Qui ne connait pas la petite chouette verte de Duolingo ? Avec 133,1 millions d’utilisateurs actifs mensuels (UAM) au quatrième semestre 2025, l’application d’apprentissage de langues surpasse de loin la concurrence dans le secteur. Il y a presque un an, le cours de coréen pour les francophones était lancé. Vaut-il vraiment le coup ? On a testé pour vous.
Duolingo : c’est quoi ?
Duolingo est une application d’apprentissage de langues étrangères lancée le 19 juin 2012. Son siège social est basé aux États-Unis. L’application est disponible dans plus de 190 pays à travers le monde.
Depuis sa création, Duolingo a toujours fait de son image de marque un atout pour attirer les utilisateurs. L’application mise essentiellement sur le côté attachant de ses personnages pour fidéliser les usagers et notamment de sa mascotte, une chouette verte un peu zinzin et complètement narcissique du nom de Duo.
C’est grâce à cette stratégie qu’elle se démarque des autres applications de langues. Déjà en 2016, année de mon inscription, je recevais des courriels de rappel de Duo tous les jours pour m’inciter à faire une leçon. En 2020, en pleine période Covid-19, Duolingo intensifie sa stratégie marketing ciblée sur les réseaux sociaux. La mascotte Duo s’impose partout sur internet avec une attitude de plus en plus offensive. Reprise de trends et de mèmes, storytelling, collaboration avec d’autres applications et des marques : tout est bon pour faire de Duo une star des réseaux. Son côté déjanté fait le buzz. La stratégie est payante : la compagnie observe une augmentation d’environ 382 % d’UAM entre 2019 et 2025 (1).
Aujourd’hui, Duolingo est leader dans le secteur des applications d’apprentissage de langues, loin devant ses concurrents. Fin 2025, Duolingo c’est :
- 1 milliard de téléchargements cumulés depuis sa création,
- 133,1 millions d’utilisateurs actifs mensuels (UAM),
- 12,2 millions d’abonnés à une des offres payantes,
- entre 15 % et 24 % des parts de marchés des applications d’apprentissage de langues suivant les études,
- 1,037 milliard de revenus annuels en 2025.
Le 30 avril 2025, Duolingo double son nombre de cours disponibles par l’ajout de 148 nouveaux cours à son application, portant son nombre total à 280. Ces chiffres sont tout de même à considérer avec précaution, « 1 cours » signifiant « 1 discipline apprise depuis 1 langue d’interface » (à titre d’exemple, le cours d’anglais pour francophones et le cours d’anglais pour hispanophones comptent pour deux cours). Plus précisément, Duolingo permet d’apprendre 40 langues et les maths, la musique et les échecs depuis 28 langues d’interfaces différentes.
L’application s’appuie un système d’énergie, qui se recharge complètement en 24 h. Faire une leçon utilise un peu d’énergie. Il est possible d’en restaurer en ayant de bons scores aux leçons.
Elle est gratuite avec publicité. Deux offres premium, SUPER Duolingo et Duolingo MAX, permettent d’accéder à du contenu complémentaire.
Le nouveau cours de coréen en français sur Duolingo : pour et contre
Ces dernières années, la langue coréenne a le vent en poupe. En 2025, elle décroche même la 6e place des langues les plus apprises sur Duolingo, devançant l’italien.
Jusqu’à présent, il n’était possible d’apprendre le coréen que depuis les interfaces en anglais, en japonais et en chinois. Depuis avril 2025, le cours de coréen est disponible dans 20 langues, dont le français. Cet ajout rend cette langue accessible à un nouveau panel d’utilisateurs, ayant un impact direct sur les statistiques en hausse pour cette année 2025. Le coréen est d’ailleurs, dans sept pays dont la France, la deuxième langue dont le nombre d’apprenants augmente le plus.
Sur Duolingo, il faut savoir que les cours des différentes langues ne sont pas créés depuis un modèle identique. Chaque cours (comprendre couplage « langue apprise » avec « langue d’apprentissage ») est unique. Ils ne présentent ni les mêmes types d’exercices, ni les thèmes et les points linguistiques dans le même ordre. Si les cours de coréen depuis les interfaces anglaises et françaises se ressemblent, les cours des autres langues, comme l’espagnol ou bien l’anglais, sont complètement différents. Ainsi, bien que nombre des arguments avancés ci-dessous puissent s’appliquer à l’ensemble de l’application, cette analyse se focalise sur le cours de coréen pour les apprenants français dans sa version gratuite.
Comment est constitué le cours ?
Au moment de la publication de cet article, le cours de coréen pour francophones sur Duolingo est composé de six chapitres de niveaux progressifs. Chaque chapitre est divisé en unités (10 pour le premier et jusqu’à 250 pour le dernier), construites chacune autour d’un thème et d’un point de grammaire ou de conjugaison. Pour valider une unité, il faut parcourir entre 5 et 8 paliers, comprenant de 1 à 6 leçons chacun.
Le parcours d’apprentissage est progressif et mesuré grâce à un score. Celui-ci est en phase avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Les cours de coréen en français permettent actuellement d’obtenir un score maximal de 100, ce qui correspond à une fin de niveau B1 (intermédiaire). Il est fort probable que les chapitres des niveaux supérieurs soient mis à jour dans le futur. Dans sa lettre aux actionnaires du 26 février 2026, le PDG de Duolingo affirme vouloir développer les cours des 9 langues les plus étudiées (incluant le coréen) jusqu’au score 129, soit une fin de niveau B2 (autonome).
Comme pour la plupart des langues n’utilisant pas l’alphabet latin, le cours de coréen possède en plus de la page des leçons un onglet « Lettres » permettant d’apprendre l’alphabet coréen, le hangeul. Grâce à des exercices répétitifs, il permet aux apprenants d’intégrer les voyelles simples et doubles ainsi que les consonnes simples, aspirées et tendues.






Le contenu des leçons
Duolingo est une méthode d’apprentissage qui se base sur l’intégration par l’immersion. On n’y retrouve donc aucune explication écrite concernant les règles de grammaire, de syntaxe et de conjugaison. Comme les petits enfants, l’apprenant est mis en contact avec des mots et des phrases qu’il apprend à utiliser dans un certain contexte. C’est la régularité et les répétitions qui sont les points clés de la méthode Duolingo.
Il existe différents types de leçons :
- Compréhension écrite : traduction (coréen vers français), choix d’une traduction accompagnée d’images (coréen vers français)
- Expression écrite : traduction (français vers coréen), associations de mots avec leur traduction (français vers coréen), choix de la bonne réponse à une question (coréen vers coréen), choix d’une traduction parmi une sélection de mots (français vers coréen)
- Compréhension orale : associations de sons avec leur écriture (coréen vers coréen), transcription d’un énoncé (coréen vers coréen), réponse à des questions en lien avec une histoire courte audio (coréen vers français et coréen)
- Expression orale : lecture d’un texte (coréen vers coréen), répétition d’un énoncé (coréen vers coréen)











Pour réaliser ses leçons, l’utilisateur est accompagné des dix personnages phares de l’application, ayant chacun une identité visuelle et une personnalité uniques. À cela s’ajoutent cinq personnages propres à la leçon de coréen : Minjun, Bora, Monsieur Miaou (야옹씨), Anna et Peter.

2012-2026 : quels progrès ?
Lors de son lancement en avril 2025, le cours de coréen en français n’était clairement pas abouti. Bugs, erreurs, incohérences… Le programme était une telle catastrophe que j’ai continué mon apprentissage depuis l’interface anglophone pendant quelque temps. On percevait clairement que les leçons étaient calquées sur sa version anglaise, mais traduites de manière hasardeuse avec l’intelligence artificielle. Une grosse déception !
Cela fait bientôt un an que le cours en français est sorti. Le contenu du programme s’est bien stabilisé, atteignant un niveau satisfaisant pour son utilisation. Quelles sont ces améliorations ?
Bon nombre de détracteurs disent que Duolingo ne propose pas de mises en situation pouvant être réutilisées. Qu’on se le dise, c’est de l’histoire ancienne ! Si les premières leçons d’anglais dans les années 2010 faisaient en effet apprendre des phrases telles que « Le crabe est sur la chaise » et « La tortue boit du lait », c’est maintenant révolu. Les thématiques sont aujourd’hui axées sur le voyage ainsi que sur la vie sociale et quotidienne dans le pays. Les leçons du chapitre 1 du cours de coréen en français ont d’ailleurs pour thèmes : commander au restaurant, se présenter, parler de l’âge, assister à un événement social, demander son chemin, parler des passe-temps… Que du vocabulaire vraisemblablement utile !
À plus courte échelle temporelle, Duolingo effectue ces derniers temps des mises à jour qui facilitent l’expérience d’apprentissage des utilisateurs. Parmi elles :
- le fait de pouvoir déplacer un mot dans sa réponse librement : avant, l’utilisateur devait désélectionner tous les blocs de mots puis les replacer dans le bon ordre
- le fait d’avoir changé les vies en énergie : auparavant, une vie était perdue à chaque erreur, si bien qu’un débutant pouvait rester bloqué après avoir fait seulement une leçon par jour
- le fait que les petites erreurs (comme l’oubli d’un déterminant) ne comptent plus comme une faute : une chance est laissée à l’utilisateur de se corriger sans lui enlever directement des points d’énergie
- l’ajout de la fonction « expliquer mon erreur » en version gratuite : la compréhension des fautes est essentielle pour progresser, d’autant plus lorsque l’application ne propose pas de leçons de linguistique
Duolingo coréen en français : les avantages
Par rapport aux autres applications permettant l’étude du coréen en français, Duolingo se démarque sur plusieurs aspects :
- les équivalences avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) et la certification du contenu des cours,
- le nombre et le niveau avancé de leçons : 630 unités jusqu’au chapitre 6, soit environ 7 860 leçons pour 400 à 655 h de cours (moyenne pour la durée d’une leçon comprise entre 3 à 5 minutes). Il faudrait donc 3 ans pour terminer ce cours en étudiant 15 minutes par jour et 1 an et demi en étudiant 30 minutes (2),
- la présence d’un test de placement permettant de passer aux niveaux supérieurs directement quand on n’est pas grand débutant,
- la permission de revenir sur les leçons déjà validées autant de fois que souhaité,
- la reconnaissance vocale aboutie : sur d’autres applications testées, même avec une prononciation correcte les sons ne sont pas toujours reconnus et validés,
- les leçons disponibles hors connexion,
- la disponibilité de l’application sur plusieurs appareils (smartphone, tablette, ordinateur).
Duolingo coréen en français : les inconvénients
Comme tout produit, Duolingo comporte son lot de défauts.
La principale réside dans sa méthode d’apprentissage elle-même. En effet, Duolingo n’est pas une méthode de langue complète. Bien qu’on y trouve des leçons, les principes langagiers sont déduits à force de répétitions en contexte par les apprenants au lieu d’être expliqués. De ce fait, l’application ne peut pas être utilisée comme seule source pour l’apprentissage d’une langue. Dans sa forme actuelle, elle ne remplacera jamais un cours avec un professeur ou un manuel scolaire.
Bien que cela soit en voie d’amélioration, le cours de coréen en français comporte de nombreuses erreurs de langage et des inexactitudes de traduction. C’est pourquoi il est impératif de coupler son usage avec des sources certifiées. Ce constat flagrant dans les premiers niveaux est toutefois expliqué par le fait que les structures de phrases sont introduites de manière progressive. Si au chapitre 1 on apprend que « 두부 감사합니다 » signifie « Merci pour le tofu », ce qui est grammaticalement faux, les chapitres supérieurs reviennent sur le même thème et des phrases plus développées et grammaticalement correctes sont présentées. Ainsi, chaque thème est revu et augmenté en niveau plusieurs fois le long du parcours.
Ces problèmes de traduction viennent directement du fait que Duolingo a massivement investi dans l’intelligence artificielle (IA) ces trois dernières années. Au lancement du cours de coréen en français en avril 2025, dans un communiqué à destination des investisseurs, la direction de Duolingo se félicitait des performances acquises avec l’IA :
« Développer nos 100 premiers cours nous a pris 12 ans, et maintenant, en l’espace d’un an, nous sommes capables de créer et de lancer presque 150 nouveaux cours. C’est un bel exemple de comment l’IA bénéficie directement à nos apprenants. »
Mais à quel prix ? Si « seulement » 100 cours ont été développés en 12 ans, c’est qu’ils l’étaient par des professeurs. Fin 2023-début 2024, lors de la mise en place de sa campagne AI-First, Duolingo se sépare de 10 % de ses contractuels, pour beaucoup alors affectés aux tâches de traduction.
Actuellement, les utilisateurs peuvent signaler les erreurs, mais les modifications se font désirer. En résumé, si l’IA a permis de rendre accessible des langues réservées aux anglophones au plus grand nombre, c’est au prix de la qualité de son contenu.
Pour finir, Duolingo est une application de type freemium. Si l’accès à l’éducation y est gratuit, cela va forcément de pair avec quelques inconvénients liés à ce modèle économique. Les publicités y sont récurrentes, en moyenne une à deux après chaque leçon. Certaines fonctionnalités ne sont accessibles qu’avec les deux offres payantes SUPER Duolingo et Duolingo MAX. Mis à par la suppression des publicités, celles dont l’absence se font vraiment sentir en version gratuite sont les énergies illimitées (qui bloquent le nombre de leçons pouvant être validées dans la même journée) et la liste de mots appris (qui ne permettent pas de réviser le contenu étudié sur l’application en dehors de celle-ci).
En bref : pourquoi, malgré tout, je continue d’utiliser Duolingo ?
J’ai testé de nombreuses applications pour l’apprentissage des langues ces 10 dernières années. Pourtant, Duolingo est la seule que je continue d’utiliser au quotidien. Pourquoi ?
Fluidité des cours
Malgré ses défauts, Duolingo possède une ergonomie et des fonctionnalités qui rendent son utilisation facile et agréable.
Son contenu comme son apparence sont aboutis et entièrement en français. Les onglets, les icônes et les graphismes sont plaisants à l’œil. Le design global ne donne pas l’impression de sortir d’un manuel scolaire, ce qui encourage l’utilisateur à rester sur l’application.
Duolingo propose énormément de niveaux, là où de nombreuses applications se destinent uniquement aux débutants. À titre de comparaison, en utilisant l’application entre 5 à 20 minutes par jour pendant une année complète, j’ai pu avancer dans une langue où j’étais grande débutante jusqu’au niveau 20, soit milieu de A1. Ce niveau était suffisant pour me faire comprendre de manière basique lors d’un voyage à l’étranger. Tout ça pour dire que l’application ne manque pas de contenu. Si vous vous y plongez en tant que grand débutant, vous aurez quelques années de leçons devant vous avant d’en venir à bout.
D’autant que l’application propose de nombreuses langues, il n’est donc pas nécessaire de passer d’une application à l’autre pour étudier plusieurs langues en simultané.
Cependant, si je devais retenir un seul argument qui m’a fait choisir Duolingo par rapport aux autres applications de langues, c’est son adaptabilité. Grâce aux onglets de cours et d’apprentissage de l’alphabet séparés (souvent imbriqués dans les autres applications), il est possible d’avancer sur les deux cursus indépendamment l’un de l’autre. Grand débutant ? Je commence par charbonner mon alphabet. Je maitrise déjà le hangeul ? Je me concentre davantage sur les leçons. Sur ce même principe, même si le cours suit un déroulement logique, il est possible de revoir les leçons passées autant de fois que souhaité sans que les exercices soient identiques : l’application génère de nouveaux exercices du même thème et du même niveau. Dernièrement, un petit détail, mais pas des moindres : la possibilité de passer les exercices audio et de prononciation. Évidemment contre-productive si utilisée à l’excès, cette fonctionnalité est très pratique pour continuer de faire ses leçons dans les lieux où il n’est pas possible de faire de bruit, comme les transports en commun. C’est d’ailleurs à cause des exercices de prononciation qui arrivaient toujours au mauvais moment que j’ai fini par lâcher toutes les autres applications.
Expérience utilisateur et marketing : entre jeu vidéo et réseau social
Au-delà du contenu des cours, Duolingo, c’est une expérience addictive. Clairement assumée, la stratégie de gamification de l’application fait tout pour donner envie aux utilisateurs de rester.
Au sein de l’application, on trouve plusieurs onglets rappelant les jeux vidéo et les réseaux sociaux. L’onglet « Quêtes » incite à compléter des objectifs pédagogiques quotidiens, l’onglet « Division » fait un classement des apprenants les plus studieux de la semaine et l’onglet « Fil d’actualité » regroupe nos progrès et ceux de nos amis. Enfin, la série, dont le logo est une petite flamme qui n’est pas sans rappeler celle d’un célèbre réseau social jaune, est prolongée dès une leçon validée dans la journée. Il est possible de partager une flamme à deux, ce qu’on appelle « série entre amis », avec cinq personnes au plus.





Lors de mes premiers pas sur l’application, je n’étais pas très assidue. La donne a complètement changé quand j’y ai embarqué ma famille et que nos cours respectifs sont devenus sujets de conversation à Noël. Comme le montre cet exemple, Duolingo mise sur les encouragements et la compétition entre les utilisateurs pour les pousser à être persévérants dans leur apprentissage.
Au-delà du contenu des différents onglets, c’est la mascotte Duo qui séduit les utilisateurs et fait connaitre l’application au grand public. Elle complimente les apprenants toujours de manière extravagante à la fin des leçons avec des animations rigolotes, mais surtout, elle menace ! Gare à celui qui tarde à faire sa leçon journalière ! Notifications, icônes et widgets qui changent de design, compte à rebours… Duo met la pression. Si cela peut s’avérer lourd ou culpabilisant pour certains, cette stratégie tout en humour et ironie ne manquera pas de faire sourire les autres.













En plus d’être constamment dans vos notifications, Duo est partout sur les réseaux et même dans la rue pour vous rappeler sa présence ! Parmi les dernières campagnes marketings marquantes, on peut citer le (faux) décès de Duo, son (faux) mariage et son opération de street marketing dans plusieurs villes de France, où on pouvait voir des messages tels que « Tu pourrais apprendre le coréen pendant que tu marches » ou encore « 5 minutes sur Duolingo > 5 minutes sur Insta » tagués sur les trottoirs.

Pour conclure
Duolingo est en 2026 la plus grande application d’apprentissage de langues étrangères, que ce soit en termes du nombre d’utilisateurs actifs mensuels (UAM), du chiffre d’affaires ou de la quantité de contenu. Sa mascotte Duo, une chouette verte, fait sensation sur les réseaux et au sein de l’application pour fidéliser les utilisateurs. L’application est multiplateforme, couvre 40 langues (dont 8 depuis l’interface en français) et son ergonomie est dynamique et amusante, ce qui la rend facile et agréable à utiliser.
Cependant, Duolingo n’est pas une méthode de langue constituée de cours structurés. En effet, l’application ne contient aucune leçon explicative de linguistique (grammaire, conjugaison, syntaxe…). De plus, son contenu majoritairement généré par IA comporte des inexactitudes et des erreurs. Il est donc impératif de compléter son apprentissage avec d’autres ressources plus structurées : cours avec un professeur, manuels scolaires, méthodes de cours en ligne…
Malgré ses défauts, Duolingo est l’application gratuite disponible en français la plus aboutie pour apprendre le coréen. Sachant qu’aucun point linguistique n’est expliqué, à chaque nouvelle structure grammaticale ou de conjugaison introduite, je consulte un manuel ou un cours en ligne expliquant son utilisation. Finalement, j’utilise Duolingo davantage comme un apport quotidien de vocabulaire, pour continuer de mémoriser et d’enrichir ma banque de mots.
Avoir assez de temps pour ouvrir un manuel n’est pas si aisé dans la vie de tous les jours, alors qu’on peut utiliser une application partout et à tout moment de la journée. Après 10 ans d’utilisation, dont un usage quotidien depuis bientôt 1 an et demi, je constate une amélioration significative de mon niveau en langues. Au delà d’être un simple outil éducatif, Duolingo aide surtout à construire une habitude positive et productive. Grâce à elle, j’ai remplacé mes envies de traîner sur les réseaux sociaux par l’apprentissage de langues étrangères !
Notes :
(1) Données calculées à partir des chiffres officiels : 27,3 millions d’UAM en 2019 contre 131,7 millions en 2025 (moyenne des quatre trimestres : 130,2M, 128,3M, 135,3M et 133,1M).
(2) Données calculées à partir des chapitres disponibles sur l’application :
- Chapitre 1 : 10 unités d’environ 6 paliers = environ 60 paliers, soit environ 200 leçons
- Chapitre 2 : 30 unités d’environ 8 paliers = environ 240 paliers, soit environ 660 leçons
- Chapitre 3 : 30 unités d’environ 8 paliers = environ 240 paliers, soit environ 660 leçons
- Chapitre 4 : 60 unités d’environ 5 paliers = environ 300 paliers, soit environ 840 leçons
- Chapitre 5 : 250 unités d’environ 4 paliers = environ 1000 paliers, soit environ 2750 leçons
- Chapitre 6 : 250 unités d’environ 4 paliers = environ 1000 paliers, soit environ 2750 leçons
Sources : Site officiel Duolingo (1) (2) (3) | Blog Duolingo (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) | Duolingo Investor Relations (1) (2) (3) (4) (5) (6) | Commission des valeurs mobilières des États-Unis (United States Securities and Exchange Commission – SEC) (1) (2) | DuolingoData | App Magic | Industry Research | Strategic Revenue Insights | Creapills | Radio France | So Busy Girls | CBS News
Sources images : Site officiel Duolingo | Blog Duolingo (1) (2) | Duolingo Press Kit | Duolingo Brand Guidelines | Duolingo Investor Relations | Instagram Duolingo France (1) (2)




