Sur le papier, Rugal avait tout pour me plaire : une histoire de vengeance, des combats à chaque épisode, tout ça saupoudré de nouvelles technologies et supporté par un super casting. 16 épisodes plus tard, mon avis est partagé, je vous explique pourquoi.
Informations sur Rugal
- Titre original : 루갈
- Réalisation : Kang Cheol Woo
- Auteur du webtoon : Rel.mae
- Genres : action / biotechnologie
- Durée : 16 épisodes
- Disponibilité : Netflix
Retrouvez toutes les informations sur Rugal dans l’article actualités.
Synopsis
Basé sur le webtoon éponyme, Rugal est le nom d’une organisation secrète qui recrute le détective Kang Ki Beom (Choi Jin Hyuk) après la perte de ses yeux lors d’un conflit avec Argos. Argos est une compagnie louche sur laquelle il enquêtait et dont Hwang Deuk Gu (Park Sung Woong) se sert pour des expérimentations illégales et très peu éthiques.
Grâce aux prouesses de Rugal, Kang Ki Beom va récupérer la vue à l’aide de prothèses oculaires très technologiques et travailler avec une équipe d’êtres humains, eux aussi (légèrement) modifiés, pour combattre Argos.
Casting









Bande-annonce
Sur le papier, Rugal avait tout pour me plaire : une histoire de vengeance, des combats à chaque épisode, tout ça saupoudré de nouvelles technologies et supporté par un super casting. 16 épisodes plus tard, mon avis est partagé, je vous explique pourquoi.
Le casting performant de Rugal
L’un des gros atouts de Rugal est sans conteste le casting. Personnellement, c’est le nom de Park Sung Woong qui m’a attirée pour ses performances dans V.I.P., Man To Man ou The Great Battle ; suivi de près par Choi Jin Hyuk qui m’a bluffée dans Tunnel et par Jo Dong Hyuk et ses combats dans Bad Guys.

Résultat ? Les performances sont à la hauteur des attentes. Les scènes d’action pêchent légèrement par la façon dont elles sont filmées, mais les chorégraphies sont réussies et donnent réellement cette impression de puissance. En effet, les combattants de Rugal sont tous des combattants émérites dont les capacités ont été améliorées par la technologie, il fallait donc que cette force supérieure ressorte bien et c’est le cas.
Jo Dong Hyuk excelle dans son rôle de leader ténébreux et il semble être né pour jouer un combattant. Park Sung Woong est parfait dans le rôle de vilain et il brille par sa méchanceté et sa cruauté sans essayer d’attendrir. Même dans ces moments d’échec, il reste pourri et diabolique jusqu’à l’os et c’est génial. Choi Jin Hyuk m’a légèrement déçue. Il est tout de même très bon dans ce rôle de détective en quête de vengeance, mais également d’homme qui doit s’associer à une intelligence artificielle.

Concernant les acteurs que je ne connaissais pas ou très peu, j’ai vraiment adoré l’énergie et la bonne humeur qu’apportent Jang In Sub et Park Sun Ho. Leurs apparitions à l’écran sont souvent synonymes de moments plus légers, sans pour autant qu’ils soient réduits à leurs rôles de comiques, ce qui les rend tous deux très attachants.
Du côté des femmes, Han Ji Wan est vraiment impressionnante dans ce rôle complexe et à multiples facettes qu’elle endosse. Elle parvient à être froide et ambitieuse sans oublier de montrer un peu de vulnérabilité, bref elle est bluffante. Jung Hye Jin est plus naturelle dans son rôle de combattante, moins présente à l’écran mais ce n’est pas pour autant qu’elle se fait oublier. Elle a un charisme surprenant et son personnage attire subtilement l’attention.
Mention spéciale pour Kim Da Hyun qui a la difficulté de jouer un homme-robot et doit prétendre ne rien ressentir. Il remplit ce rôle avec brio.
Le scénario de Rugal montre ses limites
L’idée principale du scénario autour de la biotechnologie et de la cohabitation entre l’humain et l’intelligence artificielle est vraiment très intéressante. Le développement de cette idée est très bien réalisé, les effets spéciaux et les décors la rendent encore plus vivante et la véhiculent très bien tout au long du drama.
Cependant, ce développement se fait au détriment du reste. Malgré de nombreuses plongées dans leur passé, les personnages manquent de profondeur et d’émotions un peu plus humaines. Par exemple, le personnage de Kang Ki Beom semble survoler le deuil très rapidement et les quelques flash-back de sa vie d’avant ne suffisent pas à amener de l’émotion.

Certains rebondissements sont trop prévisibles, lorsque d’autres sont tellement tirés par les cheveux qu’ils en deviennent difficilement crédibles. Par exemple, le nombre d’hommes de main d’Argos est vraiment irréel.
Le dernier épisode est l’un des pires car il laisse un grand nombre de questions irrésolues, sans pour autant qu’il soit possible d’y répondre dans une saison 2. Ces questions en suspens ne sont pas des cliffhangers, juste des oubliées.
Le rôle de Choi Geun Cheol est également problématique car il est très flou : ses motivations sont incompréhensibles et les tentatives d’explications incohérentes. Aussi bon soit Kim Min Sang, il ne parvient pas à rattraper les errances scénaristiques de son personnage.

Certains choix scénaristiques sont tellement vus qu’ils deviennent lassants, comme le fait que Rugal soit un groupe de garçons avec seulement une fille. Le seul écueil évité est qu’il n’y a pas de romance, ce qui pourrait être un défaut pour certains spectateurs.
Conclusion
Rugal est donc un drama qui avait un potentiel intéressant et vraiment moderne, mais le rendu ne parvient pas à créer l’univers cohérent et immersif attendu. Rugal parvient toutefois à soulever des questions intéressantes sur le rapport entre l’être humain et la technologie et m’a donné envie de lire le webtoon.

C’est un drama intrigant et dynamique, idéal pour les passionnés d’action et de combats. Les acteurs sont impressionnants et de façon générale, toute l’équipe « action » réalise une très belle performance. Le casting est le pilier de cette série et c’est lui qui dynamise les 16 épisodes de Rugal. C’est en effet le talent des acteurs et les scènes d’action qui évitent l’ennui lors du visionnage de ce drama et qui permettent d’arriver au bout. Je dois cependant admettre que je ne me laisserai sûrement pas tenter si saison 2 il y a.
Article rédigé par Laulilau.


