Sommaire
Page 1 : Le soleil et la lune
Page 2 : La pie avec la bonne approche
Page 3 : Origine de la gentiane scabreuse
Page 4 : Le tigre sans queue
Page 5 : Le paradis d’Oneuli
Page 6 : Le tigre qui récompensa la piété filiale
Page 7 : L’origine de la Grande Ourse
Origine de la gentiane scabreuse
Il était une fois un bûcheron qui avait l’habitude d’aller couper du bois dans les montagnes.
Un hiver, alors qu’il neigeait, il vit une hase creusant dans la neige. Celle-ci finit par trouver une racine et commença à la lécher. Le bûcheron s’approcha d’elle pour lui demander ce qu’elle était en train de faire. La femelle du lièvre répondit que son mari était malade et qu’elle cherchait un moyen pour le guérir. Puis, la hase disparut.
Le bûcheron, curieux, ramassa la racine et la lécha. Le goût était amer. L’homme n’était pas content, il pensait que la hase s’était moquée de lui. Mais, il se rappela qu’un dicton disait qu’un remède amer peut être bénéfique pour un malade. C’est alors qu’un vieil homme arriva. Le bûcheron lui demanda comment il était parvenu à se déplacer dans les montagnes avec toute cette neige qui tombait. Le vieil homme répondit qu’il était le dieu de la Montagne. Le vieil homme ajouta qu’il avait pris l’apparence de la hase plus tôt pour montrer au bûcheron l’existence d’une plante.
C’était une récompense pour le bûcheron car il s’occupait toujours des animaux de la montagne. Lorsque le vieil homme disparut, le bûcheron s’empressa de déterrer les racines afin de pouvoir les vendre. Cette racine est appelée gentiane scabreuse.
Texte : Mia
Source : COYAUD Maurice, LI Jin-Mieung, Contes et légendes de Corée. Flies France, 2005


