Ce 1er février 2024, les hiboux Liz et Rachmon ont eu l’opportunité d’assister au Forum Soft-Power Corée-Europe organisé par le think-tank KEY au cinéma l’Arlequin, à Paris. Cet événement, organisé en partenariat avec Netflix, a été l’occasion pour elles d’en apprendre davantage sur la place du soft-power sud-coréen sur la scène internationale !
Présentation de KEY et du Forum Soft-Power Corée-Europe
KEY (Korea – Europe & You) est un think-tank créé en 2022 par Philippe Li, dont l’objectif, comme son nom l’indique, est de renforcer la coopération entre l’Europe et la Corée. KEY cherche ainsi à réunir les acteurs économiques et intellectuels d’Europe et de Corée afin d’échanger sur des questions sociétales, économiques et environnementales, de mener des projets conjoints et de parvenir à des solutions concrètes. Pour y parvenir, le think-tank s’appuie particulièrement sur les jeunes générations et sur une approche transgénérationnelle.
Ce 1er février 2024, KEY a donc organisé le forum Soft Power Corée-Europe, un événement inaugural permettant au think-tank de partager ses valeurs, tout en donnant l’occasion aux acteurs présents de rencontrer de prochains partenaires pour mener des projets franco-coréens.
Retour sur le Forum Soft-Power Corée-Europe
Ce 1er février, Liz et Rachmon sont arrivées aux alentours de 17 h 30 au cinéma l’Arlequin afin de récupérer leurs badges pour K.Owls. Elles y ont été accueillies par Lomana, hibou bénévole au forum. Après avoir discuté avec d’autres invités et échangé avec l’autrice de « Notre pays », Hélène Casado, les hiboux ont rejoint la salle de cinéma allouée pour le forum.
Propos introductifs sur KEY et le soft-power coréen
Avant la première partie, plusieurs invités de marque ont rejoint la scène pour ouvrir le forum.
Ainsi, la sénatrice Catherine Dumas, présidente du groupe d’amitié France-Corée du Sud au Sénat a pu inaugurer l’événement en soulignant l’importance de ce genre d’événement pour rapprocher la France et la Corée. La présidente de l’Institut Français Eva Nguyen Binh a ensuite soutenu que la France avait beaucoup à apprendre de la Corée du Sud en termes de soft-power.
Enfin, après la présentation des objectifs de KEY par son président Philippe Li, l’ancien Premier ministre et parrain de l’événement Jean-Pierre Raffarin n’a pas manqué de rappeler le rôle primordial de la culture dans la diplomatie et les intérêts d’une coopération renforcée entre la Corée du Sud et l’Europe, qui « n’est que la France élargie ».



Première partie : tables rondes sur le soft-power sud-coréen
La première table ronde, « Comment la Corée renouvelle-t-elle le concept de culture en combinant art, innovation, esthétique et marketing ? » était tenue par Fiona Bae (consultante en communication), Arnaud Bertrand (conservateur en charge des collections coréennes au Musée Guimet), Jin Woo Park (président de TMONET), Christophe Pradère (président du cabinet de conseil BETC Design) et Hae Shin Lim (consultante à Hyphen consulting).
Nous avons pu y apprendre que l’influence internationale de la culture coréenne ne datait pas d’hier mais qu’au contraire, elle avait pu influencer la culture japonaise par l’introduction de l’art du thé, tandis que l’envoi du premier ambassadeur français en Corée, Victor Collin de Plancy, à la fin du XIXe siècle, a été l’occasion de faire connaître l’art coréen en France.
La table ronde a aussi été l’occasion de souligner le fait que la culture coréenne, au-delà du palli palli, n’a pas peur d’innover, de franchir les normes et de « remixer » les autres cultures, comme le montre le théâtre des lumières à Séoul. L’absence de toute fixation dogmatique lui permet d’être facilement appréhendée par les personnes du monde entier, qui se retrouvent tous dans la culture coréenne mais qui peuvent aussi y voir une sorte d’exotisme.
La seconde table ronde, « La Corée à l’écran : d’où vient l’attrait mondial des films et des séries coréens ? », était animée par Pierre Giacometti (président du cabinet de conseil NoCom), Sarah Lelouch (productrice et réalisatrice), Emmanuelle Spadacenta (rédactrice en chef du magazine Cinemateaser) et Jérôme Peyrot (directeur de contenu marketing Samsung France).
Il y a été rappelé que des films comme Parasite et des séries telles que Squid Game ont été, grâce aux plateformes, un véritable moteur dans la popularisation des films et des séries coréens en Occident, en dépit de la barrière linguistique.
L’année 2024 marque également un tournant dans la diffusion des films coréens en France dans la mesure où les distributeurs français ne se limitent plus au « filtre » du Festival de Cannes mais font confiance à de nouveaux réalisateurs tels que Jason Yu (Sleep) ou Lee Sol Hui (Greenhouse). En dépit du succès croissant du cinéma coréen, le public français reste assez peu familier des acteurs et des réalisateurs coréens, et ne maîtrise pas toutes les clés pour comprendre leurs œuvres, notamment en raison des différences culturelles entre les deux pays. Les professionnels du cinéma répondent alors à ce problème par la l’écriture de magazines dédiés et par la mise en place de cours universitaires dédiés au cinéma coréen.


Deuxième partie : projection des deux premiers épisodes de A killer paradox
Les tables rondes ayant duré plus longtemps que prévu, Liz a dû partir avant la deuxième partie de l’événement. Mais Rachmon a pu assister à la projection des deux premiers épisodes de A killer paradox en exclusivité.
Nous vous en parlions il y a quelque temps, il s’agit du nouveau drama de Lee Chang Hee, qui avait déjà réalisé Stranger From Hell, avec Choi Woo Sik et Son Suk Ku en acteurs principaux. Choi Woo Sik joue Lee Tang, un jeune étudiant à l’université qui rêve de partir au Canada et travaille dans une supérette en parallèle de ses études. Suite à un concours de circonstances, il finit par tuer quelqu’un. La police mène donc l’enquête et c’est le détective Jang Nan Gam joué par Son Suk Ku, qui se retrouve en charge de l’affaire. Commence alors une course-poursuite entre les deux personnages.
Voici l’avis de Rachmon : « Les dramas noirs ou thrillers ne sont normalement pas un genre qui m’attire particulièrement, mais l’histoire était très prenante et je me suis retrouvée happée par l’intrigue sans même m’en rendre compte. L’heure est vite passée et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. C’était très intense comme premier épisode ! C’était aussi un plaisir de revoir Choi Woo Sik sur petit écran. Je suis curieuse quant à l’évolution de son personnage au fil de l’histoire. J’ai également pu découvrir Son Suk Ku et j’ai hâte d’en voir plus de sa part ».

Conclusion et remerciements
Liz et Rachmon ont passé une soirée à la fois très instructive et divertissante. La première partie leur a permis d’écouter des intervenants français et coréens, issus de divers horizons, s’exprimer sur leur perception du soft-power coréen et les raisons de sa popularité dans le monde et en France. La deuxième partie a quant à elle été l’opportunité de voir ce à quoi pouvaient mener des coopérations économiques et culturelles entre les États-Unis et la Corée, prouvant que la France et l’Europe ont beaucoup à gagner en renforçant ses partenariats avec l’industrie culturelle sud-coréenne.
Nous tenons à remercier KEY d’avoir invité Korea’s Owls à cet événement qui était une première pour Liz et Rachmon, ainsi que les partenaires de l’événement et l’ensemble des intervenants qui ont permis à ce forum d’être si intéressant !
Source : KEY
Photographies : Rachmon pour K.Owls
Article rédigé par Liz et Rachmon

