Page 1 : New Trial : Kang Ha Neul crève l’écran
Page 2 : Unforgettable ou Pure Love : un film d’amitié
Page 3 : la scénariste Song Jae Jung : innovation et prise de risque
Page 4 : A Tree with Deep Roots : le drama pour apprendre le Hangeul
Page 5 : Suspicious Partner : le drama qui mêle romance et policier
Page 6 : White Christmas : le web-drama thriller parfait
Page 7 : Yoo Ah In : un artiste dévoué
La scénariste Song Jae Jung : innovation et prise de risque
Voici un mini zoom sur une des artistes de l’ombre, qualificatif que j’aime attribuer aux réalisateurs et scénaristes entre autres. Là où de nombreux scénarios commencent à lasser certains dramavores avec des clichés et des péripéties devenues trop classiques, la scénariste Song Jae Jung a su prendre des risques, écrire des histoires originales et (re)captiver son public. À son actif, des histoires familières mais aussi des narrations intrigantes :
- W (2016)
- The Three Musketeers (2014)
- Nine: Nine Times Time Travel (2013)
- Queen In Hyun’s Man (2012)
- Coffee House (2010)
- The Secret of Coocoo Island (2008)
- High Kick! (2006-2007)
- Cute or Crazy (2005)
- Do the Right Thing (2002-2003)
- The Unstoppables (2000-2002)
- Sunpong Sanbuingwa (1998- 2000)
J’aimerais attirer l’attention sur les dramas que sont Queen In Hyun’s Man, Nine: Nine Times Time Travel et W. Ces trois œuvres ont permis à la créativité de Song Jae Jung de briller. En effet, elle n’a pas la paternité des voyages temporels, par exemple, mais j’ai trouvé sa façon de les réinventer absolument fantastique. Queen In Hyun’s Man possède un scénario très solide et très peu de zones d’ombre, à mon avis. On y trouve une romance entre un homme du passé, qui voyage dans son futur pour changer son présent, et une femme du présent, alors que les voyages temporels de monsieur ne tiennent qu’à un bout de papier. Song Jae Jung continue sur le thème des voyages temporels avec Nine: Nine Times Time Travel mais avec une tout autre trame : un homme retourne dans le passé pour changer le présent. Que ce soit dans le premier exemple ou le second, les différents temps se coupent et recoupent avec dextérité. Enfin, avec W, elle invente un autre univers : un monde fictif qui se mélange savamment avec le monde réel à l’écran. Une narration bien complexe, des péripéties à n’en plus finir et des personnages attachants.
Les scénarios de Song Jae Jung ne sont pas démunis de détails problématiques ni de questions restées sans réponse. Cependant, je ne peux m’empêcher d’admirer son travail et sa volonté de sortir du cadre implicite des dramas coréens. Son habileté à jouer avec les mondes qu’elle crée m’est incroyablement fascinante : de quoi faire tourner les rouages de mon cerveau pour tenter de comprendre toutes les ficelles du jeu.


