Mardi 5 Novembre : FFCP 2019 Jour 7
Dernier jour de festival. La tristesse que ce soit déjà fini se fait sentir aussi bien chez les bénévoles que les spectateurs qui attendent tranquillement dans le vent froid. Beaucoup des personnes présentes ont été convaincues par la conférence de An Cha Flubacher-Rhim de venir assister à ce documentaire sur la vie de Im Kwon Taek, l’un des réalisateurs coréens le plus prolifique : Gravity Of The Tea. La critique est d’ailleurs présente dans la salle pour cette séance, décevante. En effet, Jung Sung ne parvient pas à me séduire et m’ennuie même profondément par ses plans longs et le manque de rythme de ce documentaire. La seule partie intéressante est celle où la femme de Im Kwon Taek se confie à la caméra car elle permet aux spectateurs d’en apprendre davantage sur l’homme qui partage sa vie.
Quelques phrases retiennent également mon attention dans la conférence que le réalisateur donne dans une école de cinéma à son nom, à Busan. Ce n’est cependant pas assez pour susciter ma curiosité et c’est donc avec le sentiment amer d’être totalement passée à côté du film que je sors de la salle.

Une pause accompagnée d’un thé et d’un muffin plus tard, et me voici dans l’effervescence de l’attente pour la cérémonie de clôture de cette 14e édition du Festival du Film Coréen à Paris. Pour beaucoup, la cérémonie de clôture est un mélange de sentiments : le soulagement de pouvoir enfin se reposer, la tristesse de ne pas pouvoir revoir une aussi belle sélection de films coréens avant un an, la satisfaction des films vus, le bonheur de débattre entre passionnés des films et acteurs appréciés pendant le festival, la nostalgie déjà présente de réaliser que c’est le dernier jour de retrouvailles, les échanges de contacts, l’impatience de savoir quels sont les films récompensés, les spéculations… tous ces moments qui font que l’attente ne semble durer que quelques minutes avant de prendre place dans la salle.
Les traditionnels remerciements débutent et même si mes applaudissements étaient présents, je me joins à ces derniers pour remercier tous ceux qui permettent un si bel événement. Vient le moment de décerner les récompenses propres au Festival du Film Coréen à Paris :
- Prix du Jury Étudiants du meilleur court métrage : The Calm (고요) de KIM Tae Wan
- Mentions spéciales du Jury :
- Empty (상팔자) de KIM Min Jae
- Behind the Hole de SHIN Seo Young
- Prix Kia Motors du meilleur court d’animation : The Levers (레버) de KIM Bo Young
- Prix Flyasiana : Proud Mary (우리는 서로에게 ) de KIM Da Som
- Aide à la post-production FFCP & Keystone Films pour le meilleur projet : Return de KWON Hang
- Prix du Public : MAL-MO-E: The Secret Mission (말모이 ) de EOM Yoo Na
Ainsi, comme le veut la tradition, le court-métrage gagnant du prix FlyAsiana est projeté avant le film de clôture.

Tout le monde découvre ainsi Proud Mary, l’histoire d’une mère en attente de greffe qui est hospitalisée, permettant ainsi la rencontre de ses deux filles. L’une est déjà une adulte indépendante qui tente de terminer son premier film mais qui a du mal à trouver les financements nécessaires, tandis que l’autre, bien plus jeune, connaît parfaitement sa mère et ce qui lui plaît.
C’est ensuite un autre film tourné vers la famille qui est projeté, le film de clôture : House of Us. Ce film est une bouffée d’air frais et en même temps un petit souffle chaud tout doux qui fait se sentir bien. Le destin de deux familles se retrouve bouleversé, et ce sont les plus jeunes filles de ses familles qui vont s’entraider pour tenter de combattre le destin, pour garder une famille soudée ou pour ne pas quitter un appartement chéri. Yoon Ga Eun avait déjà prouvé qu’elle savait parfaitement filmer les enfants avec son film The World of Us et The House of Us n’est qu’une confirmation de sa douceur, sa poésie et sa justesse.
Difficile de savoir si les quelques reniflements entendus dans la salle sont la conséquence du film ou de la fin du 14ème Festival du Film Coréen, mais une chose est sûre, cette année encore nous avons ri, pleuré, vibré, aimé, détesté devant la richesse de cette sélection, et si il y a quelques déceptions, seul le plaisir global reste en mémoire.

Source : Le site du FFCP
Article rédigé par Laulilau.

