Fin avril, en période de vacances scolaires, se déroulait la 3e édition du Festival du Film Coréen de Toulouse (FFCT). Nous revoilà donc pour un nouveau Live Report du festival.
En ce qui concerne la première édition, elle avait été couverte par Jinri. Si vous voulez retrouver son article, cliquez ici. En ce qui concerne la deuxième édition, vous pouvez retrouver mon article ici.
Les changements de cette 3e édition
Cette nouvelle édition du FFCT proposait plus de soirées thématiques que les années précédentes et cela m’a d’autant plus enchantée. J’avais beaucoup apprécié le format l’année précédente et j’étais donc ravie de le retrouver pour cette 3e édition. De plus, avoir l’opportunité de rencontrer la réalisatrice Kim Lyang, avec qui nous avons pu échanger sur ses trois documentaires diffusés au FFCT, était une expérience incroyable ! Elle a pu nous apporter énormément de clés et d’informations, poussant le visionnage et la compréhension de ses documentaires vers un tout autre niveau.
Enfin, je me suis encore une fois régalée avec les repas proposés par les associations Mi’s Cook et Calzone XIV qui nous ont proposé respectivement du japchae et des baos maison.
L’ambiance du FFCT 2025
Pour ma part, j’ai apprécié retrouver cette ambiance intimiste et chaleureuse où passionnés et spectateurs lambda pouvaient partager leurs états d’âme suite aux différents visionnages. De plus, les présentations avant chaque film étaient toujours aussi agréables et constructives. Enfin, j’ai aimé retrouver des camarades de la précédente édition avec qui j’avais pu échanger autour du cinéma coréen mais pas que.
Mon avis détaillé sur cette sélection
Lors de cette 3e édition, je devais voir pas moins de treize films. Malheureusement, pour cause de bouleversement de planning au travail, je n’ai pas pu assister aux séances des films Oasis et Exhuma. J’espère avoir d’autres occasions pour les découvrir !
En ce qui concerne les onze autres films, tous plus différents les uns que les autres, vous allez pouvoir connaître mon avis en détails.
Pour ceux et celles qui souhaitent connaître la sélection entière de cette 3e édition du FFCT ou juste en savoir plus sur chaque film, je vous conseille d’aller lire cet article.
Walking In The Movie
Mon avis : Un documentaire passionnant, mené comme une longue discussion très agréable et esthétique, sur une figure emblématique du cinéma coréen : un homme à qui l’on doit en partie le rayonnement de ce cinéma à l’international. Je ne peux que le recommander à tous les amoureux du cinéma coréen et de son histoire.
Source : Senscritique
Nous Les Chiens
Mon avis : Un film d’animation sur la cruauté animale aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Un film rempli de messages forts et de nuances qui, malgré tout, arrive à rester émouvant et drôle. L’alliage de 2D et 3D fonctionne parfaitement et est souligné par des décors incroyables et des musiques saisissantes. Un petit coup de cœur et je pense ne pas être la seule de la séance à avoir autant apprécié…
Source : Senscritique
Greenhouse
Mon avis : Une mise en abîme lente, vicieuse et profonde… Un rythme au ralenti pour nous laisser prendre le temps de comprendre les enjeux et les problèmes… Ce film me laisse un sentiment mitigé comme Burning l’année dernière même si j’ai préféré ce visionnage que j’ai eu l’air d’avoir un peu plus compris.
Si vous souhaitez en savoir plus et avoir un avis plus détaillé, une review est disponible sur K.OWLS.
Sources : Mydramalist | Senscritique
Forbidden Fatherland
Mon avis : Au travers de ce documentaire, Kim Lyang part d’un postulat simple : découvrir ses origines. Mais au travers de ça, elle nous livre un témoignage poignant des conséquences de la guerre de Corée sur cette génération qui s’est retrouvée séparée sans jamais se revoir mais surtout, sur son impact sur les générations suivantes. Un documentaire rempli d’émotions…
Source : Mydramalist
Dream House By The Border
Mon avis : Peut-on vivre dans une maison de rêve au bord d’une frontière hostile ? Ce documentaire vient prendre l’avis de ces habitants au lieu de vie particulier. Le format du documentaire peut être déroutant au vu des nombreux cut, mais comme disait la réalisatrice, il n’était pas prévu pour être projeté en salle de cinéma. Il s’agissait d’un projet créé pour expérimenter et participer à des festivals.
Sources : Mydramalist | Senscritique
A Capella
Mon avis : Un film saisissant sur l’après, cette difficulté à reprendre une vie normale, de continuer à vivre… Un film qui choque autant qu’il vous laisse une énorme sensation de frustration, d’autant plus quand vous savez qu’il est inspiré d’une histoire vraie… La cinématographie, les musiques et les acteurs rendent honneur à cette histoire saisissante d’émotions… Un long-métrage dans la lignée du film Hope.
Sources : Mydramalist | Senscritique
Foul King
Mon avis : Un film complètement absurde du début à la fin que ce soit dans le scénario, le choix de cinématographie, des musiques et des acteurs… Mais qu’est-ce qu’on rit ! Un super moment en compagnie de votre catcheur préféré, Song Kang Ho.
Si vous souhaitez en savoir plus et avoir un avis plus détaillé, une review est disponible sur K.OWLS.
Sources : Mydramalist | Senscritique
2 Sœurs
Mon avis : Un film d’horreur psychologique où chaque scène a son importance. Faites bien attention aux moindres détails ! Une histoire fascinante et extrêmement bien écrite et mise en scène. Kim Jee Woon laisse place au silence pour illustrer l’horreur avec perfection. Un film saisissant sur les traumatismes et l’impact psychologique laissé par le deuil et la maltraitance.
Sources : Mydramalist | Senscritique
A Bittersweet Life
Mon avis : Une vie amère… Le film est une belle métaphore de l’expression ! Au travers d’un personnage de gangster, aussi violent qu’épris de poésie, Kim Jee Woon nous dévoile un film intense rempli d’émotions contradictoires. Un coup de cœur notamment pour la performance de Lee Byung Hun qui dévoile énormément au travers de son regard mais aussi pour la musique du film qui souligne parfaitement chaque scène.
Si vous souhaitez en savoir plus et avoir un avis plus détaillé, une review est disponible sur K.OWLS.
Sources : Mydramalist | Senscritique
Hiver À Sokcho
Mon avis : Une quête de soi-même tout en poésie dans un Sokcho hivernal. Une alliance entre cinéma et animation à l’encre splendide qui permet d’exprimer des sentiments et des émotions sans paroles. Un film lent et cinématographique où le silence et la musique dévoilent encore une fois, plus que de simples mots. Un petit bijou à découvrir de toute urgence !
Sachez qu’un article présente le roman à l’origine du film sur K.OWLS.
Source : Senscritique
Blue Bayou
Mon avis : Justin Chon nous livre un film poignant sur un vide juridique américain qui ne reconnaît pas la nationalité d’enfants adoptés avant 2000 et les pousse à l’expulsion… Au travers du film, différentes thématiques comme l’adoption, l’immigration, la famille et l’identité sont abordées avec justesse et émotion… Cela faisait longtemps que je n’avais pas pleuré au cinéma mais là… Je n’ai pu retenir mes larmes !
Source : Senscritique
Le mot de la fin
Pour terminer ce Live Report du festival, je ne peux que réitérer mes conseils et constats de l’année passée :
- Le Festival du Film Coréen de Toulouse est accessible à tout le monde : le prouve la séance partagée avec les enfants de la Maison de quartier de Rangueil avec qui nous avons d’ailleurs eu un débat très intéressant autour du film Nous Les Chiens.
- Sortez de votre zone de confort et essayez-vous à des films et des séances que vous ne regarderiez pas si vous étiez chez vous. Cette année encore, j’ai pris le parti de me challenger avec notamment le visionnage de trois documentaires et un film d’horreur. Mon constat : j’ai encore une fois fait de superbes découvertes !
- Petite nouveauté, n’hésitez pas à discuter avec votre voisin ou à prendre le micro en fin de séance pour poser des questions, donner votre avis ou simplement pour partager votre savoir du film. Cela anime les débats mais surtout, cela fait vivre l’espace d’échange que propose le Festival. Pour ma part, j’aime écouter ce que les autres ont pu penser ou les détails qu’ils ont remarqués lors de leur visionnage, cela éveille mon esprit de spectateur.
Enfin, je tenais à remercier pleinement les organisateurs du festival et le cinéma Le Cratère qui m’ont permis de voir autant de films, mais aussi, de faire vivre ce festival. Encore une fois ravie qu’un festival comme celui-ci existe en province mais surtout, à Toulouse car… Je peux enfin en profiter !
Une fois n’est pas coutume : rendez-vous l’année prochaine pour la quatrième édition !












