Après un an de silence, Red Velvet fait son retour avec l’album Chill Kill et sa chanson titre du même nom. Un retour à l’esprit plus sombre du groupe, qui nous offre une œuvre correcte.
Le comeback de Red Velvet sous le signe du traditionnel
Chaque retour de Red Velvet s’accompagne d’une superbe promotion accompagnée de photographies toujours aussi sublimes. Cette fois-ci, on retrouve une inspiration traditionnelle oscillant entre les influences coréennes, japonaises et chinoises.












Paravent japonais aux merveilleuses fleurs de lotus, jarre de lune de l’époque Joseon, meuble laqué incrusté d’ornementations de nacre, c’est un voyage temporel que nous offre ce comeback. On retrouve un décor qui fait aussi penser à la Corée du Sud des années 1930, dont la colonisation japonaise s’est propagée jusqu’à l’aménagement des intérieurs des maisons, comme on peut l’observer dans le superbe Mademoiselle de Park Chan-wook.
De superbes vidéos, une pour chaque membre, vont un peu plus dévoiler ce concept et prouver que SM Entertainment met encore les moyens pour Red Velvet et pour ravir les fans comme moi.
Chill Kill, un retour passable…
Je pensais vraiment qu’avec le départ de Lee Soo Man de SM Entertainment, Red Velvet ne verrait plus sa discographie impactée par une signature musicale trop uniforme au sein de l’agence. Bien entendu, c’est bien là la réputation de l’agence de proposer des productions expérimentales se distinguant souvent de ce qui fait la tendance. Cependant, un an après la sortie de Birthday, le constat est le même : trop d’expérimentation tue l’expérimentation.
Je n’ai pas apprécié Chill Kill, et c’est, pour moi, l’une des productions du groupe les moins intéressantes qui soit. La composition patine, offrant des transitions entre les parties plutôt médiocres. Les refrains sont disharmonieux, et quand on sent une volonté de proposer une essence Red Velvet, tout semble mal assemblé. Le refrain manque cruellement de parties saisissantes, et étant, pour moi, le cœur de la chanson, tout devient oubliable.
Certains instruments sont trop poussés et gâchent la composition. Comme la flûte au refrain qui devient agaçante. Ou la partie des cordes au deuxième couplet qui est gâchée par le breakbeat. À contrario, je trouve la structure de base proposée par le premier couplet convenable, le bridge sublime, ainsi que les voix, mais la composition globale forme une sorte de bric-à-brac se cherchant entre Psycho, Feel My Ryhthm et Birthday.
Je souligne tout de même un album globalement réussi. Les autres chansons composant le projet sont réussies, même si, pour une fois dans leur discographie, je ne trouve pas un seul morceau marquant. Ça fait le job et c’est tout… J’espère que le prochain comeback du groupe les remettra au premier plan !
Jinri

