À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, l’équipe TV/ciné vous propose un article en deux parties spécial JO placé sous le signe du sport.
Vingt-deuxième au tableau des médailles des Jeux Paralympiques qui ont eu lieu du 28 août au 8 septembre 2024, la Corée du Sud a rempli son objectif de faire mieux qu’aux Jeux de Tokyo en 2021. Avec trente médailles, elle a brillé au para tir sportif, para tennis de table et à la boccia.
Toujours dans l’idée de relier sport et olympisme et de faire durer un peu la magie des JO de Paris 2024, nous vous proposons des recommandations de films et de dramas coréens. Après l’escrime ou le tennis de table, retrouvez des anecdotes d’hier et d’aujourd’hui sur des athlètes et des disciplines telles que la boxe, le judo, le taekwondo ou encore le marathon.
- Nos recommandations dramas et films de sports olympiques
- Boxe : Paris en bronze
- Judo : défait par deux fois par la France
- Cyclisme : sur la route
- Marathon : courir pour son destin
- Basketball : les trois grands
- Volley-ball : l’heure est à la remobilisation
- Escalade : promesse pour Los Angeles ?
- Taekwondo : une belle histoire
- Natation : l’Histoire s’écrit un peu plus
- Conclusion : pour aller toujours plus loin
Nos recommandations dramas et films de sports olympiques
Boxe : Paris en bronze
Le 4 août 2024, la boxeuse Im Aeji a marqué l’histoire de son sport et de son pays en devenant la première athlète féminine sud-coréenne à décrocher une médaille en boxe aux Jeux Olympiques. Malgré une défaite en demi-finale face à la turque Hatice Akbas, Im Aeji a décroché la médaille de bronze dans la catégorie – 54 kg. Coïncidence olympique, la boxeuse nord-coréenne Park Chol Mi a décroché le bronze dans la même catégorie après une défaite face à la chinoise Chang Yuan, devenant elle aussi la première femme à remporter une médaille pour son pays aux JO dans cette discipline.


Comment parler de boxe sans parler de la controverse autour de la médaille d’or de Park Si Hun aux JO de Séoul en 1988 ? Après un match pourtant sans suspense, la décision finale des juges de désigner le sud-coréen vainqueur et de lui accorder la médaille d’or dans la catégorie super-welters au détriment de l’américain Roy Jones Jr. a suscité une huée des spectateurs et une incompréhension des athlètes. Des recours ont été demandés, qui n’ont pas abouti. Ce n’est qu’après une enquête qu’il est révélé au grand jour que les juges ont favorisé Park Si Hun. Ce dernier est devenu la risée de tous et a malheureusement porté le poids de cette victoire toute sa vie. Cet événement a initié une refonte des règles de comptage pour qu’il soit plus objectif et moins sujet à la corruption.



La boxe est un sport qui a beaucoup inspiré les scénaristes et les réalisateurs sud-coréens, autant au cinéma qu’à la télévision. Adapté d’un webtoon, le drama en huit épisodes Bloodhounds (2023) met en scène un jeune boxeur (Woo Do Hwan) dont les difficultés financières vont l’amener à se battre contre des usuriers. Disponible sur Netflix, ce drama a eu un beau succès à sa sortie et une saison 2 est en préparation ! Dans Bad Papa (2018), l’acteur Jang Hyuk incarne un boxeur professionnel qui a tout perdu. Pour regagner la confiance de sa famille, et en particulier de sa fille, il va tout risquer.
Dans un style très différent, le film My Punch-Drunk Boxer (2019), écrit et réalisé par Jung Hyuk Ki, met en scène un athlète qui a dû arrêter sa carrière après une blessure. Pourtant persuadé de revenir à un niveau professionnel, il développe une nouvelle manière de boxer peu orthodoxe. Accompagné du son d’un instrument de musique, il parvient à regagner confiance en lui pour aller chercher la victoire.


Comme aux Jeux Olympiques, les femmes ne sont pas en reste au cinéma ou à la télévision. Dans le drama My Lovely Boxer (2023), l’actrice Kim So Hye incarne une jeune boxeuse de talent qui a disparu du jour au lendemain. Un agent sportif joué par Lee Sang Yeob vient la trouver dans sa retraite et lui propose de remonter sur le ring. Un drama en douze épisodes qui mêle sport, coming of age et romance. De son côté, le film Fighter (2021) de Jero Yun met en scène Ji Na, une réfugiée nord-coréenne qui s’installe à Séoul. Pour gagner de l’argent, elle devient femme de ménage dans un studio de boxe. Intéressée par ce sport, elle se lance à fond et y trouve un exutoire à ses émotions.
Sources : Korea JoongAng Daily | Yonhap News | Olympics.com | NKNews | L’Équipe | MyDramaList : (1).(2).(3).(4).(5)
CharlieOeg
Judo : défait par deux fois par la France
Lors des derniers Jeux Olympiques de Paris, le judo a rapporté cinq médailles à la délégation sud-coréenne, soit deux médailles d’argent et trois médailles de bronze. En ce qui concerne une des médailles d’argent, vous avez certainement dû voir le match, car le vainqueur n’est autre que Teddy Riner. Le coréen Kim Minjong a perdu sur Ippon en finale et a offert à Teddy Riner son troisième titre olympique.
Retrouvez ici la vidéo de la fin du match
Kim Min Jong s’est incliné face à Teddy Riner (AP/Yonhap)
D’ailleurs, ce n’est pas la seule fois où la Corée a perdu face à la France lors de cette compétition. Dans les épreuves de judo mixte, la France a battu la Corée du Sud 4 à 1 lors du quart de finale. Malgré tout, cela n’a pas empêché cette équipe de remporter le match de repêchage et d’aller chercher une médaille de bronze face à l’Allemagne dans un match très serré (4-3).


L’équipe mixte en bronze célèbre sa victoire contre l’Allemagne (Yonhap News)
Si vous aimez donc la présence du tatami et du dépassement de soi, je vous propose le drama Dr. Champ (2010). Vous allez suivre l’acteur Jung Gyu Won qui interprète un judoka de l’équipe nationale qui se prépare pour ses prochaines compétitions. Vous serez au cœur du Taereung National Village (lieu d’entraînement des athlètes nationaux) où vous pourrez suivre d’autres sports en parallèle, comme la natation. Côté romanesque, vous retrouverez un célèbre triangle amoureux.


Et en parlant de romance, je vous propose le webdrama Blue of Winter (2022) qui a pour thématique principale le judo et la quête d’une médaille olympique. Il traite aussi des sentiments qui peuvent naître entre deux athlètes. De plus, il s’agit d’une romance LGBTQIA+.
Affiche de My Annoying Brother avec D.O et Jo Jung Suk
Enfin, je voudrais vous présenter le film My Annoying Brother (2017), car même si la délégation paralympique n’a pas obtenu de médaille lors des jeux de Paris, je trouve ça important de mettre ces disciplines en avant. Ici, l’acteur D.O interprète un judoka qui, à la suite d’un accident, perd la vue et se retrouve à vivre cloîtré chez lui. C’est alors que son frère, avec qui il n’a pas eu de contact depuis quinze ans, réapparaît. Ce dernier sort de prison et doit vivre pendant un an avec son petit frère. Ces retrouvailles vont venir bouleverser le quotidien des deux hommes et les aideront à avancer, notamment à trouver la résilience suffisante pour que le personnage de D.O accepte son handicap et reprenne le judo.
Sources : Korea JoongAng Daily | Yonhap News | Mydramalist (1).(2).(3) ı Olympics (1).(2).(3)
Jay
Cyclisme : sur la route
Le cyclisme n’est pas forcément le premier sport auquel on pense quand on imagine les disciplines de prédilection de la Corée du Sud. S’il est vrai que le cyclisme reste un sport peu populaire et suivi, les athlètes sud-coréens réalisent pourtant de belles performances de manière régulière aux championnats asiatiques de cyclisme. Composée de nombreuses épreuves telles que le cyclisme sur route, le cyclisme de piste, les courses à élimination, les courses en équipes ou en individuelles, cette compétition a vu les cyclistes coréens glaner près de trois cents médailles depuis 1995. Parmi les athlètes les plus décorés, on compte par exemple Na Ah Reum et Lee Ju Mi, multi-médaillées et plusieurs fois championnes dans diverses catégories depuis les années 2010.


Les films et séries consacrées au cyclisme sont rares mais on peut cependant compter le film Race to Freedom : Um Bok Dong (2019). Dans ce film historique et biographique, le spectateur suit la vie du cycliste Uhm Bok Dong, célèbre pour avoir remporté une course cycliste contre des athlètes japonais lors de la colonisation japonaise en Corée.
Affiche de Race to Freedom : Um Bok Dong avec Rain dans le rôle du protagoniste
Pour finir, même s’il ne s’agit ni d’un film, ni d’une série, il est intéressant de noter la longévité et la popularité du webtoon Wind Breaker (윈드브레이커) de Jo Yong Seok, consacré au cyclisme dans un lycée (près de 480 chapitres, histoire toujours en cours). Gageons que cette attention pour un sport habituellement peu suivi pourrait faire naître quelques vocations.
Sources : AsianWiki | Korean Cycling Federation | The Korea Herald : (1).(2) | Webtoons.com
Ceci
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Marathon : courir pour son destin
Qualifiés sous drapeau japonais pour les Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, Sohn Kee Chung et Nam Seung Yong remportent le marathon à la première et à la troisième place. Tout fervents défenseurs de la nationalité coréenne qu’ils sont, ils assistent impuissants à l’enregistrement de leur victoire comme japonaise. À la fin de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation japonaise en Corée, Sohn Kee Chung fait son possible pour réhabiliter son palmarès comme coréen. La reconnaissance vient bien assez tôt puisqu’il est porte-drapeau de la première délégation coréenne présente aux JO à Londres en 1948. Héros inoubliable de la nation, il entre dans le stade olympique de Séoul en 1988 en tant que porteur de la flamme, continuant ainsi à marquer l’histoire de son pays et de l’olympisme.


Sohn Kee Chung n’a pas seulement marqué le sport par ses performances, mais aussi par son engagement. Après 1945, il entraîne un jeune marathonien dans l’espoir qu’il soit qualifié pour les Jeux Olympiques de Londres. Un événement mis en scène et raconté par Kang Je Gyu et Lee Jung Hwa dans le film Boston 1947 – Road to Boston (2023). Im Si Wan incarne le jeune sportif Seo Yoon Bok que Sohn Kee Chung, joué par Ha Jung Woo, prend sous son aile. Un film dramatique qui mêle histoire, beaux sentiments et élan de liberté pour le peuple coréen !
Retrouvez ici mon article coup de cœur pour Boston 1947



Sorti en 2005, le film Marathon de Jung Yoon Chul et Yoon Jin Ho est inspiré d’une histoire vraie. Cho Won est un jeune homme autiste qui se passionne pour la course à pied. Aidé de sa mère, il s’entraîne dur pour participer à un marathon et montrer de quoi il est capable. En plus d’être l’un des rôles les plus marquants de Cho Seung Woo, Marathon est un film inspirant sur le sport et ses possibilités que nous vous recommandons chaudement.
Retrouvez ici l’article coup de cœur de Jay sur Marathon
Pacemaker (2012) de Lee Sung Je met en scène Joo Man Ho, un coureur prometteur forcé d’abandonner ses rêves de gloire après une blessure à la jambe. Il continue de courir mais tient désormais le poste de celui qui donne le rythme au début de la course avant d’abandonner. Le jour où son ancien coach lui propose de s’entraîner pour les Jeux Olympiques de Londres 2012, Joo Man Ho accepte pour dépasser sa blessure et renouer avec ses ambitions.



Côté dramas, To The Beautiful You (2012) – qui met également le saut en hauteur à l’honneur – et Mr Heart (2020) sont deux dramas où l’athlétisme et la course à pied tiennent une place importante dans l’intrigue. Mais on se rappelle surtout du personnage de Ki Sun Gyeom dans Run On (2020) où Im Si Wan incarne un ancien coureur exclu de l’équipe nationale de Corée du Sud qui cherche un nouveau sens à sa vie au moment où il rencontre Oh Mi Joo (Shin Se Kyung).
Sources : Olympics.com | Korean American History | The New York Times | MyDramaList : (1).(2).(3).(4).(5) | Asianwiki
CharlieOeg
Basketball : les trois grands
L’histoire du basketball en Corée du Sud n’est pas faite de grandes victoires aux mondiaux ou aux JO. Par contre, il y a eu une époque où elle a connu l’équivalent de la Dream Team aux USA. Ainsi, quand vous parlez de l’histoire du basket avec un coréen, trois noms vont ressortir : Hyun Joo Yup, Seo Jang Hoon et Hur Jae. Tout d’abord, le « Magic Hippo », Hyun Joo Yup, est un basketteur coréen qui a joué pour l’université de Corée de 1994 à 1998. Son surnom lui a d’ailleurs été donné à cette époque pour sa capacité à dunker et à rendre la salle extatique.
Si vous parlez de cette époque du basket avec un fan coréen, il vous dira qu’il s’agissait de la Golden Era du basket universitaire qui a d’ailleurs droit à sa référence dans le drama Reply 1994. Pour poursuivre dans cette ère magique du basket coréen, un autre nom doit être mentionné, celui du « National Treasure Center », Seo Jang Hoon qui était connu pour sa capacité à prendre des rebonds (5 235 rebonds en 688 matchs). Il est un ancien coéquipier et ami de Hyun Joo Yup lorsqu’ils étaient tous les deux au lycée. Mais à l’université, ils sont devenus rivaux car Seo Jang Hoon est allé jouer pour l’université de Yonsei. Cela a donné lieu à des matchs intenses entre les deux équipes. Par la suite, ils ont tous les deux été sélectionnés en équipe nationale et ont participé à plusieurs compétitions telles que les Asian Games de 1994 où ils ont fini deuxième, et les Asian Games de 2002 où ils ont remporté enfin la victoire.
Adidas Crazy Court 2015, tournoi 3×3 avec un match entre Seo Jang Hoon et Hyun Joo Yeop.
Enfin, nous ne pouvons pas évoquer le basket coréen sans parler de son « Président », Hur Jae. En 1984, il participe à la coupe d’Asie pour les jeunes organisée par la FIBA (Fédération internationale du basket-ball) où il remporte le titre avec son équipe. À partir de là, la machine était lancée. Il débute dès l’année suivante avec l’équipe nationale et est reconnu comme l’un des meilleurs scoreurs de son équipe lors des championnats du monde de 1986 malgré son jeune âge (20 ans à l’époque). Au cours de sa carrière, il a participé à de nombreuses compétitions dont les Asian Games de 1994 et 2002, les JO de Séoul et d’Atlanta, mais aussi de nombreuses coupes du monde. Il a notamment marqué l’histoire de la coupe du monde en 1990 dans un match contre l’Égypte. Il a marqué à lui seul 54 points dans un match qui s’est terminé avec le score de 117 à 111. Encore aujourd’hui, il s’agit d’un record que même d’autres grands champions de la discipline tels que Juan Carlos Navarro ou Stephen Curry n’ont pas réussi à battre.

Hur Jae (à gauche) aux Jeux Asiatiques de 1994
Ainsi, si vous avez été captivés par l’histoire du basket coréen, je vous conseille le drama Basketball (2013). Ce drama place son intrigue lors de l’époque coloniale en Corée du Sud. L’histoire suit un jeune atteint de pauvreté qui élève son rang social grâce au basketball.


Par contre, si vous avez été emballé par la rivalité entre Hyun Joo Yup et Seo Jang Hoon, je vous conseille le drama de 1994, The Final Match. L’histoire semble suivre les faits de l’époque : deux amis se retrouvent rivaux lorsqu’ils intègrent des universités concurrentes.
Évidemment, le basket masculin c’est bien, mais le basket féminin est tout aussi intéressant, et c’est pourquoi je vais vous parler du film Hoop It Up (2019). Ici, vous suivez So Eun, interprétée par Park Se Eun, pour qui le basket représente toute sa vie. Lorsqu’elle se rend compte de la difficulté de réaliser son rêve de devenir joueuse professionnelle, elle commence à déprimer. Mais la rencontre avec Yoo Jin et Yong Shik va lui permettre de se remettre à rêver.


Enfin, pour terminer en beauté, je vous propose le film Rebound (2023) qui est inspiré d’une histoire vraie. Si vous aimez l’abnégation, la résilience, l’espoir mais aussi vibrer devant de beaux matchs, ce film est fait pour vous ! Rebound retrace l’histoire du championnat de basket lycéen de 2012 où l’équipe la plus nulle du championnat parvient à renverser les statistiques. Comme quoi, six joueurs et un coach suffisent.
Sources : Mydramalist (1).(2).(3).(4) ı NamuWiki (1).(2).(3) ı FIBA
Jay
Volley-ball : l’heure est à la remobilisation
Si le volleyball et sa V-League semblent rencontrer un certain engouement depuis sa création en 2005, les résultats des équipes nationales aux Jeux Olympiques sont en dents de scie. L’équipe féminine a échoué aux pieds du podium en 2021 aux Jeux Olympiques de Tokyo – on se souvient qu’elle avait aussi ravi le bronze à Montréal en 1976 – et n’a malheureusement pas su se qualifier pour cette édition 2024. Même constat pour l’équipe masculine qui ne parvient pas à se qualifier au tournoi olympique depuis les Jeux de Sydney en 2000, date de leur dernière participation. Ce n’est pourtant pas faute de résultats sur le continent asiatique : les hommes comptent deux titres, trois médailles d’argent et trois médailles de bronze aux Jeux Asiatiques. Il en est de même pour l’équipe féminine qui, dans cette même compétition, n’a terminé en dehors du podium qu’à deux petites reprises depuis 1962.
Malgré des résultats décevants aux championnats du monde et aux Jeux Olympiques ces dernières années, le volley-ball a tout de même inspiré le petit écran. Dans Thumping Spike (2016), vous suivez les aventures de Kang Se Ra (interprétée par Hwang Seung Eon), l’entraîneuse d’une jeune équipe qui a encore beaucoup de progrès à faire. Bien que peu motivée à l’idée d’entraîner cette équipe, Se Ra va se prendre au jeu petit à petit en voyant la détermination de ses joueurs. La série obtient une suite la même année avec des personnages différents. Dans Thumping Spike 2, vous suivez désormais le quotidien de Han Do Woon (jouée par Kim So Eun), une étudiante studieuse qui fait la rencontre d’un jeune joueur professionnel, Dong Hae Sung, considéré comme un génie du volley-ball.



Le cinéma devait également se consacrer à ce sport collectif avec le film One Win, joué en avant-première en 2023 au festival international du film de Rotterdam, mais dont on n’a plus entendu parler depuis. Le film, tourné entre 2020 et 2021 avec Song Kang Ho dans le rôle principal, devait raconter l’histoire d’un entraîneur raté appelé à la dernière minute pour coacher l’équipe nationale féminine avec un seul objectif : gagner au moins un match.
Sources : MyDramaList (1).(2).(3)
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Escalade : promesse pour Los Angeles ?
Malgré des performances prometteuses aux JO de Tokyo en 2021, l’athlète Seo Chae Hyun a fini à la sixième place de la finale de l’épreuve combinée d’escalade à Paris 2024 au Bourget. Sa quatrième place dans l’épreuve de difficulté n’a pas permis de rattraper son score un peu décevant en bloc le matin. Cela reste une très belle performance d’avoir atteint la finale de cette épreuve alors même qu’elle n’a que vingt ans ! On espère la retrouver pour Los Angeles 2028 en forme et avec de belles ambitions.
Seo Chae Hyun aux JO de Paris 2024. Yonhap
Qui a dit que le sport ne pouvait pas aider en cas de force majeure ? Le film Exit (2019) de Lee Sang Geun en est un parfait exemple. Yong Nam (Jo Jung Suk) était un excellent grimpeur à l’université mais un événement traumatique l’a poussé à arrêter. Alors que la ville de Séoul se couvre d’une nappe de gaz mortel, il va devoir surmonter son traumatisme pour venir en aide à sa famille, accompagné d’une ancienne connaissance Eui Joo (Im Yoon Ah). Un film catastrophe comique qui vous fera passer du rire au frisson !
Affiche de Exit avec Jo Jung Suk et Im Yoon Ah
Sources : The Korea Times | MyDramaList
CharlieOeg
Taekwondo : une belle histoire
Plutôt que de vous parler de taekwondo qui est un sport réputé en Corée du Sud, qui a rapporté trois médailles aux derniers Jeux Olympiques de Paris (deux en or et une en bronze), je voudrais mettre en avant le para-taekwondo au travers de l’athlète Joo Junghoon. Lorsqu’il était enfant, à l’âge de deux ans, Joo Junghoon était élevé par sa grand-mère. Suite à un incident avec une scie, il a perdu sa main. N’ayant pas retrouvé l’organe, les médecins n’ont pas pu le re-transplanter. Joo Junghoon vit donc sans sa main droite. De ses neuf à ses dix-huit ans, il pratique le taekwondo mais décide d’arrêter lors de son entrée à l’université. En 2017, son entourage le pousse à reprendre le taekwondo. À partir de là, sa carrière est relancée.
Depuis l’accident, sa grand-mère, Kim Boon Seon, s’est toujours sentie coupable de ce qui était arrivé à son petit-fils. Son sentiment de culpabilité lui a fait couler de nombreuses larmes jusqu’à ce que tout s’arrête en 2018. La démence lui aura fait oublier son petit-fils ainsi que l’accident. En 2021, Joo Junghoon a remporté une médaille de bronze aux Jeux Paralympiques de Tokyo dans la catégorie -75kg K44 (catégorie au para-taekwondo où la coordination et la mobilité des bras sont affectées et/ou une absence partielle des bras). Il rend visite à sa grand-mère avec sa médaille, mais celle-ci ne le reconnaît pas.
Photo de profil de Joo Junghoon pour les Jeux Paralympiques de Paris 2024
Pour les Paralympiques de Paris 2024, il déclare, en parlant de sa grand-mère décédée peu de temps après les jeux de Tokyo : « après la compétition, je lui apporterai une médaille d’or ainsi que de la viande de bœuf (qu’elle a toujours aimée) ». Malheureusement, il ne décrochera pas l’or mais une nouvelle médaille de bronze. Mais ne soyons pas triste, l’athlète a lui-même reconnu ne pas être déçu de la couleur de sa médaille car il a tout donné pour l’obtenir.
Quand on pense taekwondo et drama, on pense forcément à Fight For My Way (2017) avec Park Seo Joon et Kim Ji Won. L’histoire de deux meilleurs amis qui aspirent à réussir leur rêve : devenir un athlète professionnel de taekwondo et une présentatrice télé. Dans cette comédie, le sport est une partie centrale de l’histoire même si, petit à petit, il laisse place à de nouveaux horizons.
Affiche de Fight For My Way avec Park Seo Joon et Kim Ji Won
Bien sûr, Fight For My Way n’est pas le seul drama à parler de taekwondo dans le paysage télévisuel coréen. En 2022, vous avez pu suivre le drama Mental Coach Jegal qui s’intéresse à l’état mental des athlètes et dont le personnage principal est un ancien taekwondoïste de l’équipe nationale. À la suite d’un accident, il se retrouve expulsé de celle-ci. Des années plus tard, après avoir surmonté son traumatisme, il revient pour s’occuper de ceux des autres.


En parlant de traumatisme, le drama School 2021 met en avant un personnage qui, à la suite d’un accident, perd son rêve de devenir un taekwondoïste professionnel. Onze ans de travail et d’abnégation partis en fumée. Même s’il ne s’agit pas de l’intrigue principale, le personnage interprété par Kim Yo Han n’en reste pas moins central.

Affiche de Let Free the Curse of Taekwondo, une romance LGBTQIA+
Enfin, pour les Owlers qui peuvent attendre ou qui souhaitent remplir la liste de leurs futurs visionnages, je vous propose deux dramas dont les dates de sortie n’ont pas encore été annoncées. Tout d’abord, Let Free the Curse of Taekwondo : une romance LGBTQIA+ au sein d’un dojo de taekwondo. Ensuite, le drama Na Rae, Kicking Out qui mettra en scène un ancien athlète national qui tombe en disgrâce. Le protagoniste sera interprété par Lee Jun Young.
Sources : Mydramalist (1).(2).(3).(4).(5) ı Olympics ı NamuWiki ı The Dong-a Ilbo
Jay
Natation : l’Histoire s’écrit un peu plus
Dans l’histoire des jeux, la Corée du Sud a des sports de prédilection dans lesquels elle s’illustre, comme les épreuves consacrées au tir (tir à l’arc, shooting). Malheureusement, la natation n’en fait pas partie. Depuis cinquante-deux ans – à partir des Jeux de Munich en 1972 et l’équivalent de treize jeux olympiques plus tard -, le pays du matin calme n’est monté que cinq fois sur le podium. La première médaille olympique est plutôt récente et date des JO de Beijing en 2008. Park Tae Hwan remporte alors l’or au 400m nage libre pour sa deuxième participation à des JO. Lors de ces jeux, il remporte aussi l’argent au 200m nage libre derrière la légende Michael Phelps. Il s’agit des premières médailles olympiques en natation depuis neuf jeux. Aux Jeux de Londres, quatre ans plus tard, Park Tae Hwan remporte deux médailles d’argent dans la même discipline échouant respectivement contre le chinois Yang Sun et le français Yannick Agnel. Il revient concourir à Rio en 2016 mais n’obtient pas des résultats à la hauteur de ses précédentes participations (son meilleur résultat étant dixième au 400m nage libre).
Park Tae Hwan célèbre sa médaille d’or au 400m nage libre aux JO de Beijing en 2008. REUTERS/David Gray (CHINA)
Par la suite, aucune femme ni homme ne réitère l’exploit de Park Tae Hwan de décrocher une médaille olympique. Mais c’était sans compter sur les Jeux de Paris 2024 ! Kim Woomin, inspiré par Park Tae Hwan, vient à Paris avec de l’ambition : « Je veux me battre pour une médaille. Lorsque je participerai aux Jeux olympiques, je pense que je pourrai mieux contrôler mon rythme. J’ai hâte de participer. À Paris, je veux me concentrer un peu plus sur le 400m et obtenir un bon résultat. ». Chose dite, chose faite ! Kim Woomin décroche, du haut de ses vingt-trois ans, une médaille de bronze au 400m nage libre. Rendez-vous dans quatre ans aux Jeux de Los Angeles pour voir si le jeune nageur réitère l’exploit et si sa médaille a inspiré la génération à venir pour aller chercher des titres.
Kim Woo Min décroche la médaille de bronze au 400m nage libre aux JO de Paris 2024 (Yonhap News).
Comment parler de natation et ne pas aborder le drama Weightlifting Fairy Bok Joo (2016-2017) ? Effectivement, nous vous l’avons déjà présenté dans la partie 1 de notre TOP, mais cette fois-ci, je voudrais m’attarder sur le personnage interprété par Nam Joo Hyuk. Il incarne un nageur de génie qui, à la suite d’un traumatisme, se retrouve avec un jinx (comme un blocage lors des grandes compétitions). Au travers de sa rencontre avec Bok Joo, il va petit à petit parvenir à ré-apprécier la natation et qui sait, peut-être intégrer l’équipe nationale.


En parlant de traumatisme, je voudrais vous présenter le film 4th place (2016). Joon Ho est un jeune nageur d’école élémentaire qui ne réussit pas à se hisser au-delà de la quatrième place lors de compétition. Sa mère, ambitieuse et impatiente, décide de changer son coach et de le confier à Gwang Soo. Ce dernier est un ancien génie de la natation qui, suite à un surplus de confiance et une dispute avec son coach de l’époque, a quitté les bassins. Ces deux nageurs réussiront-ils à s’entendre et à dépasser cette quatrième place ?
Après les compétitions élémentaires, il serait temps de vous parler des compétitions lycéennes avec le film No Breathing (2013). Woo Sang (Lee Jong Suk) est un nageur national réputé qui, à la suite d’ une bagarre avec un autre nageur, est obligé de retourner à l’école pour se faire oublier. Won Il (Seo In Guk), quant à lui, est le fils d’un célèbre nageur connu pour son No Breathing, c’est-à-dire sa capacité à nager sans respirer sur une longue distance. Il n’a aucune envie de suivre les traces de son père. Renvoyé de son école, il obtient une chance de rentrer dans une école spécialisée dans la natation. Les deux nageurs se retrouvent à partager une chambre dans le même dortoir, une rivalité va s’installer, d’autant plus quand ils comprennent qu’ils aiment la même fille, Jung Eun.


Enfin, après ce panel large de compétitions diverses et variées, il ne restait plus que la para-natation pour compléter cette présentation non exhaustive. Et figurez-vous qu’un film coréen existe sur ce sujet : Inseparable Bros (2019). Dans ce film rempli d’humanité et d’empathie vous allez suivre Se Ha, un homme avec un esprit brillant qui se retrouve coincé dans son fauteuil roulant. Son frère Park Dong Goo, quant à lui, est atteint d’un trouble autistique mais possède des qualités athlétiques hors-normes. Bien qu’ils ne soient pas frères de sang, les deux hommes partagent leur vie depuis vingt ans et vivent comme un seul être. Accompagnés de Mi Hyun, ils vont essayer de s’intégrer dans la société, notamment par les exploits en natation de Park Dong Goo. Si jusqu’ici le résumé ne vous a pas ému, je me dois d’en rajouter une couche et de vous signifier qu’il est inspiré d’une histoire vraie.
Sources : Mydramalist (1).(2).(3).(4) ı Olympics (1).(2) ı Yonhap ı L’Équipe (1).(2) | Korea JoongAng Daily
Jay
Conclusion : pour aller toujours plus loin
Pour clôturer cette deuxième et dernière partie de notre article spécial JO, nous ne pouvons nous empêcher de faire durer le plaisir. Et la chaîne JTBC nous en donne une bonne occasion puisqu’un drama intitulé Good Boy du scénariste Lee Dae Il (Chief of Staff 2019) et de la réalisatrice Shim Na Yeon (The Good Bad Mother 2023) est annoncé pour la fin de l’année 2024. Les premières informations indiquent qu’il s’agira de suivre d’anciens athlètes médaillés qui sont recrutés dans la police par voie spéciale. Ils formeront une équipe d’ « Olympics Avengers » où leurs compétences seront mis au service de la poursuite de criminels.



Le casting regroupe de grands acteurs et actrices et ils incarneront tous ou presque d’anciens médaillés aux Jeux Olympiques. Deux médaillés d’or seront de la partie : Park Bo Gum incarnera un ancien boxeur tandis que Kim So Hyun prendra le rôle d’une athlète surnommée la déesse du tir. Lee Sang Yi sera un ancien médaillé d’argent en escrime qui s’est retiré après une blessure alors que Heo Sung Tae sera un médaillé de bronze en lutte. Tae Won Suk incarnera un médaillé de bronze en lancer de disque. Oh Jung Se rejoint leur équipe et sera le seul dont le personnage n’est pas un athlète.











