Du 14 au 25 mai a lieu en France le Festival de Cannes 2024. Deux films sud-coréens, I, the Executioner de Ryoo Seung Wan et Walking in the Movies de Kim Lyang, ont été projetés lors de la 77e édition du célèbre festival.
Walking in the Movies de Kim Lyang à Cannes Classics
Le premier film est le documentaire Walking in the Movies de Kim Lyang, projeté ce jeudi 16 mai.

La réalisatrice sud-coréenne, séparée de sa famille pendant la guerre de Corée, est venue à Paris dans les années 1990 pour étudier à l’EHESS et soutenir une thèse portant sur la géopolitique au cinéma. Son premier long métrage documentaire, Dream House by the Border, qui s’intéressait à la DMZ et à l’abandon du district de Cheorwon, a été projeté en 2013 au Festival International du Film de Busan. Cet événement l’a menée à explorer la vie du réalisateur Kim Dong Ho, pilier du monde du cinéma coréen à l’origine du festival en question dans Walking in the Movies.
Le documentaire, dont la voix off est assurée par l’actrice Ye Ji Won, a été diffusé dans la section Cannes Classics, qui regroupe des documentaires et des films célébrant les figures majeures du cinéma, aux côtés de Elizabeth Taylor : Les Enregistrements Perdus de Nanette Burstein ou encore de François Truffaut, le scénario de ma vie de David Teboul.
Il s’agit là du premier documentaire à propos d’un réalisateur sud-coréen diffusé au Festival de Cannes. Kim Lyang et Kim Dong Ho étaient tous les deux sur place pour le présenter.
I, the Executioner de Ryoo Seung Wan en séance de minuit
Le lundi 20 mai, c’est le film criminel I, the Executioner de Ryoo Seung Wan qui a été projeté. On ne présente plus ce réalisateur sud-coréen, habitué des festivals français et qui nous avait fait le plaisir de répondre à nos questions lors du Festival du Film Coréen de Paris 2023, où était diffusé son film Smugglers. Le réalisateur s’était déjà rendu à Cannes en 2005 pour son film Crying Fist, alors projeté à la Quinzaine des réalisateurs.
I, the Executioner est la suite de Veteran, succès sud-coréen de 2015, et se concentre sur une crise à la division d’enquête des crimes violents, dirigée par le détective Seo Do Cheol. Ce dernier recrute un jeune officier idéaliste, Park Sun Woo, lorsqu’un tueur en série annonce dans une vidéo en ligne sa prochaine victime. On retrouve dans les rôles principaux Hwang Jung Min (A Bittersweet Life, The Spy Gone North) et Jung Hae In (Snowdrop, D.P.).
Ce film d’action est sélectionné pour la séance de minuit, une section hors-compétition qui offre une « exposition sur mesure » à des œuvres personnelles, combinant mérite artistique et populaire. Cela fait dix ans que cette section propose chaque année un film sud-coréen. Cette année, I, the Executioner est projeté aux côtés Les Femmes au balcon de Noémie Merlant et de Twilight of the Warrior: Walled in de Soi Cheang, entre autres.

Bien qu’aucun film sud-coréen ne soit présent en compétition cette année, la présence de ces deux films au festival de Cannes, et plus particulièrement celle de Walking in the Movies, témoigne de la reconnaissance croissante du cinéma sud-coréen dans le monde, et par les festivals majeurs.
Sources : Festival de Cannes (1)(2)(3) | Yonhap News Agency

