Depuis peu, ATEEZ a clôturé une ère musicale nommée The World qui s’est étendue de juillet 2022 à décembre 2023. Celle-ci a été alimentée par trois albums respectivement nommés Movement, Outlaw et Will. Ces opus ont sans nul doute marqué un tournant dans la progression musicale du groupe à travers un univers dystopique et cyberpunk que nous allons analyser dans cet article !
La création d’une dystopie
- Artiste : ATEEZ
- Albums : The World Ep.1 : Movement, The World Ep.2 : Outlaw, The World Ep.Fin : Will
- Dates de sortie : 29 juillet 2022, 16 juin 2023, 1er décembre 2023
- Genres : Pop, Rock, Hip Hop, Synthwave, Alternatif
- Nombre de pistes : 25
Se plonger dans l’univers de ATEEZ
Pour bien cerner le concept de cette ère, il est important de comprendre quelques points importants de l’univers créé par ATEEZ.
Comme je l’ai mentionné dans mon dernier article spécial, ce groupe est sans nul doute l’un de ceux qui jouent le plus avec la carte de l’imaginaire dans toutes ses activités. Et cela ne date pas d’hier ; dès ses débuts, l’agence de ATEEZ (KQ Entertainment) a mis un point d’honneur à se démarquer par la création d’un monde parallèle.
Découpée, pour le moment, en trois ères distinctes, Treasure, Fever et The World, l’histoire du groupe a commencé par la recherche d’un trésor (Treasure) en tant que pirates échoués dans un désert. Par la suite, nous avons rencontré les alter ego des membres du groupe venant d’une autre dimension. Attisant la curiosité avec d’autres personnages imaginaires tels qu’un Gardien Android vêtu de blanc qui semble les suivre ainsi qu’un étrange sablier, c’est à partir des albums Fever que l’univers de ATEEZ a pris un tournant.

Effectivement, par la suite, chaque opus physique a inclus une version « Diary », un livret apportant des détails sur l’histoire. Dans chacun d’eux, on peut y trouver des récits tantôt à la première personne avec plusieurs perspectives, tantôt en point de vue omniscient. Cela a permis aux fans de suivre les péripéties des membres du groupe dans cette saga fictionnelle, où l’univers fantastique prend son inspiration de nombreuses dystopies, œuvres de science-fiction et certains contes.
Bien sûr, il serait aisé de faire un long article pour ne parler que de ces nombreuses références, pour détailler l’histoire et toutes les théories faites pour chaque sortie. Néanmoins, je vais essayer de vous en faire un résumé qui permettra d’entrer dans l’histoire des albums The World avec plus de facilité.

Entrer dans une dimension parallèle
Par le biais de son univers, ATEEZ a pu introduire l’entrée dans le thème dystopique par bien des façons. Celle-ci avait commencé par « Fireworks » de l’album Zero : Fever Part.2, également mise en scène dans cette performance à l’émission Kingdom: Legendary War :
Dans les livrets des albums précédents, les personnages incarnés par les membres du groupe se retrouvent mystérieusement happés dans une dimension parallèle grâce à un sablier magique. Ils découvrent ainsi un monde semblable au nôtre, tout en étant dominé par la tyrannie d’un personnage nommé Z. Ce dernier a bâti ce que ATEEZ appelle le Gouvernement Central qui, par bien des façons, contrôle la population, de ses émotions à son mode de vie. On peut y voir des clins d’œil au livre 1984 de George Orwell et Le Passeur de Lois Lowry ou au film Equilibrium de Kurt Wimmer.
Toutes ces descriptions concordent avec ce que l’on connaît d’une dystopie, étant une société imaginaire présentée comme étant parfaite aux yeux de ses dirigeants, mais liberticide pour ses citoyens. Le monde est ainsi effrayant aux yeux des personnages lorsqu’ils prennent conscience que le projet politique et social va trop loin.
C’est ainsi le cœur même de The World, qui, comme son nom l’indique, nous décrit les aventures de ATEEZ dans ce nouveau monde où les citoyens sont aliénés par les consignes du Gouvernement Central. Ayant reçu pour mission de changer l’ordre des choses, ils vont s’allier avec quelques personnages ayant croisé leur route pour créer une brèche dans cette matrice et donner la possibilité, à qui le veut bien, de retrouver la liberté de penser et d’agir.
Suivant le fil de ce récit d’anticipation, la production musicale de ATEEZ a pris un tournant important pour faire entrer l’auditeur dans l’ambiance sombre, froide et tyrannique adéquate.
Rendez-vous à la page 2 pour passer, vous aussi, dans cette dimension parallèle !

