Après Wendy et Joy, les débuts en solo de Seulgi du groupe Red Velvet démarrent enfin. La danseuse hors pair à la voix éclatante possède le champ libre pour montrer encore plus l’étendue de son talent avec 28 Reasons.
Seulgi nous plonge en plein thriller
28 Reasons est très certainement l’une des plus belles promotions d’artiste de cette année. Si ce n’est la plus belle. C’est dans une ambiance cinématographique de thriller que tout démarre, avec un premier teaser. Tous les codes des films de vengeance qui peuplent le cinéma coréen sont présents. Ce court-métrage est intense et brille par sa photographie, les multiples facettes du personnage dévoilées et un somptueux montage. Cet accompagnement musical avec ce sifflement rend le tout encore plus terrifiant. C’est magnifique !
De nombreuses photos promotionnelles ont aussi vu le jour. Chaque série ayant sa propre identité. Les sentiments généraux qui s’en dégagent sont ceux de la solitude et de la tension. Seulgi se retrouve seule au milieu de grands espaces vides, comme dans un manoir ou dans de vastes jardins. Puis, elle est mise en scène dans un jeu de contraste, passant d’un rouge profond à un blanc éclatant. Couleurs, lumières et cadrage font état d’un personnage troublé, mystérieux à la personnalité double. C’est d’ailleurs ce qu’évoque la vidéo mood-sampler de 28 Reasons. Cependant, face à autant de beaux clichés, j’ai dû me forcer à en sélectionner trois de chacune des séries, mais je vous invite à découvrir le reste sur le Twitter de Red Velvet.












28 raisons de nous faire craquer
Je vais faire en sorte d’être le plus objectif possible. Mettre de côté le fait que Red Velvet est mon groupe préféré et que Seulgi est pour moi une des plus belles voix qui existent. Je prends des risques pour vous ! Mais sans même l’ombre d’un doute, 28 Reasons est une merveille dans le genre. Tout d’abord il y a la voix incroyable de Seulgi, qui vous transmet diverses émotions en prenant une teinte différente à chaque partie de la chanson. J’ai parfois l’impression que plusieurs Seulgi sont en train de chanter dans cette chanson. Le moment divin étant lorsqu’elle prend sa voix tragique et puissante lors des refrains. De quoi donner la chair de poule. Par contre, si je n’étais pas du tout objectif, je demanderais à ce que la voix de Seulgi soit inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Concernant la composition musicale, là aussi, je trouve que nous sommes face à quelque chose de brillant. Démarrant sur une introduction presque a cappella, l’univers se dirige ensuite vers une ambiance très vaporeuse, et qui nous surprend en nous offrant le refrain directement. D’une grande richesse, il brille par ces violons qui l’accompagnent, des bruitages électroniques et ce sifflement entêtant. Cette empreinte musicale se retrouve durant tout le reste de la chanson, mais l’assemblage varie, notamment lors d’un break très sensuel qui permet de laisser place aux superbes high notes. La composition est parfaite et d’ailleurs me fait beaucoup penser à la suite avortée de Monster d’Irene & Seulgi.
De l’ombre à la lumière, puis à l’ombre, avec Seulgi
Le clip de 28 Reasons possède une très belle réalisation. Notamment par la tension dramatique présente tout le long de la chanson, qui est très bien mise en scène. Le bien et le mal sont très clairement représentés par les tenues : robe blanche pour le « bien », shorty et top noir pour le « mal ». D’ailleurs d’autres couleurs s’opposent comme cette puissante lumière rouge face à des teintes bleues et glaciales. Cette question du double est plus qu’omniprésente et pas seulement par le dédoublement physique de Seulgi dans le clip, mais par plusieurs détails. Bien au-delà de ça, elle cherche à exprimer que le bien et le mal peuvent vivre ensemble et se complètent. Au moment de plonger dans le vide, c’est le « mal » qui sauve le « bien ». De quoi remettre beaucoup de choses en question et permettre à 28 Reasons de penser le manichéisme.



Vous vous baladez tout le long dans l’esprit du personnage, mais vous ne savez pas où est la réalité. Tout semble prendre place dans un rêve, avec Seulgi qui se réveille dans un lit au milieu d’un champ. Par moments, vous l’observez par un procédé optique qui déforme l’image, accentué par un filtre rouge qui cette fois s’étale sur tout l’écran. Ainsi, le spectateur peut lui aussi être témoin de ce qui se déroule et le vivre. Ce qui rend la mise en scène encore plus poussée et brillante.
Jinri

