Même si on peut aimer les dramas coréens, il arrive parfois que l’on connaisse une période de creux dans ses visionnages. Décryptage dans cet article.
Vous souvenez-vous de votre premier drama coréen ? Que de chemin parcouru depuis la découverte de cette langue, de ces scénarios différents mais dont les recettes, pourtant, se ressemblent parfois. Si vous avez pu rire ou pleurer devant vos séries préférées, il a aussi pu vous arriver de vous trouver incapable de regarder une série coréenne pendant quelques semaines voire quelques mois. Ce phénomène, que je qualifie de creux, peut s’expliquer par différentes raisons que je tente de mettre en lumière dans cette enquête.
En panne : les creux, que sont-ils et comment arrivent-ils ?
Définition et méthode
Avant de nous plonger dans cette modeste étude, je tâcherai ici de vous définir ce que j’appelle un creux et comment j’ai construit cet article.
Tout d’abord, faute de meilleur mot ou expression, j’appellerai donc un creux le moment où le spectateur, habituellement friand de dramas coréens (ou dramas asiatiques de manière générale même si le cœur du sujet reste sur les œuvres sud-coréennes), se trouve dans l’incapacité de regarder ou commencer une nouvelle série pendant une période plus ou moins longue.
Afin d’essayer de comprendre comment ce phénomène, inhérent à tout spectateur un jour ou l’autre, surgit et d’en trouver de potentielles raisons, il est évident que ma seule expérience est bien trop limitée pour illustrer un si vaste sujet. J’ai donc fait appel aux témoignages de quatre autres personnes que je remercie chaleureusement pour leurs contributions éclairantes et éclairées : les hiboux de la rubrique TV/Ciné, Valloux, CharlieOeg et Jay, ainsi qu’une amie, Emilia. J’ai pu compiler leurs expériences et la mienne, afin de proposer des pistes de réflexion sur les creux de visionnage, comment ils arrivent, pourquoi et comment s’en défaire.
Notez que la liste ci-dessous est bien évidemment non exhaustive.
Manque de temps et durée d’épisode
Sans grande surprise, l’une des raisons partagée par chacune d’entre nous : un emploi du temps chargé, des périodes d’examens pour ceux en études ou bien une surcharge de travail au bureau pour d’autres. C’est notamment ce qu’expliquent les hiboux CharlieOeg ou encore Valloux par exemple : « Après une journée chargée je n’ai pas le courage de lancer un épisode d’une heure. » Effectivement, quand la plupart des séries occidentales s’orientent sur des formats de 20 à 30 minutes pour les formats courts et 45 à 50 minutes pour les formats longs, les K-dramas ont, depuis de nombreuses années, opté pour un format standard d’une heure.
Cependant, ces dernières années cette durée moyenne a été revue à la hausse, surtout pour les séries présentes sur les plateformes de streaming ou ayant bénéficié de l’arrivée de ces plateformes, telles que Netflix, dans le paysage audiovisuel coréen (séries originales ou co-produites). Le drama Hospital Playlist (2020, 2021) a par exemple des épisodes d’une durée moyenne d’environ une heure et vingt-cinq minutes par épisode pour la saison 1 et de presque deux heures par épisode pour la seconde. Twenty-Five, Twenty-One (2022) commence également avec des épisodes d’environ une heure et quinze minutes avant d’augmenter encore au fur et à mesure du drama. Autre exemple, le drama Reply 1988 (2015) dont la plupart des épisodes s’apparente à des films vu leur durée entre une heure et trente minutes et deux heures. Sans retirer en rien à la qualité de ces dramas, l’optique d’investir autant de temps pour un seul épisode d’une série comptant entre douze et vingt épisodes paraît en effet décourageante quand on rentre fatigué d’une journée déjà bien chargée.


D’autant que ces durées à rallonge ne sont que rarement justifiables. Les scènes sont-elles toutes indispensables ? Si les séries coréennes des années 2000 et de la première moitié des années 2010 avaient leur lot de scènes parfois ennuyantes ou proposaient des intrigues ou des flashbacks à rallonge, les séries récentes semblent tomber dans un style parfois contemplatif où les scènes durent et durent, parfois en silence, sans pour autant avoir un but ou une visée quelconque. C’est à se demander si la durée rallongée des épisodes n’est pas une course à la surenchère à qui mieux mieux sans démarche artistique et stylistique réelle.
L’effet « fan de »
Un autre phénomène, bien que plus particulier, évoqué cette fois-ci par Emilia : « Il arrive que certaines personnes ne regardent un drama que pour leur acteur ou actrice favori et perdent intérêt en cours de route, se contentant de regarder les scènes où leur idole apparaît. »
S’il s’agit d’une frange isolée des spectateurs, elle n’en reste pas moins réelle. D’abord, et surtout, quand il s’agit de chanteurs ou chanteuses issus du monde de la K-pop et s’aventurant sur le chemin des plateaux de tournage avec plus ou moins de succès. Il se peut aussi, et cela m’est déjà arrivé, qu’il s’agisse d’acteurs ou d’actrices dans des seconds rôles. Je me suis par exemple très vite ennuyée devant l’intrigue principale de Now, We Are Breaking Up (2021), et les intrigues concernant Choi Hee Seo et Kim Joo Hun n’étaient bientôt plus que mes seuls plaisirs dans cette série.
Quand le visionnage se limite à une sélection de scènes par épisode et ce, de manière répétée, sur plusieurs dramas (parfois en vitesse accélérée), il peut être difficile de revenir à un visionnage complet d’une série qui n’intéresse finalement pas tant que ça en l’absence de sa star préférée.

Donne-moi le temps
Sous cette référence à un classique de la chanson française se cachent les creux non pas d’ennui ou de manque de temps mais que je qualifierai de rupture. Comme après une longue et belle histoire d’amour, il faut parfois (tout le temps pour les K-dramas) se dire au revoir. Et quand l’histoire compte, repensant à tous les bons moments passés ensemble, dans la joie comme dans la peine, on se dit qu’il nous faudra un peu de temps avant de pouvoir s’ouvrir à nouveau à une autre histoire. Pour notre hibou Jay, il est difficile de commencer une nouvelle série quand la précédente l’a « bouleversée » car rien « n’a l’air du même niveau » à ses yeux encore pleins d’images de la précédente. Même constat pour notre hibou CharlieOeg : « Quand je regarde un drama qui m’a vraiment plu, j’ai du mal à trouver d’autres K-dramas que je trouve à la hauteur. »
Plutôt que de s’engouffrer dans une nouvelle série sitôt la précédente terminée, prendre le temps, laisser les émotions revenir à la normale semblent une expérience récurrente pour les dramavores. Pour mieux savourer les prochains visionnages et ne pas partir sur une série Kleenex.
Comme le vin, les goûts s’affinent avec le temps
Quand j’ai commencé à regarder des séries coréennes de manière régulière, en 2020, le champ des possibles s’offrait à moi. Le catalogue de dramas disponibles était déjà bien fourni. D’innombrables classiques étaient à découvrir (ou parfois à ignorer), les nouveautés affluaient (et affluent toujours) et sans expérience, comment savoir ce qui départage une bonne série d’une mauvaise ? Comment juger de la qualité d’un drama au-delà d’un genre de prédilection ou d’un acteur favori ? Pour se faire un avis plus précis, plus éclairé, il faudra regarder nombre et nombre de dramas. En tant que néophyte, on saute parfois de série en série au gré des découvertes d’interprètes, des suggestions algorithmiques ou humaines, des extraits promotionnels diffusés sur les réseaux sociaux ou du dernier drama à la mode.
Mais avec le temps, certains ressorts scénaristiques lassent, certains genres ne sont plus si engageants qu’auparavant et la sélection du drama à regarder se fait plus rude. Si l’arrivée dans le monde des séries coréennes s’apparente à un buffet à volonté, les années poussent le spectateur à être plus sélectif au même titre que la quantité de nourriture dans les assiettes des restaurants gastronomiques. Emilia explique ainsi : « Je regardais beaucoup de romances par le passé mais beaucoup moins aujourd’hui. » Simplement parce que les goûts évoluent. Parfois aussi, et c’est mon cas, par un manque d’attachement aux acteurs et actrices en vogue ces dernières années dans le genre de la comédie romantique ou bien parce que les scénarios de ce genre sont toujours entrecoupés d’un sous-genre policier ou thriller qui ne m’intéresse pas forcément. Cette mode d’allier les genres, surtout lorsque cela concerne les séries promues comme des romances, sous prétexte que sans intrigue criminelle elle ne sera pas assez intéressante, prouve simplement, pour moi, le manque d’originalité et de talent dès la base du scénario.
Toujours est-il qu’avec le temps et l’expérience, les goûts évoluent et s’affinent, il est donc normal d’avoir plus de mal à trouver une série qui attire notre regard.
Le manque de curseur critique
Quand choisir sa prochaine série du soir devient difficile, le spectateur peut se tourner vers ses proches, ses amis pour des recommandations. Mais quand cela ne suffit pas ou que l’on veut un avis supplémentaire, les retours critiques de la série convoitée peuvent se révéler d’une aide précieuse. Les critiques dans les médias spécialisés ou sur des sites tels que Rotten Tomatoes peuvent nous donner plus d’informations sur les qualités ou les lacunes d’une œuvre. Mais là où trouver des avis et critiques pour des séries françaises, britanniques ou américaines (principalement) peut être facile, c’est plus difficile pour les dramas coréens. La plateforme MyDramaList propose bien sûr des notes pour chaque drama référencé sur sa plateforme. Mais il s’agit d’une moyenne des notes des spectateurs où le curseur est quelque peu… décalé. Pour la communauté, un 8 sur 10 n’est que correct et un 7 sur 10 est presque vu comme un quasi échec par exemple. Le bas blesse encore plus quand les évaluations sont possibles dès le premier épisode diffusé, certains n’hésitant pas à donner d’excellentes notes pour leurs acteurs préférés ou, au contraire, des notes extrêmement basses pour un acteur mal aimé ou parce que les deux premiers épisodes n’ont pas convaincu. Parmi ce gloubi-boulga où tout est pris en compte pour faire la moyenne, difficile de s’y retrouver et d’obtenir une idée de la valeur réelle d’un drama.
Ce constat, Emilia le partage également « Comme les séries occidentales ont des systèmes de notation et de réception critique plus clairs et précis, je peux me baser là-dessus pour décider de regarder ou non une série. Je trouve que pour les dramas, les scores sont beaucoup plus subjectifs, comme sur MyDramaList. Il m’est donc plus difficile d’être sûre qu’une série me plaise avant d’en commencer une. Je ne peux me fier qu’aux impressions que me donnent le résumé ou les bandes-annonces. »

Le paradoxe du choix
À travers l’arrivée de nombreuses plateformes proposant des dramas dans le paysage francophone (Netflix, Viki, Disney+, Amazon Prime, Kocowa ou encore Paramount+), le spectateur, néophyte comme expérimenté, a l’embarras du choix.
Peut-être trop.
Pour les fans de longue date, le manque de moyens et de plateforme faisait parfois qu’ils regardaient simplement les rares séries qui parvenaient jusqu’aux plateformes de vidéo, YouTube ou Dailymotion, à coups d’épisodes fragmentés et de fansub (sous-titres créés par les fans). L’accès limité aux contenus coréens au début des années 2000 a ainsi forcé les spectateurs à se contenter de ce qui était disponible. Mais la situation est passée d’un extrême à un autre. Avec l’essor de la vague Hallyu et la popularité des contenus coréens à travers le monde, ce sont toujours plus de séries et émissions coréennes, toujours plus de présence des plateformes de vidéo à la demande dans le monde audiovisuel coréen.
Si toutes les participantes à mon enquête évoquent ce large choix, Jay l’explique ainsi et parle même parfois d’overdose : « L’accessibilité à autant de drama peut aussi amener une panne car si l’on n’aime pas une série dès les premières secondes, on peut enchaîner sur une autre. » De son côté le hibou Valloux parle également d’un « effet de mode. » Pour elle, les dramas récents proposent des nouveaux genres « par vague mais l’effet redescend vite, d’où le fait de partir sur d’anciens dramas ou sur un genre complètement différent. »
Cette multitude nous rendrait-elle alors le choix plus difficile ? Submergé de possibilités, rien ne semble se démarquer. Surtout si, comme l’explique Valloux, certains genres proposent des concepts similaires.
Au-delà de la panne : revoir notre rapport aux K-dramas dans le paysage audiovisuel actuel ?
Si les périodes où les visionnages sont peu fréquents arrivent à un moment ou un autre, certaines raisons et réflexions m’interrogent sur notre rapport aux dramas (et aux séries de manière générale) du paysage audiovisuel actuel.
K-dramas, consumérisme et limites des plateformes VOD actuelles
Passer d’un intérêt un peu niche et quelquefois moqué à un véritable phénomène de mode mondial augmente, de facto, considérablement le panel de spectateurs et de leurs attentes. Dans un monde de l’information instantanée, où tout doit aller très vite, les séries s’engouffrent inexorablement vers une course à l’attention, à la consommation. Quand les séries occidentales des années 90 et 2000 suivaient un format d’une vingtaine d’épisodes par saison avec une saison par an, les séries récentes sont raccourcies : adieu les épisodes filler (qui faisaient passer le temps sans avancer l’histoire principale, mais qui permettaient de mettre en lumière les personnages et leur développement), bienvenue aux séries entre huit et dix épisodes qui foncent à l’essentiel et bonjour les productions qui durent pendant deux voire trois ans (à l’instar de Stranger Things, Dark ou encore Les Chroniques de Bridgerton). Avec d’aussi longues attentes et des campagnes sur les réseaux sociaux pour garder les fans en haleine, l’arrivée de nouvelles saisons sur les plateformes est vécue comme de nouvelles courses au visionnage (afin d’éviter tout spoiler), à qui aura fini en premier (quitte à mettre au placard les séries ne trouvant pas leur public en une semaine).
Si la plupart des séries coréennes conservent encore leur format hebdomadaire, leur diffusion suit cependant ce même schéma de course à la diffusion. Dans une optique de défendre sa série ou son acteur favori, images et extraits d’un épisode abondent sur les réseaux sociaux à peine sa diffusion achevée. Tant pis pour ceux qui comptaient regarder l’épisode en rentrant du travail ou le lendemain. Et certains genres (plus particulièrement ceux de l’action et de l’horreur) rivalisent de spectaculaire pour être toujours la série (et par extension la plateforme) dont tout le monde parle.
Si l’on pourrait penser que les dramas plus anciens sont exempts de ces problèmes, que nenni ! Récemment la plateforme coréenne de streaming Wavve a annoncé vouloir lancer des versions revisitées de certains des plus grands succès des années 2000 comme My Lovely Samsoon dans une collection nommée « New Classic ». À ceci près qu’elle les présente dans un format raccourci où certains personnages et intrigues sont passés à la trappe et où le montage des scènes est remanié. Pour la plateforme, c’est un moyen de « contrer la tendance des nouveaux spectateurs à ne regarder principalement que les dramas sortis récemment », comme elle l’explique dans cet article du Korea Herald. La démarche de remettre en avant des classiques que les nouveaux spectateurs ne connaissent pas est quelque chose qui me plaît mais je trouve dommage de le faire dans une version tronquée (de seize épisodes d’une heure, on passerait à six ou huit épisodes de quarante-cinq minutes). Si toutes les intrigues ne se valent pas entre elles, elles sont parfois le témoin d’une époque, d’enjeux de la société coréenne d’alors. De façon ironique, contrastant avec le rallongement des durées des épisodes, raccourcir un drama pour une version résumée semble aller de concert avec cette idée qu’il faut aller vite, toujours plus vite.

Les dramas coréens en deviennent alors de simples produits de consommation indispensables pour se revendiquer à la mode ou véritable maître ès fan ou bien simplement par envie de montrer sa capacité à regarder maints et maints dramas.
Cette dernière potentielle raison, j’en ai fait les frais, par l’intermédiaire des défis de visionnage (notamment proposés par la plateforme MyDramaList). Chaque année, les membres de la plateforme proposent divers défis dont le fameux « Watch Challenge » annuel où le but est de regarder différents dramas en suivant plusieurs règles. Certaines, simples, demanderont simplement de regarder un drama par genre. D’autres, plus élaborées, demanderont de regarder des séries incluant un personnage ayant un métier spécifique ou se déroulant dans un lieu donné (Séoul, Busan, la campagne, en bord de mer, etc.). Si les participations sont bien sûr volontaires, il n’empêche que l’on se prend au jeu, en se disant que c’est l’occasion d’élargir son horizon, et en voyant les autres enfiler les dramas comme des perles. Cependant, mes périodes de creux ont souvent coïncidé avec les années où j’ai tenté ces défis, épuisée par des visionnages trop fréquents et parfois trop planifiés.

Alors certes, les plateformes de vidéo à la demande ont permis de démocratiser et de favoriser l’accessibilité aux dramas coréens. Mais cette accessibilité se fait maintenant au prix d’une certaine uniformisation dans leurs formats (les séries de vingt épisodes n’existent quasiment plus, la durée des épisodes se rallonge) et parfois dans certains de leurs procédés (certains originaux Netflix par exemple n’hésitent pas à surenchérir dans la violence et le gore simplement parce qu’ils le peuvent, non soumis aux règles de la télévision coréenne). Le but premier n’est désormais plus forcément de proposer une intrigue construite avec des personnages intéressants mais de rendre leur emballage (format, durée, visuels, etc.) adapté à une consommation rapide, saupoudré de quelques scènes chocs afin de maximiser l’engagement des spectateurs sur internet.
Une panne et ça repart !
Pour terminer sur une note plus légère et décontractée, mes invitées et moi-même vous proposons quelques conseils, idées et recommandations afin de vous sortir d’un creux.
Nos conseils pour se sortir d’un creux
Le mot d’ordre : pas de pression ! Regarder une série doit rester un plaisir et si vous n’avez pas le temps ou que vous ne le sentez tout simplement pas, ne vous forcez pas. Tôt ou tard l’envie ou le temps reviendra vers vous, un drama attirera votre attention plus que d’habitude et votre liste de dramas à voir augmentera à nouveau jusqu’à en perdre la tête.
Pour Jay, CharlieOeg et Emilia, il faut varier : alterner avec des séries occidentales ou des dramas d’autres pays (Japon, Chine, Thaïlande, etc.). Commencer doucement avec des films qui ne nécessitent pas un engagement de longue haleine, comme le préconise Emilia, ou bien opter pour les webdramas (très présents sur la plateforme Viki) dont les formats courts de trente minutes peuvent être un redémarrage en douceur pour Valloux.
Jay et Emilia essayent également de regarder le premier épisode de plusieurs dramas afin d’avoir un aperçu des séries dans leur liste et poursuivent avec celle qui les a le plus intéressées. Enfin, CharlieOeg, Valloux et moi-même conseillons également de se replonger dans un drama que l’on adore, qui nous fait nous sentir bien et dont on est certain qu’il nous redonnera le plaisir de regarder des séries coréennes.
Nos recommandations K-dramas
Mes invitées et moi-même avons pioché parmi nos listes de visionnage afin de vous proposer des pistes, des dramas qui pourraient peut-être changer la donne pour vous et vous faire oublier votre panne.
Pour notre hibou Valloux, férue de romances, se lancer dans des thrillers et séries policières comme Longing For You (2023) et My Happy Ending (2023) l’ont aidée à changer d’horizon et à lui redonner l’envie de reprendre ses visionnages.
Pour Emilia, l’idée est d’essayer des dramas qui ne nécessitent pas forcément une attention et une concentration fortes, aux ambiances légères comme Business Proposal (2022), Hometown Cha Cha Cha (2021) ou Summer Strike (2022). Si vous avez cependant besoin de varier les genres et de partir sur une série rythmée, elle conseille The Glory (2022), Beyond Evil (2021) ou encore Kairos (2020).




Notre hibou CharlieOeg, quant à elle, préconise de rester dans ses genres de prédilection quand on tente de sortir d’un creux. Parmi les titres qui ont pu l’aider par le passé, elle cite Healer (2014), Another Miss Oh (2016) et One Spring Night (2019).
De mon côté, si vous souhaitez une romance à l’ancienne sans la lourdeur de certains clichés, je vous propose de découvrir Miss Korea (2013). Si au contraire vous préférez un redémarrage en douceur, Would You Like a Cup of Coffee? (2021) est un choix idéal pour moi : des épisodes courts pour un rythme réconfortant. Enfin, si vous cherchez une série coréenne qui saura attirer votre attention dès le premier épisode, je ne saurais que trop recommander la série Stranger (2017, 2020) dans son ensemble, une véritable référence dans son genre.




Quant à notre hibou Jay, elle vous a concocté une liste fournie pour que chacun y trouve son bonheur. Dans le genre du drame, elle vous conseille Misty (2018) et Itaewon Class (2020), à moins que vous ayez envie de vous plonger dans le passé de la Corée, auquel cas, elle préconise Chicago Typewriter (2017) et Mr Sunshine (2018). Dans le genre de la romance Jay a beaucoup aimé Something in the Rain (2018), Witch’s Romance (2014) ou encore Twinkling Watermelon (2023). Si vous êtes plutôt temps nuageux, blousons de cuir et gyrophares, Jay vous recommande Hello Monster (2015), Nobody Knows (2020) et Signal (2016). Quant au genre musical, When the Devil Calls Your Name (2019) et Idol: The Coup (2021) sont les références de notre hibou. Elle vous propose également Hot Stove League (2019) et Prison Playbook (2017) si vous voulez un lien avec le monde du sport, et A Shoulder to Cry On (2023) et Love for Love’s Sake (2024) dans le genre des BL. Enfin, si vous cherchez une série courte, Jay vous suggère Nevertheless (2021), Vigilante (2023) ou encore Weak Hero Class 1 (2022).




Si les creux de visionnage dans la vie d’un dramavore peuvent être purement circonstanciels, certains peuvent cependant cacher un changement dans la façon dont sont vues et envisagées les séries coréennes, aussi bien de la part des spectateurs que des producteurs. La tendance ne semble pas s’inverser pour l’instant mais tout peut toujours évoluer très vite. Et au bout du compte, regarder une série doit avant tout rester un plaisir.
Sources et sources images : Korea Herald | Han Cinema (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17) (18) | MyDramaList | Netflix
Je tiens à remercier chaleureusement Emilia ainsi que les hiboux Valloux, CharlieOeg et Jay pour leur aimable participation à mon enquête.
Article rédigé par Ceci.

