ce documentaire est très intéressant pour ceux qui connaissent peu cet aspect de la culture coréenne et veulent en apprendre davantage. Personnellement, bien que je m’étais déjà renseignée sur les haenyeo, ce documentaire m’a permis de découvrir leurs traditions et leurs croyances. Legend of the Waterflowers nous rappelle que dans la mer, l’être humain ne peut rien contre les forces de la nature et ne peut qu’être témoin de ce qui s’y passe. Le documentaire bénéficie également d’une belle réalisation, les prises aériennes et sous-marines magnifiant la mer.
Par contre, je trouve que l’idée de transmission, introduite dans le synopsis du documentaire, n’est pas réellement abordée. Si on parle effectivement de la pollution qui mène à la disparition des crustacés et des fleurs de mer, on ne mentionne pas l’avenir des haenyeo, ni le fait que de moins en moins de femmes décident d’en devenir. C’est dommage car un documentaire de ce genre était l’occasion parfaite pour sensibiliser sur le sujet.
Retour sur Birth de Yoo Ji Young
En lisant le programme du FFCP, ce film a tout de suite attiré mon attention dans la mesure où il abordait le cas d’un couple confronté à une grossesse involontaire et dont la femme envisage d’avorter. En effet, c’est un sujet encore assez tabou en Corée du Sud, notamment à cause des débats liés au faible taux de natalité dans le pays. Mais ce postulat de départ n’est en réalité qu’un prétexte pour montrer comment ce couple essaie tant bien que mal de se conformer à la société dans laquelle il vit.
Bien que le film ait quelques longueurs (oui, le film fait 2 h 30), je n’ai pas trouvé ces dernières dérangeantes, car elles servaient ici les propos du réalisateur, en mettant en exergue l’impasse dans laquelle se trouve ce couple et son impossibilité d’avancer, d’accélérer le temps : ils sont obligés de patienter pendant neuf mois, jusqu’à ce que le bébé naisse et que la femme puisse à nouveau retrouver ses talents d’écriture.
Sans tout vous dévoiler, le film semble vouloir nous dire, à travers le destin du petit ami notamment, que la vie dans une telle société n’est peut-être pas faite pour tous et que dans ce cas, il peut être préférable de ne pas chercher à s’y conformer mais au contraire d’essayer d’en sortir…
Retour sur Krisha et le maître de la forêt de Park Jae Beom
À cause d’un emploi du temps chargé, Krisha et le maître de la forêt est le seul film d’animation que j’ai pu voir au FFCP. Pour être plus spécifique, il s’agissait d’un film en stop motion.
J’ai été impressionnée par le travail réalisé sur les décors, les personnages et la mise en scène. En voyant le film, je me suis souvent demandée comment tout cela avait été fait sans effets spéciaux (peut-être que certains d’entre vous connaissent les ficelles de la stop motion, mais cela n’est pas mon cas) ! Dès le début du film, certains messages sont transmis de manière implicite mais claire, ce qui permet à la fois aux adultes et aux enfants de les comprendre. Je pense notamment aux principes de tolérance, de respect des autres croyances et des autres peuples, ou de la protection de la nature. Je recommande donc de voir ce film en famille, bien que je sois un peu déçue que la morale de l’histoire, liant d’une certaine manière la mère de Krisha et l’ours légendaire, soit un peu confuse.

